Cette semaine, on craque pour… Youth au FNC, Bridge of Spies, The Martian, Les deux amis, What Went Down de Foals, Kate Winslet dans Steve Jobs et Les libéraux n’aiment pas les femmes.

Art 7e ciel Youth1. Youth au FNC Ils ont vécu, mais vraiment. Ils ont fait les quatre cents coups, ont eu le cœur brisé, ont déconné. Aujourd’hui rendus à un âge vénérable, ils regardent le passé et leur vie faite de cinéma et de musique d’un œil… pas forcément assagi, mais plus mature? Hé. Peut-être. Ce qui ne les empêche pas de se le rincer, cet œil, en observant les belles femmes qui continuent à les faire frémir. «Hey, papi, t’as vu?» «Ah! Quelle beauté!» Teinté de ces touches de surréalisme qui ont fait la splendeur de La grande bellezza – film réalisé également par le surcréatif Napolitain Paolo Sorrentino –, cette ode à la vieillesse qu’est Youth compte sur plein d’éléments séduisants, mais tout particulièrement sur la présence d’un duo magnifique. À savoir celui formé de Harvey Keitel et de Michael Caine, deux acteurs immenses, liés à l’écran par une complicité que seuls l’âge et les épreuves permettent. À voir dimanche, à 19h, au Cinéma du Quartier Latin. (Natalia Wysocka)

ART 7e ciel bridge of spies Hanks Relyance2. Bridge of Spies Steven Spielberg + faits réels + guerre (froide) + Tom Hanks = Encore?! Et pourtant, on embarque dès les premières secondes, avec une course-poursuite impliquant un espion russe «flegma-sympathique» (l’oscarisable Mark Rylance) et le FBI. Le film, qui se déroule au tournant des années 1960, suit un avocat intègre, dont l’audace le mènera à négocier en Europe un échange entre son client, ledit espion, et deux Américains. Thriller méticuleux – bien que prévisible – et ponctué d’excellentes scènes de tension (dont une remarquable dans le ciel soviétique…), Bridge of Spies mérite d’être vu d’un bout à l’autre. En salle. (Baptiste Barbe)

 

 

The Martian3. The Martian Basé sur le best-seller du même nom, The Martian, présentement en salle, raconte l’histoire d’un astronaute laissé pour mort seul sur une planète (Mars, dans ce cas-ci), interprété par Matt Damon… impression de déjà-vu? Mais là s’arrête la comparaison avec Interstellar, parce que le film de Ridley Scott penche beaucoup plus du côté réjouissant que du côté mystique. Fidèle au roman, le personnage interprété avec charisme par Damon insuffle un étonnant humour à l’histoire, alors qu’il fait preuve d’une ingéniosité remarquable pour réussir à survivre sur cette planète hostile. On y passe avec lui un très, très bon moment! (Jessica Émond-Ferrat)

 

Art 7e ciel Deux amis Louis Garrel4. Les deux amis Les deux amis, c’est l’histoire de… ben oui. Deux amis. Qui tombent amoureux de la même fille. En fait, le premier qui en tombe amoureux, c’est Clément, un figurant de cinéma un peu gauche. Le second qui capte son regard, son copain donc, c’est Abel, un séducteur nonchalant qui se dit écrivain. On devine comment ça va tourner… Première réalisation signée Louis Garrel, cette comédie dramatique romantique se révèle drôle, spirituelle et vraiment bien écrite (pas surprenant : le metteur en scène et acteur parisien cosigne le scénario avec Christophe Honoré, d’après Les caprices de Marianne, d’Alfred de Musset). A-t-on besoin de dire que c’est réussi? OK : c’est réussi. À voir vendredi à 19 h et dimanche à 14 h au FNC. (Natalia Wysocka)

 

Art 7e ciel Foals5. What Went Down, de Foals Les cinq gars de Foals, on a bien essayé de les catégoriser (souvenez-vous de
cette mode qui a duré 30 secondes du «math rock»… ouain.) Mais à chaque album, les musiciens anglais nous ont fait une feinte : ha! Vous pensiez qu’on irait là? Ben r’gardez. On est allés complètement à l’opposé! Et il faut se rendre à l’évidence: après les rythmes, bon d’ac, disons mathématiques d’Antidotes, puis ceux, aquatiques, de Total Life Forever, et puis ceux encore, chauds et désertiques, de Holy Fire, le chanteur Yannis Philippakis et ses comparses se sont dirigés vers de nouvelles contrées et sonorités, plus éloignées, plus graves et plus sérieuses aussi, sur What Went Down. Un quatrième disque qui prouve que, eh non, on n’est pas près d’arriver à placer Foals dans une case. (Natalia Wysocka)

 

Steve Jobs6. Kate Winslet dans Steve Jobs Tout déboule très vite dans ce film, en salle dès vendredi. Les personnages se croisent, se parlent, se quittent. Lancement dans 5… 4… 3… 2… «On monte sur scène!» Les dialogues sont longs. Visage de Michael Fassbender. Retour dans le temps. Pleurs. Cris. Et Kate Winslet. Enfin. Elle est Joanna Hoffman, la directrice marketing. Une femme forte comme on les aime. Une des rares personnes capables de tenir tête à Steve Jobs. Elle n’hésite pas à interférer dans la relation entre Lisa et son père. Elle est son roc, celle sans qui l’homme perdrait pied. Malgré l’évidente folie de Jobs, elle reste à ses côtés, et nous, on a besoin de ça. (Chloé Freslon)

 

Art 7e ciel Les liberaux n'aiment pas les femmes7. Les libéraux n’aiment pas les femmes Certes, le titre de cet essai, sans détour ni flaflas, a pour cible un parti bien spécifique. Néanmoins, ce n’est pas juste au gouvernement actuel du Québec qu’Aurélie Lanctôt semble vouloir secouer les puces. Mais bien à tous ceux qui croient que la santé publique, les services sociaux et surtout, surtout l’éducation sont OK, oui, des choses importantes, mais finalement, bof, pas siiii capitales que ça. Ainsi, au fil des chapitres meublés de témoignages de femmes touchées par les politiques économiques de «rigueur», l’auteure montréalaise se désole de la «célébration du moi entrepreneur» à la face des plus démunies, ne partage guère le bonheur des «enthousiastes de l’austérité», et loue «le miracle de la transmission de la connaissance» de ces enseignantes devenues pieuvres qui font de la magie, de la vraie, avec trois morceaux de scotch et des montagnes d’imagination. C’est bien écrit, bien tourné, parfois subtilement ironique, et rempli de formulations qui dénotent la profonde réflexion qui se cache derrière. En librairie, chez LUX éditeur. (Natalia Wysocka)

Et on se désole pour…

drapeau canadaUne campagne sans culture L’importance de défendre «nos valeurs» a fait couler tellement d’encre pendant la campagne électorale qu’on a cru un instant que les aspirants finiraient par débattre de culture. C’est elle qui donne ses couleurs et son identité à un peuple, après tout. Mais non, silence radio! Comment les partis peuvent-ils se faire les champions d’un pays sans avoir de vision pour sa culture? Celle-ci a beau relever des provinces, elle est en bonne partie financée et réglementée par le fédéral. L’identité canadienne, c’est une affaire de déficit zéro, d’oléoducs et d’impôts, semble-t-il… (Sébastien Tanguay)

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