Denis Beaumont/Métro Stéphanie et Mélanie Boulay

Les gagnantes des dernières Francouvertes, Mélanie et Stéphanie Boulay, s’apprêtent à offrir leur premier concert aux FrancoFolies.

Qu’est-ce qui est plus stressant : un premier passage aux FrancoFolies ou la finale des Francouvertes? La réponse des sœurs Boulay fuse en même temps, presque d’une même voix : «La finale!», «Je dirais même la demi-finale, ajoute Mélanie. Au départ, on ne s’attendait à rien, puis on s’est retrouvées au top du palmarès… et on a comme pris goût à ça, on s’est rendues compte qu’on était inquiètes à chaque semaine d’être déclassées!»

Depuis, le nom des deux jeunes Gaspésiennes est sur toutes les lèvres, mais voilà déjà longtemps que celles-ci avaient commencé à unir leurs voix. Dès les premières minutes d’entrevue, ne serait-ce que par les regards qu’elles échangent, la complicité entre les deux sœurs est palpable. «Mélanie a commencé toute seule, et quand j’ai commencé à suivre des cours de chant, on a fait des duos à la salle de spectacles de notre village, raconte Stéphanie. Puis quand je suis allée au cégep, on a cessé et continué chacune de notre côté.»

Il y a un peu plus d’un an, les deux sœurs ont enregistré une chanson ensemble et l’ont diffusée sur les réseaux sociaux, obtenant une belle réponse qui les a encouragées à continuer. «C’est venu de fil en aiguille, il n’y avait aucun plan de match, on voulait juste chanter!» lance Stéphanie.

De leur aveu à toutes deux, c’est à partir du moment où elles ont décidé de chanter ensemble, «que tout est devenu facile, agréable», ce qui n’est pas étranger à leur lien de fraternité : «D’abord, au niveau de la voix, on se ressemble beaucoup, donc ça nous permet des harmonies particulières», affirme Stéphanie. «Pour la composition aussi, ça va vraiment plus rapidement… parce qu’on est habituées à tout se dire sans mettre de gants blancs», rigole Mélanie.

Les deux jeunes filles sont particulièrement enthousiastes à l’idée de renouer avec la scène pour une tournée qui débutera avec ce spectacle aux FrancoFolies, qui leur permettra d’offrir de nouvelles pièces au public. «C’est comme un rêve de petite fille de faire les Francos! s’exclame Mélanie. C’est sûr que la dynamique est différente pour un show extérieur; les gens sont parfois de passage, ça parle, il y a beaucoup de bruit ambiant. Mais on va être sur une petite scène, ça va nous permettre d’être proches des gens et de jaser avec eux. On a vraiment très hâte!»

Avec l’aide d’Éric Goulet
Si les sœurs Boulay ont choisi le style dépouillé qui a fait leur renommée aux Fran-couvertes, c’est grâce, disent-elles, à celui qui a réalisé leur premier EP : Éric Goulet.

«C’est lui qui nous a aidées à assumer ce côté-là, dit Stéphanie. Il a vu quelque chose en nous qu’on n’avait pas vu; on jouait comme ça un peu par défaut, et devant lui, je n’avais jamais été aussi à l’aise. On avait tellement l’impression qu’il attendait du beau de nous qu’il n’y avait aucune barrière.»

Pour leur premier album, qui devrait paraître au printemps, Mélanie et Stéphanie veulent conserver ce style épuré, tout en invitant quelques amis à apparaître sur le disque. «C’est tellement facile maintenant de rajouter tous les effets du monde pour avoir l’air de chanter juste, dit Mélanie. Je pense que les gens commencent à être tannés et à avoir envie de quelque chose de vrai, quitte à ce que ce soit imparfait.»

Les sœurs Boulay
Au Pub Urbain Molson M
Vendredi à 17 h

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