En cette semaine des Oscars, on craque pour Inside Out, Jennifer Jason Leigh, Le scénario d’Ex Machina, La musique d’Ennio Morricone, La scène de l’ourse, Anomalisa et Eddie Redmayne dans The Danish Girl.

1. Inside Out
Avec, notamment, Cars et Cars 2, il était légitime de craindre que Pixar avait perdu un peu de sa magie (où l’avait vendu en échange du fric des produits dérivés). Inside Out, en nomination pour l’Oscar du meilleur film d’animation, nous a rassuré. Un concept réellement original où les personnages principaux sont les différentes émotions qui régissent les réactions d’une petite fille. En tant que parent, on ne demande pas grand-chose d’un film d’animation. Juste ne pas nous donner l’envie de nous crever les yeux avec nos clés. Pixar a prouvé encore une fois qu’il pouvait faire tellement plus. (Mathieu Horth Gagné)

2. Jennifer Jason Leigh
Seule femme de The Hateful Eight, de Quentin Tarantino, Jennifer Jason Leigh est aussi la seule interprète à avoir décroché une des rares nominations du film aux Oscars comme actrice de soutien (sa première!) – et c’est mérité. Elle n’est pas celle qu’on entend le plus souvent dans le film, où elle joue une hors-la-loi emmenée à la potence par un chasseur de primes, mais sa présence inquiétante, indispensable au scénario, est extrêmement forte dans chaque scène. (Jessica Émond-Ferrat)

3. Le scénario d’Ex Machina
La catégorie du meilleur scénario original est souvent celle où l’Académie se laisse (un peu) aller à des choix (un peu) plus originaux que ceux qui rafleront tous les prix dans une soirée. Si on se désole que les trois formidables acteurs principaux d’Ex Machina aient été ignorés, on se réjouit de voir en nomination son très intelligent scénario, signé Alex Garland. Cette réflexion fascinante sur l’intelligence artificielle, sous forme de huis clos anxiogène, méritait au moins cette reconnaissance! (Jessica Émond-Ferrat)

4. La musique d’Ennio Morricone
À 87 ans, bien que sa musique ait joué dans des centaines de films, Ennio Morricone n’a toujours pas remporté d’Oscar pour une bande sonore. Ce n’est toutefois pas pour réparer une injustice qu’il devrait remporter les honneurs dans la catégorie de la Meilleure trame sonore cette année, mais bien parce que son travail de composition pour Hateful Eight est absolument magistral et rend parfaitement l’ambiance western du film. (Maxime Huard)

5. La scène de l’ourse
Vos balades en forêt ne seront plus jamais les mêmes après avoir vu Léonardo DiCaprio se faire tendrement varloper par une grizzly en colère. Oubliez le bucolisme des bois sauvages : grâce au Revenant, chaque branche qui craque, chaque feuille qui tombe, chaque fleur qui pousse vous glacera le sang tellement la paranoïa d’un tête-à-tête avec 1 000 kilos de force brute vous envahira. La scène est d’anthologie: filmée en gros-plan, c’est comme si c’était nous-mêmes qui éprouvions le plaisir de nous faire marcher et baver dessus par une ourse en maudit. Du grand cinéma! (Sébastien Tanguay)

6. Anomalisa
Qui a dit que les films d’animation s’adressaient aux enfants? En voici un sublime, qui aborde la complexité des émotions adultes, dont la solitude, l’amour et le malaise de vivre, le tout dans un décor parfaitement recréé d’un hôtel tout ce qu’il y a de plus commun. Ça prenait le savant cerveau de Charlie Kaufman pour concevoir cet ovni empli de finesse et d’humour, ainsi que pour donner à des figurines en stop motion autant de chaleur humaine. Le souci porté aux détails est remarquable, surtout lorsqu’on sait qu’Anomalisa a été produit à une fraction du budget des méga-productions hollywoodiennes (allô Inside out!) Bref, un grand film. (Marie-Lise Rousseau)

7. Eddie Redmayne dans The Danish Girl
En se glissant dans la peau de Stephen Hawking dans The Theory of Everything – Oscar du meilleur acteur 2015 à l’appui –, Eddie Redmayne a déjà montré que la métamorphose est un art qu’il maîtrise à la perfection. Il le prouve encore dans The Danish Girl. En interprétant la transgenre danoise Lili Elbe, née Einar Wegener – le premier peintre à avoir subi une chirurgie de changement de sexe dans les années 1930 –, l’acteur justifie sa deuxième nomination dans la même catégorie. Mais au-delà d’être en lice pour une statuette, la transformation fascinante, et troublante, d’Eddie Redmayne apporte au film, quelque peu monotone, une touche rafraîchissante empreinte de liberté. (Anicée Lejeune)

 

On se désole pour…

Le manque de diversité
Bon. On en a beaucoup parlé depuis quelques semaines, depuis que Jada Pinkett Smith a déclaré qu’elle boycotterait la cérémonie des Oscars. Mais la cruciale question de la diversité à Hollywood est loin d’être réglée. Le mâle blanc est toujours aussi surreprésenté sur nos écrans, et les nominations manquent cruellement de couleur, encore cette année. Et nos voisins du sud ne sont malheureusement pas les seuls à laver plus blanc que blanc. (Camille Laurin-Desjardins)

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