Chargement...
Montréal
Chargement...
|
National
Chargement...
|
Économie
Chargement...
|
Monde
Chargement...
|
Culture
|
Cinéma
Chargement...
|
Sports
Chargement...
|
Ma vie
|
Vacances
Chargement...
|
Carrières
|
Paroles
|
Blogues
Chargement...
|
Jeux
|
x
Critiques CD

Critiques CD de la semaine du 29 juin au 3 juillet 2009

Métro
2009-07-03 00:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Moby, The Danks, Les Boréades, Burning Brides et la compilation Nos stars célèbrent le jazz.

Envoûtant
Moby
Wait For Me (3/5)

Après nous avoir fait danser avec Last Night, Moby nous fait découvrir un univers plus personnel et introspectif avec Wait For Me. Sur ce nouvel opus, le New-Yorkais délaisse les sonorités dance et techno et se tourne vers des atmosphères plus lentes et sombres. Inspiré par le cinéaste David Lynch, Moby propose des compositions belles et étranges. L’effet est envoûtant, avec la collaboration de plusieurs chanteurs et des inconnus plus présents sur le disque que Moby lui-même, qui ne chante que Mistake. Seule ombre au tableau, le tout manque parfois un peu de tonus        
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Des Maritimes
The Danks
Are You Afraid of The Danks? (3/5)

Premier CD du quatuor indie pop-rock de l’Île-du-Prince-Edouard. La force du groupe réside dans des guitares mélodiques malgré des tempos accélérés et certaines pièces abrasives au premier abord. Les gars réussissent à soutenir l’intérêt tout le long de l’opus, malgré quelques titres qui semblent copiés l’un sur l’autre et un enregistrement assez moyen, ce qui n’est pas rien. Toute­fois, on se dit parfois que ce disque aurait pu être lancé en pleine période grunge des années 1990… À glisser dans le lecteur de la voiture avant de demander aux copains : «À quels autres grou­pes ça vous fait penser?»
— Eric Aussant


Mitigés
Les boréades
The Best of Beatles Baroque (3/5)
Certains ont crié au scandale. D’au­tres avaient été tout simplement ravis d’entendre des tubes des Fab Four réarrangés pour un ensemble d’instruments baroques. Trois opus plus tard, Les Boréades récidivent avec cette nouvelle compilation regroupant une sélection de leurs meilleures pièces. Le résultat est étonnant, réjouissant même par moments, même si parfois, on se surprend à espérer la voix de Paul McCartney ou de John Lennon plutôt que la flûte de Francis Colpron. Somme toute, un bon album d’ambiance, sans plus.
— Jessica Dostie


C’est ça, le jazz?
Artistes variés
Nos stars célèbrent le jazz... (2,5/5)

L’idée est bonne, les intentions sont louables, mais le résultat n’est pas toujours au rendez-vous. Les étoiles de la chanson d’ici reprennent les grands standards sur ce CD lancé en marge du 30e Festival de jazz. Parmi les réussites, citons Someone to Watch Over Me (interprétée par Cœur de pirate, accompagnée par Ben Charest à la guitare), Mack the Knife (où Garou prend son pied), I Put A Spell on You (chantée par Florence K) et Crazy (qu’Isabelle Boulay plonge dans la mélancolie). Parmi les ratées, signalons une version éthérée d’At Last, d’Etta James, signée Stépha­nie Lapointe.
— Marc-André Lemieux


Que du rock
Burning Brides
Anhedonia (2,5/5)

Le quatrième album de Burning Brides qui est leur premier distribué au Québec, ne passera pas à l’histoire… L’attitude est là, la fougue et la rébellion aussi. «I’m not alright, I’m not OK», chante Dimitri Coats sur Start Your Own Religion, espèce d’hymne au rock’n’roll. Mais la musique – du hard rock qui touche au grunge – tourne souvent en rond, avec des retours fréquents aux années 1990. La majorité des chansons font moins de trois minutes, avec la guitare toujours bien mise en vedette. Rien pour s’ennuyer, mais rien pour s’exciter non plus.  
— Christian Duperron
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 22 au 26 juin 2009

Métro
2009-06-26 00:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Black Eyed Peas, Regina Spektor, The Mars Volta, la trame sonore de Transformers et The Lost Fingers.

