CORNWALL, Ont. – L’auteur et célèbre voleur de banques Roger Caron est décédé jeudi à l’âge de 73 ans.

M. Caron a remporté en 1978 le prix littéraire du gouverneur général pour un ouvrage de non-fiction. Ses mémoires «Go-Boy!», écrits en prison, avaient alors été récompensés. Il y décrit les 24 années qu’il a passées derrière les barreaux depuis sa première condamnation, qui remonte à plus de 50 ans.

Le salon funéraire de Cornwall a confirmé s’occuper des arrangements funéraires de l’auteur.

M. Caron était adolescent lorsqu’il a été emprisonné pour la première fois. Il semblait avoir repris le droit chemin après que son livre eut été couronné de succès.

Mais le personnage notoire, connu pour s’être échappé de prison une dizaine de fois, s’est vite retrouvé dans l’eau chaude à nouveau.

En 1993, il a été trouvé coupable de sept actes criminels en lien avec son arrestation après qu’il eut cambriolé un magasin Zellers de la ville d’Ottawa. Plus tard dans l’année, il a plaidé coupable à des accusations de prise d’otages et de voies de fait à l’hôpital psychiatrique de Brockville, au sud-est de l’Ontario.

En 2004, M. Caron a été condamné à 20 mois de prison pour possession illégale de pistolet. Il avait été arrêté au Centre Rideau, à Ottawa, en octobre 2001, alors qu’il se trouvait en possession d’un sac de sport dans lequel se trouvaient un pistolet de calibre .32, une perruque, des vêtements de rechange, un couteau, des gants chirurgicaux et du ruban adhésif.

Analphabète, M. Caron a appris à lire et écrire afin de devenir auteur. Il a publié trois livres après «Go-Boy!».

Le récit «Bingo!» relate l’émeute de 1971 au pénitencier de Kingston à travers les yeux d’un témoin. Le roman «JoJo» expose un plan visant à tuer le premier ministre, tandis que «Dreamcaper» suit un fugitif américain qui souhaite commettre le vol qualifié parfait.

M. Caron a reçu le diagnostic de la maladie de Parkinson au début des années 1980.

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