Marc-André Goulet Arnaud Gloutnez, Dominic St-Laurent et Félix Monette-Dubeau incarnent trois frères victimes d’un accident de voiture dans une version unique du Chemin des passes-dangereuses de Michel Marc Bouchard.

Le mariage entre la danse et le théâtre proposé par Menka Nagrani dans Le chemin des passes-dangereuses, présenté au Théâtre Prospero jusqu’au 28 février, rend justice au magnifique texte de Michel Marc Bouchard. L’effet est «rentre dedans».

Un jour de noces. Un accident de voiture. Une confrontation forcée. Trois frères qui n’ont rien mais en même temps tout à se dire. Le terrain était parfait pour permettre à ces protagonistes de s’exprimer… par la gigue.

La danse transmet de manière brute, presque nécessaire, la bataille intérieure de ces hommes qui ne sont plus tout à fait des hommes lorsqu’ils se retrouvent à l’endroit exact où leur père est mort, 15 ans plus tôt.

Leurs pas, rythmés comme des cœurs qui battent, aident à comprendre le poids des mots qu’ils se lancent et qu’ils reçoivent comme des claques, leur révolte qu’ils gardent en dedans, leurs dénis, le fossé qui les sépare, plus grand que celui dans lequel ils sont tombés, la douleur des souvenirs d’enfance et la gravité de leur secret.

Chapeau aux comédiens, qui sautent, roulent, jouent des pieds et des mains, suent tout en livrant leur texte avec sensibilité. Tout cela établit une tension, comment dire… très mâle. Il va sans dire qu’ils sont très beaux à voir!

Seul bémol, le bruit des pas et les claquements de mains font de temps à autre dévier du texte l’attention du spectateur.

Le chemin des passes dangereuses
Au Théâtre Prospero
Jusqu’au 28 février

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