Le beat continue
Black Eyed Peas
The E.N.D (4/5)

Du Black Eyed Peas tout craché : des paroles légères comme l’air – pour ne pas dire carrément insignifiantes – et une cascade de beats irrésistibles. Après les escapades en solo de deux de ses membres, le coloré quatuor revient avec un opus fait sur mesure pour les clubs. À l’instar de Kanye West, le groupe s’éloigne du hip-hop et prend le virage électro-pop. Parmi les meilleurs jams du CD, citons I Gotta Feeling, une bombe en puissance portant la signature du DJ français David Guetta, et Meet Me Halfway, un hommage au disco que Fergie chante avec une vulnérabilité qu’on ne lui soupçonnait pas.         
— Marc-André Lemieux


Frais
Regina Spektor
Far (4/5)

Ce cinquième album de l’Américaine d’origine russe Regina Spektor nous transporte dans un univers magique. Avec son meilleur ami, le piano, l’auteure-compositrice-interprète nous charme avec ses textes qui sont autant de petites histoires et de réflexions sur la vie. On adore aussi la voix délicate de la chanteuse, qui ne se gêne pas pour en faire parfois un autre instrument qui bat la mesure. Regina Spektor nous propose de la musique pop vraiment rafraîchissante et différente. Elle a son propre style et ne nous offre rien de formaté.
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Plus accessible
The Mars Volta
Octahedron (3,5/5)
Après l’excellent Bedlam in Goliath, les attentes étaient élevées à l’égard de l’album suivant de Mars Volta. La formation relève partiellement le défi avec Octahedron. Moins abrasif et plus accessible que son prédécesseur, ce nouvel opus n’est pas aussi expérimental que ce à quoi Omar Rodriguez et sa bande nous avaient habitués. Une décision qui, tout en déplaisant aux fans, contribuera à faire connaître The Mars Volta à un nouveau public. Les guitares sont toujours aussi ensorcelantes et la voix du chanteur toujours aussi puissante. Sans être génial, Octahedron mérite notre attention.
— Mathieu Horth Gagné


Rock robotique
Artistes variés
Transformers: Revenge of the Fallen (3/5)

En nous lançant dès le départ du Linkin Park et du Green Day, cette trame sonore se fait aussi tape-à-l’œil que le dernier film de Michael Bay. Le reste de la chose est plutôt prévisible et balance surtout entre hard rock et ballades rock à la sauce Hoobastank, Staind et Nickel­back (Burn It Down est tout de même particulièrement pesante). Taking Back Sunday et The Used contribuent à briser le rythme; on leur en est reconnaissant. À noter que, même si elle n’apparaît pas dans le long métrage, la déjà trop entendue Almost Easy d’Avenged Sevenfold s’ajoute au menu. Une bonne compile rock.
— Christian Duperron


Déjà?
The Lost Fingers
Rendez-vous rose (2/5)

La surprise n’y est plus… et une grande partie de l’attrait non plus. Lancé à peine 13 mois après Lost in the 80’s, Rendez-vous rose reprend la formule de son prédécesseur : de vieux tubes pop revisités à la sauce jazz manouche. Cette fois-ci, le groupe s’attaque à des titres francophones, dont certains font l’objet de duos. Voilà la seule nouveauté. À quelques exceptions près (On va s’aimer ressort grâce aux envolées vocales de Martine St-Clair), les pièces se ressemblent. Le groupe aurait eu avantage à ajouter quelques ingrédients épicés à sa recette, qui commence déjà à manquer de saveur.  
— Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 15 au 19 juin 2009

Métro
2009-06-19 00:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Julien Doré, Little Boots, Pet Shop Boys, Laura Izibor et Crash ton rock.

Fort prometteur
Julien Doré
Ersatz (4/5)

Sorti l’an dernier en France, le tout premier album du gagnant de l’édition 2007 de l’émission Nouvelle star étonne par ses styles contrastants. Les jolies ballades acoustiques (Acadia, Les bords de mer) côtoient des titres déjantés et festifs qui rappellent les délires de Philippe Katerine (Dans tes rêves, Les limites ou encore la très comique SS in Uruguay). La révélation de l’année aux Victoires de la musique 2009 se révèle également très douée dans la langue de Shakespeare (la torturée Pudding Morphina, sur laquelle plane l’ombre de Nick Cave). On craque aussi pour les synthétiseurs kitsch de Figures imposées.         
— Marc-André Lemieux


Enfin!
Little Boots
Illuminations (4/5)

Mieux vaut tard que jamais... ou, dans le cas de Little Boots, mieux vaut peu que rien du tout. Alors que les Britanni­ques peuvent se procurer Hands, le premier CD de la star de l’électro-pop, depuis le 9 juin, les Nord-Américains doivent se contenter d’Illumina­tions, un mini-album de cinq chansons. Heureusement, la galette ne décevra personne, grâce à des titres dansants bien structurés. Parmi les moments forts du EP, citons Magical (qui évoque le célèbre Ring My Bell d’Anita Ward) et Stuck on Repeat qui, comme son titre l’indique, est «coincé» dans notre lecteur CD depuis une semaine!
— Marc-André Lemieux


