Daphne Caron Véronique Verreault

L’été dernier, elle a eu l’idée de se lancer en affaires. Un an plus tard, son jouet érotique intelligent est sur le point de révolutionner l’industrie.

Comment as-tu eu l’idée de créer Miss on the go?
Mes amis me demandent souvent des conseils sur le sexe. Je ne sais pas pourquoi, je mets les gens à l’aise. J’ai eu l’idée de créer un jouet sexuel qui serait utile, en intégrant les exercices de Kegel, que je pratiquais déjà moi-même avec des boules chinoises.

C’est quoi ça?
Ce sont des contractions des muscles pelviens qui offrent plusieurs bienfaits. Ça prévient l’incontinence urinaire, ça permet de restaurer le plancher pelvien après un accouchement et ça augmente l’intensité des orgasmes. Souvent, les femmes se font proposer ces exercices par leur docteur, mais ce n’est pas toujours facile de savoir si on contracte les bons muscles. Avec mon invention, tu es récompensée: plus tu serres les muscles pelviens, plus ça fait du bien. C’est super simple, tu peux même faire ça à l’épicerie sans que personne ne s’en rende compte!

Ça vient aussi avec une application pour téléphone intelligent. Comment ça fonctionne?
L’application permet à la femme de se stimuler à partir de son téléphone intelligent. Elle permet aussi d’interagir avec un conjoint, même s’il est en Chine. J’ai développé un réseau social qui permet ces interactions, mais c’est toujours la femme qui choisit avec qui elle veut interagir et quand.

Ça veut dire que ce sextoy est WiFi?
Le défi, c’était de pouvoir communiquer avec le jouet une fois qu’il est dans le vagin. Les ondes les plus sécuritaires pour le corps, ce sont les ondes Bluetooth, mais elles ne fonctionnent pas dès qu’elles sont dans l’eau. C’était drôle, quand on faisait des tests, avec mes ingénieurs, j’allais l’essayer dans les toilettes, mais ça ne marchait pas! On a installé le capteur d’ondes au bout de la corde. Il reste donc toujours à l’extérieur. C’est cette partie de l’invention qu’on a faite breveter.

Avais-tu de l’expérience dans le design d’objets?
Pas du tout. Je travaillais dans un bureau. J’ai rassemblé autour de moi des ingénieurs, des designers industriels, une sexologue et un développeur d’applications mobiles. Un an plus tard, on est prêts à le lancer.

Est-ce que c’est un marché difficile, le sexe?
C’est un marché très lucratif, mais très concurrentiel. Ce qui est difficile, surtout, c’est que c’est un milieu tabou où il y a beaucoup de préjugés. Pour moi, c’était important de montrer que tu peux être une femme intelligente et vouloir favoriser une sexualité saine et épanouie. Miss on the go, ça permet aux femmes de faire des choix pour elles. On va faire une révolution!

Pour financer la dernière étape de fabrication de son produit, Véronique a lancé une campagne de sociofinancement.

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