Cette semaine, on craque pour… Le prénom, Vieux frère partie 2 de Fauve, Last Man On Earth, L’âge d’or de Cali, Le guide du mauvais père 3, M’as-tu vu? de Simon Boulerice et Le prix à payer.

1. Le prénom
Il y avait un moment qu’on n’avait pas autant rigolé en un si court laps de temps. La faute à qui? À Le prénom qui reprend l’affiche au Saint-Denis. La pièce, mise en scène par Serge Denoncourt, est portée par Christian Bégin en bobo nerveux affectionnant le duo chaussettes-gougounes, Isabelle Vincent qui joue la prof au bout du rouleau, Gabriel Sabourin le musicien classique aux foulards bariolés, Patrice Robitaille le fendant qui pratique la grimace en coin et attend un kid de Catherine-Anne Toupin… Tous brillent dans cette histoire d’engueulade qui part d’une connerie, déboule comme un Domino, et pousse cinq convives à se dire leurs quatre vérités (et plus) autour d’un couscous qui finit au sol. Délectable. (Natalia Wysocka)

2. Vieux frère partie 2 de Fauve
À la sortie de son premier album, Vieux frère – Partie 1, le collectif parisien Fauve a divisé l’opinion. On fait partie de ceux que cette poésie à vif et ce slam écorché sans lueur ont séduit. Même si certains ont dit cet album plus «lumineux» – hmm oui, comme dans mince filet du lumière –, les musiciens continuent dans la veine du tome un. À l’heure où la France a besoin d’un gigantesque câlin, l’album de Fauve nous rappelle à quel point ce dernier doit être grand.(Natalia Wysocka)

3. Last Man On Earth
Vous avez déjà fantasmé d’être seul sur Terre? De vous baigner dans une piscine gonflable remplie de magaritas? De jouer au racquetball dans le vestibule d’une maison huppée? De briser des lampes de chevet (ou des aquariums) dans une «partie de quilles» postapocalyptique? Non, ce n’est pas pour tout le monde, on en convient. N’empêche, par ces séquences déjantées et son approche de la solitude, la comédie The Last Man on Earth, avec Will Forte, est notre coup de cœur le plus récent dans le monde des séries. Les dimanches à 21 h 30 sur Fox. (Baptiste Barbe)

4. L’âge d’or de Cali
Il fait écho à Léo Ferré, mais L’âge d’or, le titre du sixième opus de Cali, est bien choisi : le chanteur de Perpignan y montre une maîtrise de son art encore plus grande que dans ses précédents opus. Ses fans ne seront pas déçus par les chansons plus calmes que rock, mais qui sont accrocheuses et se font plus personnelles, chargées d’une belle mélancolie. On aime particulièrement Tout ce qui ne reviendra plus, Le cœur chargé comme un fusil et Camarade. (Jessica Émond-Ferrat)

5. Le guide du mauvais père 3
Guy Delisle récidive avec un troisième volume de ses capsules de la vie de tous les jours avec ses enfants, et de ses bons et (surtout) mauvais coups : quand il apprend à sa fille la manière correcte de dire une certaine expression injurieuse, quand il tente d’insérer des leçons de grammaire dans la lecture du soir… On sourit et on s’attendrit une nouvelle fois devant les maladresses de ce papa «indigne». Aux éditions Shampoing. (Jessica Émond-Ferrat)

6. M’as-tu vu? tome 3 : Le plan d’ensemble
Jamais à court d’idées ingénieuses, de personnages colorés, de phrases bien tournées, l’auteur montréalais Simon Boulerice ajoute un troisième tome à sa série jeunesse M’as-tu vu? On y renoue, bonheur, avec la discrète Cybèle à la voix pourtant si forte, qui elle, renoue pour sa part avec le monde de la téléréalité. Une chose qui ne vient pas sans son déferlement de soucis… L’héroïne, qui cherche tout sauf les feux des projecteurs, mais se retrouve néanmoins, ironie, souvent sous eux, tente ici de trouver sa place, entre sa mère un peu intense, son nouvel amoureux un peu trop fan de sport, son ex un peu trop fan d’elle, ses amies-ennemies et sa nouvelle-vieille école. Du beau Boulerice! Aux éditions Les Malins. (Natalia Wysocka)

7. Le prix à payer
Sous le paradis fiscal de quelques-uns gît le cauchemar social de tous : c’est l’avertissement lancé par Le prix à payer, un documentaire percutant sur ce que coûtent, à l’échelle globale, les multi­nationales qui escamotent l’impôt. En délocalisant leurs faramineux profits là où l’impôt est dérisoire, les nababs de la nouvelle économie immatérielle – Facebook, Amazon, Google et consort – privent les États d’un revenu essentiel à leur bonne marche. Parfaitement légal mais d’une moralité qui ne pèse pas lourd, ce stratagème est ici dépecé sans complaisance par une panoplie de sommités, toutes inquiètes de l’ampleur prise par ce vol qui n’ose pas dire son nom. Voilà une lumière bienvenue sur une magouille qui aurait bien voulu rester dans l’ombre…. En salle dès aujourd’hui. (Sébastien Tanguay)

On se désole pour…

Tim Burton qui va réaliser Dumbo
Tim Burton, on t’aime beaucoup. On aime particulièrement tes idées originales – Beetlejuice et Edward Scissorhands demeurent à ce jour de délicieux classiques, tout comme les Batman avec Michael Keaton… Mais s’il te plaît, les remakes de contes pour enfants, ça suffit. On a encore des frissons de dégoût en repensant au désastre qu’était ta version d’Alice in Wonderland. Alors bien franchement, tu nous pardonneras d’être très, très sceptique en apprenant que tu seras à la tête du remake en prises de vue réelles d’un autre dessin animé de Disney, Dumbo. Ne ruine pas un autre de nos souvenirs d’enfance, de grâce! (Jessica Émond-Ferrat)

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