Sony pictures classics Ethan Hawke et Greta Gerwig

Ethan Hawke parle à Métro de son expérience de tournage avec la réalisatrice Rebecca Miller pour le film Maggie’s Plan.

Maggie’s Plan fait état de réalités d’aujourd’hui: comment on tombe amoureux et comment l’amour s’en va, comment les couples qui rompent restent parfois en contact, comment les enfants peuvent se remettre du divorce de leurs parents… Et pourtant, c’est bien une comédie.

Plusieurs des comédies que j’aimais quand j’étais plus jeune étaient celles où il y avait de bonnes performances d’acteurs ancrées dans un comportement humain reconnaissable. Le truc, c’est que les comédies, de nos jours, ont été largement réorientées pour plaire aux jeunes hommes de 14 ans. Elles me font rire aussi, mais quand on regarde de vieilles comédies de Katharine Hepburn ou Preston Sturges, on se rend compte à quel point elles étaient intelligentes. Et ce sont souvent des films qui visaient un public féminin intelligent réfléchissant sur la vie. Les personnages dans Maggie’s Plan sont tous attachants et ils font des bêtises, comme tout le monde que je connais. Tout le monde fait des conneries tout le temps, même si les gens les font parfois avec les meilleures intentions du monde.

L’an dernier, on a vu plusieurs films réalisés par des femmes, ce qui permet d’avoir accès à des points de vue différents. C’est rafraîchissant.

La dernière année et demie, j’ai travaillé avec des femmes cinéastes pour la première fois. Je n’avais pas réalisé à quel point les plateaux de tournage étaient un «boys club». C’est dans l’ADN du cinéma. Et c’est plus insidieux qu’on pourrait le croire. Ça prend quelqu’un comme Rebecca pour raconter les histoires qui l’intéressent et y intéresser le public: c’est comme ça que les gens vont s’y habituer. Et d’un point de vue complètement égoïste, c’est dans mon intérêt à moi que ça arrive. Je suis depuis longtemps, et jouer pour Rebecca était différent de jouer pour un homme. Je devais me mettre dans une position qui me montrait sous un jour nouveau. Et des trucs ont commencé à changer. Mon monde s’est ouvert. J’ai le droit d’être différent, de montrer d’autres côtés de moi. Collaborer avec des gens qui ne sont pas exactement comme nous est dans notre intérêt. Ça nous force à modifier notre comportement habituel qu’on ne savait même pas qu’on avait.

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