Fiona Garden Le quatuor a été en nomination pour le prestigieux Mercury Prize en 2012 avec son premier opus, Django Django.

En signant son deuxième album, Born Under Saturn, le quatuor britannique de rock psychédélique Django Django est passé des enregistrements dans une chambre à une production dans un vrai studio. Les quatre hommes seront à Montréal dimanche pour nous présenter le fruit de ce travail.

«Nous n’avons pas eu la chance d’aller en studio pour le premier album parce que nous ne pouvions pas nous le payer», raconte le producteur et batteur du groupe, David Maclean, joint par téléphone avant son départ pour l’Amérique du Nord.

Le premier album du groupe Django Django, sorti en 2012, a entièrement été enregistré chez les membres du groupe, et ce, avec un seul microphone. «Ça te force à expérimenter et à essayer d’avoir le meilleur résultat possible, souligne le producteur. Mais c’est bien d’avoir certaines restrictions, alors on n’a pas exagéré [en studio] pour le nouvel album.»

Le nouvel attirail a quand même permis de faire évoluer le son du groupe. «C’est la première fois qu’on a pu enregistrer une vraie batterie, s’enthousiasme David. Avant, on n’avait que des petits bouts de batterie, qu’on enregistrait un à la fois. Ç’a donc été beaucoup plus rapide.» Et pour un producteur, travailler en studio pour la première fois, c’est comment? «C’est sûr que c’est excitant, mais l’approche et la sensibilité restent les mêmes que sur le premier album», juge-t-il.

«Avant, on avait juste un micro, qu’on pointait sur un instrument à la fois en espérant que ça marche.» – David Maclean, batteur et producteur de Django Django

Même si David Maclean est batteur, les harmonies vocales sont présentes sur presque chaque chanson de Born Under Saturn. «On a beaucoup écouté les Beach Boys pour essayer de reproduire le style de Brian Wilson, du moins un peu», indique David. Le groupe a-t-il tout particulièrement écouté Pet Sounds avant d’écrire? «Je pense que j’écoute Pet Sounds depuis 20 ans», blague-t-il.

Born Under Saturn marque un tournant non seulement dans la carrière mais aussi au chapitre de la popularité pour Django Django. Lors de son passage à Montréal pour la tournée de son premier album, le groupe a joué au Petit Campus. Cette fois-ci, ce sera au National. «C’est arrivé petit à petit que les salles et les foules deviennent plus grosses, alors on s’habitue, soutient David. On a joué devant 100 000 personnes à Paris la semaine dernière, mais on n’était pas intimidés parce qu’il y a eu une progression jusque-là.» Il avoue par contre préférer jouer devant quelques centaines de personnes, comme ce sera le cas dimanche. «Je deviens très excité, dit-il. L’atmosphère de ces spectacles est insurpassable.»

Le groupe est bien connu pour sortir du cadre formel de ses chansons en spectacle, et David promet que ce sera aussi le cas pendant la tournée nord-américaine du nouvel album, qui commence demain à Toronto. «On a une partie complètement acoustique, une partie plus électro et dansante, puis une autre plus rock’n’roll, énumère le batteur. C’est un peu un méli-mélo de plein d’idées.»


Django Django
Au National
Dimanche à 20h

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