Cette semaine, on craque pour… Les différents, Une île de Jérôme Minière, les Pussy Riots dans House of Cards, les critiques anti House of Cards, Alexis Plante dans Ennemi public, The Order 1886 et Le cabaret Gravel.

1. Les différents
On n’aime pas employer le terme usé «inspirant»… Mais pour ce documentaire signé Hélène Choquette, c’est celui qui vient en tête. Les différents, c’est une ligue de hockey de garage composée de gens atteints d’une déficience intellectuelle, dont les entraîneurs sont les comédiens Emmanuel Auger et Mathieu Baron. Mais la réalisatrice va au-delà de cet aspect et nous plonge dans la vie et les défis quotidiens de ces joueurs passionnés. Et tout ça est franchement très beau à voir. Sur les ondes de Moi&Cie lundi à 16h, jeudi à 19h, le 13 mars à 8h et le 15 mars à 13h. (Jessica Émond-Ferrat)

2. Une île de Jérôme Minière
En cette fin d’hiver, Jérôme Minière nous invite sur Une île (présentement en magasin) et c’est une invitation à ne pas refuser. Son électro-pop, qu’il s’amuse à enrober de diverses influences musicales avec un incroyable savoir-faire, se marie à sa plume agile pleine d’humour et de poésie, qui nous fait vivre «le frisson doux de l’été» et nous rappelle que «l’amour, ça s’apprend pas par cœur». Une suite de chansons bricolées avec soin, qui se sont facilement glissées dans nos coups de cœur de l’année. (Jessica Émond-Ferrat)

3. Les Pussy Riots dans House of Cards…
S’opposer publiquement au gouvernement russe est très risqué. L’assassinat du dissident Boris Nemtsov la semaine dernière en atteste. Les Pussy Riot en savent aussi quelque chose. Dans la troisième saison de House of Cards, deux d’entre elles en profitent pour régler leurs comptes (fictivement) avec le président russe, invité à un souper d’État par Frank Underwood. Ceci n’est pas un spoiler! Leur présence n’affecte en rien l’intrigue de la série. Elle sert plutôt d’exutoire aux opposantes. Un beau clin d’œil à la réalité. (Marie-Lise Rousseau)

4. … Et les critiques anti House of Cards
N’ayant pas encore entamé la troisième saison de House of Cards, nous n’avons que survolé les critiques pour nous donner une idée de ce à quoi nous pouvions nous attendre. Quel plaisir! «Une entrée trop cuite difficile à digérer» dit une; «ça me donne envie de me désabonner de Netflix», dit une autre. Alliant le superlatif à l’hyperbole, ces critiques hilarantes nous font craindre le pire (Frank est en fait un fantôme? Claire se fait kidnapper par des extraterrestres?) (Jeff Yates)

5. Alexis Plante dans Ennemi public
Notre famille, on l’aime, mais parfois, elle est insupportable. Il est donc facile de tomber dans l’hypocrisie et de faire exploser la marmite. Ennemi public, d’Olivier Choinière, au Théâtre d’aujourd’hui jusqu’au 21 mars, traite avec un humour noir des relations familiales et du sort réservé aux aînés en perte d’autonomie. Si on rit de bout en bout, on se questionne aussi beaucoup. Le jeune comédien Alexis Plante (16 ans) est particulièrement bon et crédible dans son rôle d’ado blasé. Il assure, aux côtés de comédiens chevronnés comme Muriel Dutil ou Frédéric Blanchette. (Dominic Cambron-Goulet)

6. The Order 1886
Les critiques n’ont pas été dithyrambiques quand le jeu The Order 1886 est sorti. Trop court, trop linéaire, trop répétitif, etc. Il est vrai que cette exclusivité du PlayStation 4 est loin d’être parfaite. Mais, comme plusieurs d’entre vous, j’en suis sûr, mon amour des jeux vidéo est inversement proportionnel au temps que j’ai à leur consacrer. Donc, être en mesure de terminer un jeu en environ six heures n’est pas nécessairement négatif. De plus, The Order est très beau et offre un univers riche et intéressant. (Mathieu Horth-Gagné)

7. Le cabaret Gravel
Jusqu’à samedi, Frédérick Gravel, accompagné d’une longue liste d’invités, présente son Cabaret à l’Usine C. Cette soirée unique propose aux spectateurs danse, théâtre, monologues et musique dans des performances expérimentales où on ne comprend certes pas tout; mais c’est bien ça, la nature de l’art contemporain, explique de façon sympathique Gravel. Des membres du Quatuor Molinari qui jouent selon le tempo de leurs propres battements de cœur à Darth Vador qui raconte sa «vraie» vie, en passant par une explication de ce qu’est le kilogramme entrecoupée de danse, on en ressort étonné par les chemins que prennent la créativité. (Andréanne Chevalier)

On se désole pour…

La première rangée au ciné
Mardi soir, le film que vous voulez voir vient de sortir, vous arrivez au cinéma à quelques minutes du début; vous vous retrouvez où? Dans la première rangée. Votre billet est déjà acheté, donc vous restez. Bonne chance pour ne pas sortir de la salle avec une bonne migraine après avoir essayé d’avoir une vue d’ensemble de l’écran gigantesque qui se dresse devant vous, et qui vous projette des personnages difformes. À quand l’abolition de cette rangée maudite qui n’a aucune autre utilité que de gâcher l’expérience cinématographique? (Jessica Émond-Ferrat)

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