Cette semaine, on craque pour… Grande écoute, Débris, la bande-annonce de Paul à Québec, le texte du Désir de Gobi, Maxim Martin, Denis Villeneuve à la barre de Blade Runner et Olivier Martineau.

1. Grande écoute
Sur le plateau de Roy, les invités viennent pleurer «les larmes de l’habitude d’exister», en buvant une boisson gazeuse («Oh! De l’eau déguisée!») le temps de répondre à une question qui trucide, de parler de leur voyage pseudo existentiel (d’une semaine) en Afrique et de s’humilier un brin. Avec son complet bien pressé, ses pantalons remontés et ses bas ostensiblement rayés, l’habile intervieweur prête une oreille attentive à ces «stars» vivant leurs six minutes de gloire, avide d’attirer la confidence-vide déguisée en confidence-choc. Mise en scène par Claude Poissant, la Grande écoute de Larry Tremblay se déploie, froide et mordante, comme ces dents qu’on montre à la télé. Regardez-moi! Je souris! Allez! Regardez! Grande écoute est présentée jusqu’au 21 mars à l’Espace GO. (Natalia Wysocka)

2. Débris
Sur une scène meublée des restes d’un autobus éclaté et de vieux bancs bleus maganés de la STM, un artiste, survivant miraculé d’un accident, cherche son souffle créatif, tandis que sa sœur chante des hits à un manipulateur «qui travaille dans la télé» (il répare des appareils), dans l’espoir de devenir la future reine de la pop. Drôle, tragique, Débris propose une réflexion profonde sur l’inspiration et offre à voir une courte scène de face à face entre Mathieu Quesnel et Évelyne Rompré d’une surréaliste intensité. La pièce est présentée jusqu’au 28 mars à la Licorne. (Natalia Wysocka)

3. La bande-annonce de Paul à Québec
Comme chaque fois qu’on apprend qu’une de nos BD fétiches sera adaptée pour le cinéma, on avait éprouvé un mélange d’excitation et de crainte en apprenant que Paul serait porté au grand écran. Comment transposer la magie des dessins de Michel Rabagliati en images réelles? La bande-annonce de Paul à Québec, dévoilée cette semaine, nous a rassurée. Notamment parce que l’implication du bédéiste dans le projet se fait sentir, que les dialogues et les plans sont fidèles à la BD, et que les comédiens (Julie Le Breton, François Létourneau, Gilbert Sicotte) ont visiblement su rendre à merveille l’énergie des personnages des livres. On a hâte au 18 septembre! (Jessica Émond-Ferrat)

4. Le texte du Désir de Gobi
Malgré les performances peu convaincantes des comédiens de la pièce Le désir de Gobi, présentée jusqu’au 7 mars au Théâtre Prospero, les mots de l’auteure Suzie Bastien réussissent à émouvoir. Ils construisent un monde autour de la petite Nine, séquestrée pendant un an par son père, alors qu’elle tente de guérir. Nine utilise le langage et son imagination comme boucliers. «Morlocks», «cool-aid», «déserteuse», «châtiment» viennent à sa rescousse, tout comme son ami Cola. Juste pour laisser son texte résonner dans notre poitrine, cette pièce vaut le déplacement. (Roxane Léouzon)

5. Maxim Martin
Le bonheur sied bien à Maxim Martin. Dans son dernier spectacle, Enfin, l’humoriste se livre généreusement et sans gêne en parlant de son passé qui est «tout sauf ordinaire» et de sa quête de bonheur (il a arrêté drogue et alcool il y a six ans). Il est enfin heureux, mais toujours aussi incisif. Ce n’est pas lorsqu’il a abordé des thèmes banals (relations amoureuses, sexe) qu’on l’a aimé, mais plutôt quand il a blagué sur sa relation avec sa fille. Il est au Théâtre St-Denis ce soir et demain soir. (Rachelle McDuff)

6. Denis Villeneuve à la barre du prochain Blade Runner
Le cinéaste Denis Villeneuve (Incendies, Prisoners) réaliserait la suite de Blade Runner, selon plusieurs médias américains. En tant que fan de l’original, on peut être un peu sceptique devant l’idée de faire une suite, mais en tant que Québécois, difficile de ne pas ressentir un peu de fierté quand on sait que ce sera un artiste de chez nous qui sera chargé de faire revivre l’œuvre culte de Ridley Scott. De plus, Harrison Ford est censé reprendre son rôle de Rick Deckard. (Mathieu Horth-Gagné)

7. Olivier Martineau
«Le monde est cave. Le monde est épais!» lance d’entrée de jeu Olivier Martineau dans son premier one man show. Grand critique de la société moderne, l’humoriste enfile les répliques assassines qui nous font marrer du début à la fin. Il «haït tout le monde égal», ce qui lui permet de lancer plusieurs remarques cinglantes savoureuses. «Avez-vous déjà remarqué que les soucoupes volantes, ça passe toujours au-dessus d’un camping, jamais au-dessus d’une université?» Avec son look impeccable et son humour brillant, il faudra le garder à l’œil. Il sera au Palace de Granby samedi. (Rachelle Mc Duff)

On se désole pour…

Le tout-gate
Watergate, Benghazigate, zippergate (Monicagate et Lewinskygate aussi…), pastagate, #gamergate, climategate, cablegate, Irangate, robo-gate, strippergate, deflategate (nous aimons mieux «Ballghazi»), Ti-mé-gate, nipplegate, spygate, Weinergate, Shawinigate, Plamegate, hairgate (nous ne le connaissions pas, celui-là!), closetgate, Murdochgate… et maintenant,  poudingchômeurgate. Non, non, là, là, ça va faire, ok? #chialeuxgate (Jeff Yates)

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