Convaincant
Pet Shop Boys
Yes (3,5/5)
C’est sans surprise qu’on le 10e album des Pet Shop Boys sonne comme un album des Pet Shop Boys. Attendions-nous un peu plus d’audace de la part de ces vieux routiers de la musique électro-pop? Peut-être. Après plusieurs écoutes, on peut cependant affirmer que c’est un des très bons CD du duo, un des plus convaincants. Le collectif de réalisateurs Xenomania a certainement contribué à rendre le tout très pop mais n’a rien gâché. Ah oui! Et il y a pour la première fois de la guitare (joué entre autres par Johnny Marr des Smiths) sur un album des PSB! Au Métropolis le 29 août.
— Eric Aussant


Bon début
Laura Izibor
Let the Truth Be Told (3,5/5)

Sacrée Artiste à surveiller en 2009 par le magazine Rolling Stone, Laura Izibor vient de faire paraître son premier album, Let the Truth Be Told. Disons que les chansons R’n’B et soul de l’Irlandaise ne nous ont pas déçues, mais elles ne nous pas trop impressionnées non plus. La chanteuse, clairement inspirée par Lauren Hill et Alicia Keys, nous livre ses compositions avec conviction et avec sa magnifique voix, mais le tout est un peu trop formaté. Avec ce CD somme toute prometteur, on laisse la chance au coureur et on attend déjà une suite plus sentie.
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Bon mélange
Crash ton rock
Des rats parmi les loups (3/5)

Un autre groupe québécois à découvrir fait son apparition. Seul petit bémol, le nom de la formation, Crash ton rock, ne donne vraiment pas envie d’aller voir plus loin, et c’est bien dommage. La gang de Jonquière nous offre, avec Des rats parmi les loups, des rythmes décapants et fort efficaces qui se situent à la croisée des chemins, entre les Dales Hawerchuk et Louise Attaque. Le simple Rien à perdre roule déjà sur les ondes radio et le groupe sera en concert un peu partout dans la province cet été. S’ils sont à l’affiche dans votre patelin, allez faire un tour.  
— Mathieu Horth Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 8 au 12 juin 2009

Métro
2009-06-12 00:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Elvis Costello, The Lovely Feathers, Asher Rothe et Longue Distance.

Country, cette fois
Elvis Costello
Secret, Profane & Sugarcane (4/5)

Glisser un nouveau CD d’Elvis Costello dans le lecteur est toujours une surprise. L’artiste a touché à tout : punk, rock, pop, classique. Cette fois, il arrive avec un album country acoustique, où toutes les teintes y passent. La réalisation de T-Bone Burnett est soignée – même si le disque a été enregistré en trois jours, dit-on –, avec de jolies textures, et arrive à adoucir la voix de Costello qui peut parfois écorcher les oreilles. On peut aussi y entendre Emmylou Harris chanter The Crooked Line.  Complément : sur son site web, Costello raconte l’histoire de chaque pièce.        
— Eric Aussant


Succès d’ici
The Lovely Feathers
Fantasy of the Lot (3,5/5)

Un autre groupe provenant de la talentueuse scène indie/rock montréalaise commence à faire sa marque. The Lovely Feathers, avec son deuxième album officiel, Fantasy of the Lot, nous transporte dans un monde où se côtoient mélodie accrocheuse et rythmes complètement déjantés. Le son frais et très original des pièces Long Walks et Ossified Homes est particulièrement convaincant. On se laisse aussi charmer par la texture tropicale de Fad. Le mélange des guitares, de la voix légèrement nasillarde du chanteur et des claviers donne un résultat plus que satisfaisant. 
— Mathieu Horth Gagné


Plaisirs simples
Asher Rothe
Asleep in the Bread Aisle (3,5/5)

Asher Roth a 22 ans et ça paraît. Les préoccupations du rappeur     américain sont simples : boire de la bière, fumer des joints et s’envoyer en l’air. L’attitude nonchalante du blanc-bec, combinée à des rythmes hip-hop old school rappelant les vieux albums de Run DMC, rend son premier CD sympathique. Ce n’est que lorsqu’il tente de tenir un discours plus engagé que la sauce se gâte (sur Sour Patch Kids, Roth fait rimer «Hungary» avec «Hungry»). Misant sur des collaborations avec Cee-Lo (Gnarsl Barkley) et Busta Rhymes, Asleep in the Bread Aisle est le compagnon parfait pour tous les partys de sous-sol .
— Marc-André Lemieux


Rock efficace
Longue Distance
Mon équilibre (3/5)

