Radio-Canada Les personnages au centre de la série Saint-Élie-de-Légendes : Léo Déziel, Jacques «Jack» Langlois, Madame Garceau, Jean «Rocker» Garceau, le conteur Fred Pellerin et Maurice Gendron.

Habitué à évoquer les personnages qui ont marqué son village de Saint-Élie-de-Caxton il y a 50 ou 100 ans, le conteur Fred Pellerin propose avec la minisérie documentaire Saint-Élie-de-Légendes les personnages d’aujourd’hui qui deviendront les «légendes du futur».

Quand on dit Saint-Élie-de-Caxton, on pense immédiatement aux contes de Fred Pellerin. «Pour moi, il y a un lien très spécial avec ce village : j’y suis né, je suis descendant de sept générations de Pellerin, dit-il au début du premier des quatre épisodes de Saint-Élie-de-Légendes. Le village est une immense inspiration pour moi. Tout ce que je raconte, une grande partie de ce que je crée, trouve sa naissance et son germe dans les personnages du village; j’ai l’impression de me promener avec ce village-là dans la bouche.»

«J’espère que la série va donner aux gens envie de rappeler quelqu’un, de prendre le temps de s’asseoir pour profiter du bagage des gens plus âgés de leur entourage.» – Patricia Beaulieu, réalisatrice de Saint-Élie-de-Légendes

L’idée de braquer les projecteurs sur certains des véritables habitants, colorés et attachants, de Saint-Élie, est née il y a environ cinq ans, explique le conteur. «Léo Déziel, qui tenait le garage, m’a dit un jour qu’il fermait le garage – ouvert depuis 70 ans – le lendemain, se souvient-il. J’ai pris le tout dernier rendez-vous de la journée, et j’ai appelé Patricia [Beaulieu, la réalisatrice] pour lui demander si elle connaîtrait quelqu’un qui serait game de venir avec sa caméra, juste pour filmer cette dernière journée, sans scénario ou rien.» C’est après ce tournage, où l’émotion était à son comble, et après avoir réussi à monter à partir des images captées un document d’une vingtaine de minutes, que les comparses y ont vu le potentiel pour une télésérie, et ce, même si Pellerin rappelle qu’il a toujours cherché à protéger la «vie normale» de ses concitoyens de Saint-Élie. «C’est une invitation comme on ne pourra pas en faire 300, de pouvoir entrer dans l’intimité de ces personnes-là», ajoute-t-il.

Comme le hasard fait bien les choses, le 150e anniversaire du village de 2 000 âmes a été le prétexte idéal pour faire une surprise ou proposer un projet à chacun des personnages au centre d’un des épisodes, personnages qu’on recroise par ailleurs au fil des autres émissions. Dans la première, on voit comment Fred, cette fois aidé de son frère, le musicien Nicolas Pellerin, a réussi, à l’occasion des festivités, à faire monter Jack, un joueur d’harmonica qui égayait les veillées de leur enfance, sur scène devant 600 personnes. Avec le musicien Léo Bournival, Pellerin organisera aussi un concert de klaxons pour l’ancien garagiste Léo et, plus tard, il entreprendra de relancer le potager de Madame Garceau. «Tout s’est fait de manière très naturelle; on leur proposait ces aventures et je me disais qu’il y en a un qui finirait par dire non, mais ils acceptaient tous!» s’exclame le conteur.

La réalisatrice Patricia Beaulieu dit s’être elle-même fait prendre dans l’univers de Saint-Élie : «C’est une grosse dose d’humanité et d’amour; Fred offre quelque chose de tout doux, et ça fait du bien.»

Saint-Élie-de-Légendes
À ICI Radio-Canada Télé
Le mardi à 20 h
du 8 au 29 décembre

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