Collaboration spéciale «Je chante différemment, je parle d’autres choses. Je suis plus vraie, j’ai enlevé un peu de métaphores», estime Amylie.

Forte de l’immense succès qu’ont connu ses précédentes chansons, comme Les filles et Mes oreilles, Amylie fait maintenant le pari, pour son nouvel album, Les éclats, de faire la musique qu’elle aime et non la musique qui marchera à coup sûr. Un risque audacieux, mais calculé.

«Je me suis dit “Si c’était mon dernier album, qu’est-ce que je voudrais dire?” Ça m’a ramenée à mes valeurs : la famille, la santé. La base.» C’est pourquoi Les éclats est un album qui se démarque des deux précédents opus de la jeune trentenaire. «Il est différent des autres parce que j’ai de l’expérience. Je chante différemment, je parle d’autre chose. Je suis plus vraie, j’ai enlevé un peu de métaphores.»

Les fans des jolies images créées par la plume de la chanteuse québécoise ne seront cependant pas en reste. Les métaphores sont encore bien présentes dans ses chansons, mais d’une façon plus réfléchie et honnête. Les éclats est un album plus mûr, tant dans les paroles que dans la musique. La pop d’Amylie est contrastée : parfois douce et chaleureuse, parfois dynamique et percutante. D’où le nom Les éclats, d’ailleurs.

En plus de peser ses mots plus qu’à l’habitude, Amylie a réalisé elle-même ce nouvel album, une première dans sa jeune carrière. Cet exercice créatif a été une expérience extrêmement enrichissante qui lui a ouvert les yeux sur l’importance des travailleurs de l’ombre, ceux qui se cachent derrière les consoles et les projecteurs.

«Faire de la musique, c’est un peu ésotérique! Ça part de rien et ça devient quelque chose que les gens écoutent. Le chemin entre ma tête et la chanson est rempli d’expériences.» –Amylie

En réalisant son album, elle s’est rendu (encore plus!) compte de tout ce qu’ils avaient à apporter aux textes, aux mélodies, aux arrangements, et surtout aux spectacles : «L’ingénieur du son et l’éclairagiste font 50 % du show. Ils créent l’expérience. C’est tellement de pression pour eux! C’est un partage du risque dont on ne parle pas assez.»

Ayant dû diriger entièrement le projet, Amylie est reconnaissante d’avoir pu travailler avec ces artisans de la musique qui œuvrent dans l’ombre. Consciente que le public n’a pas nécessairement envie d’entendre parler du gars qui fait le test de son lorsqu’il vient voir un spectacle, elle souligne que le travail des techniciens est plus que nécessaire et qu’il devrait être plus connu.

Même si elle a adoré son expérience derrière les consoles, la chanteuse ne pense pas être prête à réaliser les albums des autres de sitôt. «Je suis trop insécure. Pour être réalisateur, il faut beaucoup de détachement. Il faut se mouler à l’artiste. Je ne sais pas à quel point je suis capable de faire ça.»

Amylie sera de toute façon très occupée cet été, puisqu’elle montera sur la scène des FrancoFolies en première partie de Yann Perreault le 17 juin, en plus de sillonner les routes du Québec.

Art CD Amylie Les éclatsLes éclats
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