25 ans après le triomphe qui a lancé sa carrière, Isabelle Boulay revient au Festival international de la chanson à titre de porte-parole de l’édition 2016. Une nomination qui se veut une main tendue aux interprètes de la relève.

Au cours des dernières éditions, les interprètes étaient pratiquement en voie d’extinction à Granby. Du moins jusqu’au passage de Joanie Roussel qui a réussi à se faufiler jusqu’en grande finale en 2015.

La présence du visage d’Isabelle Boulay sur les affiches de la prochaine édition pourrait stimuler les candidatures d’interprètes. «On aime avoir des interprètes et on aimerait en avoir plus», insiste le directeur général du festival Pierre Fortier.

En conférence de presse au Café du Monument National, lundi matin, Isabelle Boulay s’est amusée à se revoir sur la scène du Théâtre Palace en 1991. «Ça fait drôle de revoir les images et d’entendre ma voix de petite fille», a-t-elle commenté en s’écoutant chanter «Le port d’Amsterdam».

La chanteuse s’est ensuite souvenue d’avoir noté une phrase dans son carnet d’adolescente. «Si vous avez bâti des châteaux dans les airs, c’est là qu’ils devaient être. Il vous faut maintenant bâtir des fondations à vos châteaux. Pour moi, c’est à Granby que j’ai bâti les fondations de ma carrière», a-t-elle partagé.

Le FICG a donc été le point de départ d’une impressionnante carrière. En 25 ans, Isabelle Boulay a enregistré 13 albums, vendu 4,5 millions de copies et remporté de nombreux prix au Québec comme en France.

Elle a invité tous les jeunes artistes de la chanson à tenter leur chance au festival en précisant qu’elle est «convaincue qu’il y a des grands interprètes en devenir».

«C’est un métier que j’ai toujours fait avec énormément de passion et j’avais une ligne directrice de le faire avec noblesse. Le métier d’interprète, c’est plus que le métier de chanteur. C’est créer des chansons à notre manière, avec notre filtre émotionnel, avec notre vie, avec notre humanité, avec notre sang, avec tout ce qu’on est.»

C’est le temps de s’inscrire!

Le dévoilement du porte-parole donne aussi le coup d’envoi officiel à l’édition 2016. C’est-à-dire que les artistes de la relève sont invités à s’inscrire dès maintenant. La période d’inscription se déroule du 1er février au 1er avril.

Pour la toute première fois, les participants peuvent envoyer leur formulaire de candidature en ligne. Le site web complètement revampé du FICG permet maintenant de recevoir les dossiers virtuels.

«On essaie ça! On continue quand même de recevoir les candidatures physiques. Tous les festivals qui sont passés aux dossiers en ligne ont connu des problèmes au début, alors on se croise les doigts pour que ça fonctionne bien», mentionne le DG Pierre Fortier.

Le portail web accueille autant les candidatures pour le concours principal que pour les volets Petit festival et Jamais trop tôt.

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