Yves Provencher/Métro «La techno, ce n’était pas seulement une musique, c’était aussi une culture», rappelle Mustapha Terki.

Entre électro, rock, hip-hop et groove, le MEG entend faire vibrer l’été 2015 au rythme de la «Montréal coolitude».

«C’est un festival qui fait découvrir de nombreux artistes un peu avant tout le monde. Par exemple, en 2005, on a programmé Justice. Nous étions 50 spectateurs. Aujourd’hui, ils font des salles où il y a 5000 ou 10 000 personnes», s’enthousiasme Mustapha Terki, cofondateur de l’événement lorsqu’on lui demande pourquoi on devrait aller au MEG.

Si le festival s’ouvre avec une valeur sûre, Dear Criminals, l’autre projet de Frannie Holder (Random Recipe), les aficionados de musiques urbaines pourront faire de très intéressantes découvertes, dont celle de la jeune sensation française Fakear qui viendra distiller ses inspirations «world» pour la première fois en Amérique du Nord.

Outre les multiples découvertes, notons deux moments qui semblent fort prometteurs: le spectacle d’Électrochoc qui sera présenté dans le cadre de l’association du MEG avec Présence autochtone, le 30 juillet, et la fameuse virée fluviale du Meg Boat, qui aurait lieu de minuit à 3h30, samedi. Une excellente façon de redécouvrir Montréal, tout en dansant sur les eaux au rythme de Darius (FR), MYD (FR), DJ Slow (BE) et Fonkynson (CA).

«Ça sera le party de l’été», promet Mustapha Terki avant de poursuivre sur la ligne éditoriale du festival qu’il dirige: «Nous, on n’a pas de DJ, on les aime bien sûr, mais les artistes qu’on invite produisent leur propre musique et ils ont leurs propres albums. Ils mixent en direct. Le MEG, c’est environ 70% de musique électronique, mais on a aussi des artistes pop, rock et hip-hop. De plus, je pense que c’est le festival le plus abordable: au Divan Orange, par exemple, on peut voir trois groupes pour 10$!» précise Mustapha Terki qui, en 1999, a rencontré le producteur Jacques K. Primeau (Rock et Belles Oreilles) à l’occasion de l’opération Printemps du Québec à Paris, alors qu’il s’occupait du volet Nouveaux talents pour le célèbre Printemps de Bourges. Après cette rencontre, Mus (Mousse) est venu s’établir ici et, depuis, il dirige le MEG, premier festival de musique électronique montréalais, en plus d’avoir créé d’autres événements, dont un articulé autour de la thématique du foot.

«La techno, ce n’était pas seulement une musique, c’était aussi une culture. Elle arrivait avec l’internet et il fallait lui créer un espace. On a commencé à Paris avec des artistes montréalais, et tout de suite, ça a fait mouche», se souvient le sympathique organisateur, qui ponctue son discours de gestes façon hip-hop. «Oui, j’ai fait preuve d’initiative, mais j’ai rencontré ici des gens qui étaient à l’écoute», précise-t-il.

Point d’orgue en 2013, le MEG Montréal a été l’invité d’honneur de la gigantesque techno parade à Paris! «C’était dément: 300 000 personnes, et 15 camions derrière le MEG Montréal!» s’enthousiasme le personnage qui a monté l’an dernier avec des partenaires un petit cousin du MEG à l’île de La Réunion!

5 choix (douloureux) de Mus

  • Darius (sur le Meg Boat, samedi)
  • High Klassified (au Belmont, jeudi)
  • Tomas Furey (au Divan Orange, le 1er août)
  • Syzzors (Divan Orange, vendredi)
  • Doldrums (à la Sala Rossa, jeudi soir)

MEG Montréal
Dès jeudi soir et jusqu’au 2 août

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