Les finissants de l’École nationale de cirque proposent ces jours-ci leurs deux spectacles, Colibri et Demain, sur la scène de la TOHU.

Ils sortent tout juste de l’école, mais on les verra bientôt dans les spectacles des grands cirques d’ici. Ces jours-ci, on peut découvrir à la TOHU les numéros que les finissants de l’École nationale de cirque ont développés, réunis dans deux spectacles présentés en alternance, Colibri et Demain.

Le titre de ce dernier n’est pas un hasard, affirme la metteure en piste Marie-Josée Gauthier : «Ces jeunes-là sont notre demain. C’est une grande étape pour eux, ils ont fini leur formation, ils s’en vont vers demain.» Enseignante à l’École nationale de cirque, celle qui avait aussi mis en piste Pomme Grenade en 2011 croit que sa connaissance des rouages de l’institution a facilité la création de Demain. «Il y a plusieurs jeunes que je connais, que j’ai croisés dans d’autres projets ou dans le cadre de mes cours et de mes ateliers, donc je connais leur façon de travailler, leur manière d’aborder la création, explique-t-elle, avant de préciser : ce n’est pas si différent, parce que les étudiants sont de haut niveau, ils sont pratiquement des professionnels. Cela dit, la moitié de la distribution étant composée d’étudiants en cours de parcours, [le spectacle constitue une occasion pour eux d’apprendre] certaines pratiques et [d’améliorer leur] présence scénique, un aspect pédagogique.»

Le chorégraphe Edgar Zendejas, qui met en piste Colibri, ajoute avoir été impressionné par le niveau des artistes : «On a une idée, et ils sont capables de l’exécuter. Parfois, ils font même des trucs que je n’aurais pas crus possibles, s’étonne-t-il. Ils rendent mon travail très plaisant et très facile.»

Un travail qui, cela dit, n’est pas de tout repos, puisque les metteurs en piste doivent créer leur spectacle à partir des numéros déjà existants. «On part avec le matériau de base, le numéro que les finissants ont créé dans leur spécialité, décrit Marie-Josée Gauthier. Il y a de la marge de manœuvre pour adapter – j’ai changé beaucoup de musiques pour que ça entre dans la thématique et l’atmosphère du spectacle.»

Il faut aussi créer les numéros de groupe, et trouver un fil conducteur pour éviter que le spectacle soit seulement une suite de numéros. «Mon travail était d’unir le tout en un spectacle, résume Edgar Zendejas. C’est comme dans une forêt : il y a plusieurs arbres qui semblent séparés, individuels, mais si on regarde en dessous, leurs racines se rejoignent. Pour moi, l’essence de Colibri, c’est l’énergie invisible qui unit ces artistes.»

Les spectacles
Les metteurs en piste décrivent quelques mots en leur spectacle respectif :

  • Demain. «C’est un spectacle qui parle de chemins croisés, de métissage, de voyagement, de parcours, de rencontres, d’adieux, de laisser quelque chose derrière soi et d’aller de l’avant, de passage, de frontières à franchir. Les musiques viennent des Balkans, du Moyen-Orient, d’Espagne, de la Méditerranée : on est ailleurs.»
  • Colibri. «L’inspiration est venue de plusieurs sens, le titre fait référence à ce petit oiseau qui vit dans le présent, qui boit le nectar de la vie.»

Demain/Colibri
À la TOHU jusqu’au 12 juin

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