Cette semaine, on craque pour… Anomalisa, les jardins de réalité virtuelle, Korine Côté, Marsupulami #29, Les bienheureux, Les évévements et John Hastings.

1. Anomalisa
Charlie Kaufman (Eternal Sunshine of the Spotless Mind) a une façon bien à lui de traiter les aléas des relations amoureuses, d’une manière qui ne peut qu’entrer en résonance avec une réalité déjà vécue par le spectateur. Anomalisa, film d’animation coréalisé avec Duke Johnson, réussit paradoxalement à recréer avec un réalisme saisissant les petits détails d’un séjour à l’hôtel, d’une course en taxi, d’une rencontre impromptue, des émois amoureux trompeurs qui se manifestent quand on se sent seul au monde sans raison valable… Et on ne pourrait passer sous silence le fait que ce film pourtant conçu avec des figurines contient tout de même la scène de sexe la plus naturelle et véridique qu’on ait vue au cinéma. Si on avait besoin d’une preuve de plus que l’animation n’est pas seulement pour les enfants… (Jessica Émond-Ferrat)

2. Les jardins de réalité virtuelle
Vivre le documentaire plutôt que le regarder, c’est ce que vous propose le Centre Phi du lundi au samedi jusqu’au 31 mars en offrant de visionner gratuitement quatre œuvres de réalité virtuelle avec des lunettes d’immersion. On se retrouve à écouter Bill Clinton nous parler de ses projets humanitaires en Afrique. La vue à 360o de son bureau new-yorkais est tellement saisissante qu’on se prend à chercher la fameuse boîte de cigares! On a aussi adoré danser au coin du feu avec une tribu maasaï du Kenya, même si on est le pire danseur de la planète!(Mathias Marchal)

3. Korine Côté
La bière, les émissions de cuisine, les restos, sa mère et elle. Dans son show, qui porte ce simple titre, Mon show, Korine Côté parle de sujets qui viennent, dit-elle,  «directement de moi». Et ce moi étant tordant (et observateur!), le spectacle qui en découle l’est aussi. Présentées en première montréalaise il y a de cela un an précisément, les histoires hilarantes de K.C. vous seront à nouveau contées ce soir, dès 20 h, sur la scène du Théâtre Corona, meublée de son «tabouret gossé à la main». On y sera pour renouer avec les jokes de jeans serrés, les manoirs «magiques» et l’immortel t-shirt animalier. 1 Mississippi, 2 Mississippi, 3 Mississippi, 4 Mississippi… (Natalia Wysocka)

4. Marsupulami #29
C’est notre côté gamin qui nous fait nous réjouir chaque fois qu’un nouvel album du marsupilami arrive en librairie! Le héros velu de Franquin devra affronter un redoutable fils des ténèbres, un diable-piranha, dans Quilzèmhoal (Marsu Productions), la 29e bande dessinée de la série. Le marsupilami est un être brillant, hilarant, fier, brave et tellement attachant! Il est à son plus rigolo quand il interagit avec ses semblables dans son milieu naturel. On aimerait bien qu’il existe pour vrai! (Rachelle Mc Duff)

5. Les bienheureux
La démarche de Pirata Théâtre, qui présente le spectacle Les Bienheureux jusqu’à samedi au Théâtre Aux Écuries, est unique. Une dizaine d’usagers du Centre de réadaptation en dépendance de Montréal ont participé à la création, en compagnie de cinq comédiens professionnels. Pendant une heure et demie, ils sont entraînés dans un torrent de pensées si positives, de discours si motivants, d’énergie si débordante… qu’ils ne peuvent pas être sentis et durables. On s’imagine que les recettes de ce genre vers un bonheur impératif leur sont fréquemment proposées par la société qui les entoure. Une expérience légèrement agressante et redondante pour le public, mais qui reste touchante. (Roxane Léouzon)

6. Emmanuel Schwartz dans Les événements
Une prêtre, chef de chœur, cherche à comprendre pourquoi sont survenus Les événements. D’atroces événements. Incapable d’oublier, elle part à la recherche de réponses. Dans sa quête, elle croisera un éventail de personnages, tous incarnés par Emmanuel Schwartz. Au fil du périple, corps élastique et chevelure «bleachée», l’acteur-bête de scène devient multiple. Un simple châle le transforme en constructrice de yourtes et amoureuse épuisée. Un port altier fait de lui l’arrogant leader d’un parti extrémiste. Un ton conciliant le métamorphose en psychologue insistant. Un dos courbé, en père exténué. Un poing martelé sur la poitrine, les yeux fous, en jeune tueur qui s’auto-interviewe. Une posture maniérée, en auteur «d’un livre rédigé dans un style politico-désinvolte». Hallucinant. À La Licorne jusqu’au 20 février. (Natalia Wysocka)

7. John Hastings
Comique canadien, John Hastings fait carrière depuis quelques années déjà au Royaume-Uni. Les gags de l’homme qui a 10 ans de stand-up derrière le t-shirt ont notamment été diffusés à la B(ee)B(ee)C(ee). Différences culturelles, souvenirs de son passé de «gamin étrange», techniques de drague efficaces (ou pas pantoute)… Avec son ton assuré, le lève-debout (lire stand-up) apostrophe son public, le nargue un brin et essuie sporadiquement quelques coups. À l’invitation du Brunch Club, association montréalaise formée d’amoureux inconditionnels de l’art de l’humour, John s’amène dans la métropole avec ses bonnes blagues. Il sera au Comedyworks (club situé au 1238, rue Bishop) vendredi soir à 20h30. Infatigable et plein d’énergie, il remettra ça demain, dos à dos, back à back, à 20h30 et à 22h30. (Natalia Wysocka)

 

On se désole pour…

Des vedettes qui s’improvisent chef
«Ce soir, on essaie une recette de [biiiiiip].» «Quoi? [Biiiiiip] est cuisinier?» Voilà des mots qui devraient vous inciter à vous enfuir en courant. Être cuisinier, ça demande des années de travail. Alors pourquoi importe quelle star, peu importe ses connaissances culinaires, peut-elle publier son livre de recettes? Laisserions-nous une vedette construire notre maison «parce qu’elle est connue»? Non. Et si on se fie à une recette de risotto végé concoctée par un certain [biiiiip], qui défie toutes les conventions de la cuisine moderne (du liquide froid et de la crème dans un risotto? Es-tu malade?!) et qui a produit des résultats… prévisibles, on devrait faire de même avec la bouffe. Biiiiip! (Jeff Yates)

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