Cette semaine, on craque pour… If I Was God, Oxygène, Bonté divine, Rosie Valland, Francesco Yates, Une raclette et Everest.

1. If I Was God
Dans le cadre du Festival du film de stop motion de Montréal, qui a lieu ce week-end, le cinéaste Cordell Barker proposera une classe de maître et la première québécoise de son plus récent court métrage, If I Was God… Cette œuvre animée présentée par l’Office national du film du Canada, dans laquelle un jeune garçon croit avoir les pouvoirs de Dieu après avoir fait bouger sa grenouille en lui donnant un choc électrique au cours d’une expérience scientifique en classe, est un vrai petit bijou visuel rempli d’humour. En apprendre plus sur l’envers du décor du film et voir celui-ci en stéréoscopie 3D, voilà qui vaut assurément le détour. (Jessica Émond-Ferrat)

2. Oxygène
Le théâtre Prospero reprend jusqu’au 3 octobre l’acclamée Oxygène, portée avec fougue par Éric Robidoux et Ève Pressault, et mise en scène par Christian Lapointe. La pièce bombarde le spectateur d’oppositions et de lumière. À travers ces excès, l’auteur, le Sibérien Ivan Viripaev, dénonce sans tabou des problèmes sociaux aux accents russes, et fait réfléchir sur
des questions existentielles. Une œuvre original et déroutante. (Andréanne Chevalier)

3. Bonté divine
Jeune et déjà austère comme un corbeau, le père Fabijan débarque sur une petite île croate où s’entassent les morts, mais où les bébés se font rares. Pour ce prêtre, l’ennemi de la natalité a un nom: le condom! L’Église en prend pour son rhume dans cette comédie douce-amère que n’aurait pas reniée Molière. Bon enfant, Bonté divine perce le vernis de sainteté de l’Église, laissant apparaître la loi du silence qui la préserve comme un condom qu’elle utiliserait pour se protéger… de la vérité! En salle à partir de vendredi. (Sébastien Tanguay)

4. Rosie Valland
De sa voix éraillée, elle raconte ses amours révolues et son cœur écorché. Prise entre les réminiscences et les rebounds, Rosie Valland tente de passer à travers le deuil et se bat pour rester entière. Les connaisseurs reconnaîtront la signature de Jesse Mac Cormack (MAK) aux arrangements folk atmosphériques et à la guitare très blues. Un album de ruptures, mais tout un début sur la scène musicale. (Josie Desmarais)

5. Francesco Yates
Chouette découverte que Francesco Yates, un jeune Torontois qui ressemble étrangement à un Justin Bieber avec une épaisse tignasse frisée. Son EP de six pièces a été encensé par Pharrell Williams, et on comprend pourquoi! L’émule de Michael Jackson impressionne par sa maturité: à 19 ans, il offre un produit ultra léché, sa pop est vivifiante, et sa voix fluette est étonamment puissante. On a bien hâte à la sortie d’un album complet. Notre pièce favorite: la dynamique Change the Channel. (Rachelle Mc Duff)

Raclette6. Une raclette
C’est avec un naturel désarmant que les membres du collectif français Les Chiens de Navarre invitent les spectateurs dans leur salle à manger. Au point où on est presque soulagé de voir un homme en armure médiévale perturber un pénible souper entre voisins. À travers plusieurs petits bijoux de sketchs absurdes, les comédiens exacerbent de façon hilarante les travers des uns dans leurs relations avec les autres. Ils ont un plaisir contagieux à divaguer. Avertissement: on voit du sang et du vomi, et il y a des parties intimes exposées! À l’Usine C jusqu’au 26 septembre. (Roxane Léouzon)

7. Everest
S’il y a un film cette année à voir en version Imax, c’est bien Everest, présentement en salle; une œuvre qui donnera des sueurs froides à quiconque souffre un peu de vertige! Les paysages aussi époustouflants qu’effrayants du plus haut sommet de la terre servent de décor à ce drame haletant basé sur des faits vécus, dans lequel on suit une expédition d’alpinistes qui tourne mal. L’interprétation sentie des acteurs de talent – Jason Clarke, Josh Brolin, Jake Gyllenhaal (photo), John Hawkes… – et le réalisme des scènes font en sorte qu’on sent carrément l’adrénaline et le froid qui assaillent l’équipée. (Jessica Émond-Ferrat)

On se désole pour…

Les séries qui n’en finissent plus
On a encore un vague souvenir d’avoir dévoré les premières saisons de Grey’s Anatomy en quelques soirs, une petite larme à l’œil, le souffle coupé à chaque épisode-«choc». Mais la série entamait jeudi son DOUZIÈME tour de piste, et il y a belle lurette, au fil des innombrables tragédies improbables, décès de personnages principaux et chassés-croisés amoureux de plus en plus ridicules, qu’on ne pousse plus de «ahhh!» enthousiastes à son évocation, mais plutôt des «pffff» d’exaspération. Un conseil, scénaristes: ne vous éternisez pas trop, parce que le mauvais souvenir des dernières saisons d’une série outrepasse généralement les bons moments passés à regarder les premières! (Jessica Émond-Ferrat)

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