La comédie musicale Grease prend d’assaut le Théâtre St-Denis jusqu’au 1er août avec ses chansons accrocheuses et sa mise en scène vitaminée.

Dès les premières notes de We Go Together, dans une très chouette version chorale, on a su qu’on allait probablement avoir du plaisir au cours de ce Grease mis en scène par Andrew Shaver. Parce que contrairement à celles de Sister Act, l’an dernier, ces chansons plus entraînantes les unes que les autres, on les connaît toutes depuis des années et on ne s’en lasse pas. Leur traduction aléatoire nous a fait sourciller – certaines sont en français, d’autres en version originale, d’autres changent de langue au milieu, ce qui donne une impression d’incohérence et fait décrocher –, mais on s’est réjoui chaque fois d’entendre les interprétations fidèles de Summer Nights, You’re the One That I Want et Grease Lighting, par exemple.

Pour ceux qui n’auraient jamais vu le film avec John Travolta et Olivia Newton-John, Grease, c’est l’histoire, dans les années 1950, de Danny et de Sandy (Jason Roy-Léveillée et Annie Villeneuve), qui ont vécu une histoire d’amour passionnée au cours des vacances d’été. Mais une fois que le très cool Danny et la très sage Sandy se retrouvent dans la même école par hasard, les problèmes commencent… Danny osera-t-il montrer ses sentiments à sa douce devant ses amis?

Comme il se doit dans une production musicale estivale, on a droit avec Grease à une mise en scène dynamique et ultra-vitaminée et à un jeu au cabotinage plutôt bienvenu (mais parfois trop appuyé et cacophonique) de la part des comédiens. Le clash entre les acteurs et les chanteurs dans les niveaux de jeu et les prouesses vocales est par ailleurs beaucoup moins prononcé que certaines autres années et on a droit à plusieurs excellentes performances, notamment de la part de Joëlle Lanctôt, savoureuse dans le rôle de la «mauvaise fille» Rizzo.

Jason Roy-Léveillée, sans atteindre le célèbre falsetto de John Travolta, s’en tire bien quand il donne de la voix et se révèle franchement drôle, charismatique et excellent danseur, alors que le jeu de la chanteuse Annie Villeneuve est étonnamment juste. Là où le bât blesse, cependant, c’est dans la complicité plus ou moins convaincante entre les deux, pas tellement en raison du talent des comédiens, mais surtout à cause des personnages : Sandy est plus coincée et fade que la douce et naïve jeune fille que campait Olivia Newton-John, alors que Danny n’a pas le manque d’assurance et le désir de changer du personnage de John Travolta.

Ce manque de nuances est peut-être dû à l’importance accordée aux personnages secondaires, qui réduit celle du duo principal et provoque quelques longueurs parce qu’on peine à s’intéresser à toutes les intrigues éparpillées (et à comprendre l’intérêt de voir le personnage de Normand Brathwaite draguer une Pink Lady visiblement mal à l’aise).

Cela dit, ce qu’on retiendra davantage, ce sont les chorégraphies endiablées, l’ambiance rétro-pop ensoleillée et la bonne humeur ambiante. Après tout, c’est ce dont on a envie pour égayer «ces nuits d’été» devant nous…

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