Maxyme Gagne / collaboration «On m’a envoyé Antoine Gratton comme une espèce de… maître Jedi», raconte Simon Kearney.

Simon Kearney a seulement 19 ans, mais a déjà son univers. Tombé dans la musique quand il était petit, celui qui voit la vie en mauve s’apprête à lancer son premier album. Bien entouré – Antoine Gratton réalise son opus –, le jeune rêveur a de la chance; il en est conscient, mais a surtout du gros fun.

Simon Kearney, son nom vous dit quelque chose? On a découvert sa binette en 2011, quand il a participé à un concours lancé par Belle et Bum. Le petit garçon de 14 ans coiffé de broches faisait vibrer sa guitare d’une façon assez impressionnante.

«J’ai toujours été un trippeux de musique, résume le jeune homme. Ma vie, c’est la musique. J’ai commencé la guitare à 5 ans, et j’ai composé mes premières chansons à 12 ans.»

Il enregistrait ses chansons avec un bon vieux «4 tracks», et s’est décidé à en faire parvenir une à Sphere musique, qui a fini par lui faire signer un contrat de disque. En 2011, il lançait un EP de quatre chansons, aussi réalisé par Antoine Gratton, et aujourd’hui, enfin, il accouche d’un premier album complet, quelque part entre le folk et le rock.

«Antoine et moi, la première fois qu’on s’est rencontrés, on a juste jammé, on n’a même pas parlé de réalisation, raconte le jeune homme de la région de Québec. On a vraiment un côté musical qui connecte.»

À l’époque, Simon avait seulement 16 ans.

«On m’a envoyé Antoine Gratton comme une espèce de… maître Jedi, pour moi, jeune Padawan», résume-t-il.

Intimidant? «Non, c’était cool, parce qu’il avait l’air fasciné. Il prenait le temps d’écouter mes chansons et n’avait pas une attitude genre : toi, tu es jeune, et moi, je sais comment ça marche.»

La vie en mauve
La chimie a de nouveau opéré pour ce nouvel album «mauve», entièrement Simon.

«La vie en mauve, c’est le titre de l’album, mais aussi d’une des chansons, dans laquelle je parle de ma vision du monde, qui est un peu déformée. Je pense que tout le monde voit la vie avec une couleur différente. Moi, c’est le mauve, parce que c’est la couleur du rêve, du mystère.»

Musicalement, Simon se dit inspiré par Robert Charlebois et Les Colocs. Mais sa plus grande influence est sans contredit John Butler, un guitariste australien qui manie la slide «comme un dieu».

«Il y a des avantages, quand tu es jeune. Le monde va dire: c’est cool, il a juste 19 ans. Mais des fois, on ne prend pas le temps d’écouter ton album et tes textes avec sérieux.» – Simon Kearney

Ce grand rêve de 16 chansons, Simon l’a enregistré dans une ancienne église de Farnham, convertie en studio par Arcade Fire.

«On a passé trois semaines là. On se levait le matin et on enregistrait, jusqu’à 3h du matin. J’avais l’impression de ne plus être conscient du reste du monde! Et je trouve que ça paraît dans l’album, on se fait du fun.»

Simon et sa gang (composée notamment d’Antoine Gratton au piano, et de Camille Poliquin, de Milk and Bone, aux back vocals) ont enregistré 32 chansons, pour finalement en garder la moitié.

Simon Kearney est encore jeune pour vivre toutes ces expériences, et il en est conscient. Son rêve, maintenant?

«Pour l’instant, c’est un peu quétaine, mais ça serait de continuer à faire de la musique longtemps et d’aimer ça longtemps.»


Simon KearneyLa vie en mauve
Disponible dès vendredi
Sous étiquette Sphere

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!