Collaboration spéciale

Film en forme d’hommage réalisé par Mauro Lima, cette œuvre de fiction inspirée de faits réels relate l’histoire de Sebastião «Tim» Maia, considéré comme le parrain de la soul brésilienne.

Narré du point de vue d’un proche ami, qui raconte avec une pointe d’humour l’enfance de Tim, ses notables explosions de colère, son séjour, à l’adolescence, dans le New York de ses rêves, alors qu’il connaissait, en anglais «11 noms, 3 pronoms indéfinis et 2 prépositions», et son succès acquis après des années de dur labeur, le long métrage retrace les périples de ce personnage éclatant, plus grand que nature, disparu en 1998.

Empruntant à la forme du biopic musical à grand déploiement dont raffole habituellement Hollywood (enfance, montée vers la gloire, années de grosse fête suivies d’une période solidement sombre), Tim Maia propose, bien sûr, une bande-son de premier ordre, une facture esthétique léchée, des costumes vintage et, particulièrement dans la première partie, un côté décalé comique.

Dans le rôle du roi du funk et de la soul, on trouve l’imposant Babu Santana, acteur trentenaire originaire de Rio, qui a entamé sa carrière cinématographique dans l’estimé City of God, de Fernando Meirelles et Kátia Lund. Par l’intermédiaire de cette légende brésilienne à la discographie colossale, le cinéaste aborde aussi, en filigrane, les questions d’identité, d’appartenance… À voir mercredi soir, à 20h30, au Cinéma du Parc, en version originale portugaise, avec sous-titres anglais. N. B.: Le Festival du film brésilien de Montréal se termine jeudi.

Pour infos : ffbm.net

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