Louis Longpré/collaboration spéciale L’humoriste acadien JC Surette fait partie des 500 artistes qui se produiront sur scène dans le cadre de Zoofest le mois prochain.

Le festival Zoofest dévoilait mardi la programmation de sa 7e édition, qui se tiendra du 9 juillet au 1er août. Parmi les étoiles montantes et confirmées qui seront de la fête, on retrouve JC Surette. Le super sympa et comique humoriste acadien présentera ICI JC, un one man show dans lequel il passera à la fois d’une langue à l’autre et d’un sujet à l’autre. En attendant d’être LÀ, on a parlé de ce ICI à JC.

Présenter un spectacle à Zoofest, pour vous, c’est…?
L’aboutissement! Ça fait huit ans que je fais de l’humour. J’ai fait plein de soirées partout au Canada. En anglais et en français. Là, je vais vraiment “switcher” d’une langue à l’autre. Comme quand je te parle, dans cette même phrase! (Rires) J’ai vraiment hâte. J’espère que les gens vont apprécier le concept. Même si tu ne comprends pas très bien l’anglais, mon anglais est adapté aux gens qui ne le comprennent pas très bien! Même chose pour le français. Je parle une langue imagée. En ce moment, on parle, et les lecteurs ne me voient pas, mais mes bras bougent énormément! (Rires)

Vous semblez être un gars de scène. Vous aimez en faire?
Je TRIPE à en faire! J’essaye de monter sur scène tous les soirs.

TOUS les soirs?
Bon, peut-être pas TOUS les soirs. J’essaye d’en garder pour ma blonde aussi!

Est-ce que c’est une inspiration pour votre show? Les relations de couple?
Un peu. En fait, j’aime parler de plusieurs sujets, aller un peu partout. J’aime être parfois très engagé, parfois très ridicule. Mais à ma manière. Toujours.

Zoofest a toujours semblé être un trip de gang. Tous les «cool kids», cool enfants, de l’humour y sont réunis. Vous sentez cette ambiance de fraternité?
Oui! Pour vrai, Zoofest, c’est vraiment un beau tremplin! Et avec l’image du tremplin vient l’idée de plonger. À l’intérieur d’une piscine qui est déjà immense. (Pause pensive.) Je suis poétique.

Poétique et inspiré. D’ailleurs, vos inspirations, c’est qui?
Au Québec? Yvon Deschamps, évidemment. Tout un homme! Et Louis-José Houde! C’est un des premiers stand-up québécois que j’ai vus. Du côté bilingue, je dirais Mike Ward. Et en anglais, George Carlin, un humoriste [décédé le 22 juin 2008] qui a révolutionné l’humour aux États-Unis. Il n’avait pas froid aux yeux! En plus, il a atteint son sommet à 50, 60 ans. Pour moi, l’humour c’est ça : un art d’évolution. Une manière d’approfondir et d’exprimer ses idées. Et plus on vieillit, plus on a le [vécu] et la sagesse pour le faire.

Donc, suivant cette idée, il vous reste au moins 20, 30 ans avant d’atteindre votre apogée.
Quarante, même! J’espère! Vraiment! D’ailleurs, peu importe le domaine, je souhaite aux gens de ne jamais être à leur meilleur à 19 ans. On voit ce qui arrive avec ces jeunes pop stars qui, après le succès, connaissent une chute…

… lente et douloureuse?
Non! Très rapide! Dans le gouffre de l’humiliation! (Rires) Vraiment la pire chose qui puisse arriver à quelqu’un, selon moi, c’est être un enfant-vedette et ne plus jamais rien faire d’autre par la suite. La vie ne devrait pas être comme ça. Ça devrait être une croissance constante.

Vous parlez des années à venir, de celles qui passent. Parmi les numéros qu’on vous a vu faire par le passé, vous en avez un sur le temps. C’est un thème qui vous intéresse?
Là, ça va sonner drôle, mais mon père est psychologue, et j’ai souvent des conversations avec lui sur ma peur du temps! Le temps est en lien avec la mort. C’est la limite de la vie de quelqu’un. J’ai une fascination pour le temps parce que c’est la seule chose qui nous limite. La seule chose au monde. Le reste, ce sont des détails. Le temps, c’est tout ce qu’on a.

C’est pour ça que vous faites de l’humour aussi? Pour défier le temps? L’apprivoiser?
Je fais surtout de l’humour pour… le timing! J’essaye d’avoir un punch aux 15 secondes! J’aime que les gens rient. Pas seulement sur les punchs. [Ce qui marque la fréquence d’un show], c’est le temps entre les rires.

On dit souvent que l’humour, c’est comme de la musique. Vous le croyez aussi?
Je crois qu’un numéro, dans un gala, c’est comme une chanson pop. (Présentement je suis en train de m’inspirer de quelque chose que Fred Dubé a dit! Un numéro dans un gala, c’est un hit!) Mais un one man show d’une heure, c’est une symphonie! Il faut traverser toutes les émotions en une heure, il faut avoir une cadence, ça ne peut pas être trop rapide. Souvent, les chansons pop sont plus condensées. Dans une symphonie, on va avoir des moments comme ça, mais aussi des moments plus «casual», détendus.

Donc, ce sera la symphonie estivale de JC?
Ouaip! (Rires) Je vais essayer de faire un Beethoven de moi!

**

Idées de shows
Quels spectacles JC Surette suggère-t-il de voir au Zoofest? «Tellement! J’ai vraiment peur d’en oublier, mais…»

  • Avaler la pilule, de Simon Delisle (mise en scène: Martin Perizzolo). Un duo on ne peut plus gagnant. «Allez voir ça!!!»
  • Eddy King et Neev. Deux chums de longue date, réunis sur une scène. «Ça va être in-cro-ya-ble!!!»
  • Dave Morgan. Un humoriste québécois qui, en 10 jours, va passer d’une salle de 5 (!) spectateurs à 2000.

Aussi dans Culture :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!