Depuis 10 ans,  Longue Distance fait son petit bonhomme de chemin. Elle présente avec Mon équilibre son quatrième album, qui propose des titres rock accrocheurs. Dans la lignée de Noir Silence, Okoumé et La Chicane, Longue Distance ne réinvente pas un genre qui a fait ses preuves au Québec, mais ne déçoit pas non plus. Les textes du disque ne sont pas toujours équilibrés, certains étant meilleurs que d’autres. Les arrangements sont néanmoins soignés, mais sans originalité. En écoutant Mon équilibre, on a l’impression de se retrouver dans les années 1990…   
— Geneviève Vézina-Montplaisir
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 1er au 5 juin 2009

Métro
2009-06-05 00:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Martin Léon, Paolo Nutini, Iggy Pop, Phoenix et Galant, tu perds ton temps.

L’âme d’un poète
Martin Léon
Moon grill (4/5)

Martin Léon s’est offert un trip. Moon Grill est un album live pas comme les autres. Il a été enregistré en studio avec cinq musiciens devant une vingtaine de personnes, écouteur sur les oreilles. Petit conseil : offrez-vous aussi au moins une lecture avec le casque d’écoute. Composé également de pièces du délicieux Kiki BBQ et du doux Facteur vent (en plus d’une pièce d’Ann Victor), Moon grill revisite le répertoire court, mais riche de l’artiste. La musique insuffle encore plus d’âme à la poésie de Léon. L’expérience est belle et on se sent privilégié d’en être le témoin auditif.        
— Vincent Fortier


Goût d’été
Paolo Nutini
Sunny Side Up (4/5)

Avec Sunny Side Up, le jeune Paolo Nutini offre son deuxième album. L’Écossais de 21 ans, qui écrit et compose ses chansons, propose 12 pièces qui forment un album très ensoleillé. Malgré son jeune âge, Paolo Nutini propose une musique convaincante qui rappelle l’époque lointaine et charmante des crooners, le tout complété par des rythmes parfois reggae, parfois country, parfois blues. L’ensemble présente des textes sentis et des mélodies accrocheuses qui donnent envie de taper du pied et de savourer l’été. 
— Véronique Leduc


Bye bye rock
Iggy Pop
Préliminaires (3,5/5)

Iggy Pop vient de sortir un nouvel album. Je sais à quoi vous pensez : rock déchaîné. Hé bien non. Avec Préliminaires, le parrain du punk délaisse les guitares grinçantes au profit du blues et du jazz aux accents de La Nouvelles-Orléans. Les thèmes abordés dans l’album sont inspirés du roman La possibilité d’une île, de Michel Houellebecq. Iggy poursuit
sa petite trempette dans le monde français en interprétant la pièce Les feuilles mortes. Même s’il tranche avec le reste de l’œuvre du rocker, Préliminaires fera passer de bons moments aux fans d’Iggy, comme aux autres.
— Mathieu Horth Gagné


Soft-rock
Phoenix
Wolfgang Amadeus Phoenix (3,5/5)

Quatrième album studio du groupe français Phoenix, Wolfgang Amadeus Phoenix est un heureux mélange de rock anglo-saxon et d’électro de l’Hexagone. La formation présente des chansons pop accrocheuses, très soft-rock qui s’écoutent facilement. On perçoit ici et là quelques délires musicaux, mais dans l’ensemble Phoenix se fait sage, peut-être même un peu trop. On aime bien la voix angélique du chanteur Thomas Mars – qui, en passant, chante dans la langue de Shakespeare - et les arrangements de Philippe Zdar.    
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Redondant
Galant, tu perds ton temps
Galant, tu perds ton temps II (2/5)

C’est l’histoire de cinq filles et d’un gars qui ont choisi de mettre de l’avant la musique traditionnelle. Et ce sont les textes qui sont en vedette sur leur deuxième album, puisque la trentaine de pièces offerte sur les deux CD est chantée a capella. Le groupe a déniché ces airs et ces textes dans des archives d’anciennes chansons québécoises qu’il reproduit en grande majorité sous la forme de chansons à répondre. Le concept aurait pu être intéressant, car les voix sont jolies, mais le tout, parce que sans musique, manque de mordant et est franchement redondant!   
— Véronique Leduc
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 18 au 22 mai 2009

Métro
2009-05-22 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de LARA, Eminem, Think About Life, Green Day et Tori Amos.

Vivement 2010
LARA
Petit cœur assassin (4/5)

Avec ce mini-album de quatre titres, LARA nous met l’eau à la bouche en attendant la sortie d’un album complet en 2010. Bien que cet opus est dans la même veine que Kabaret Montréal, sorti en 2006, elle semble sur celui-ci assumer pleinement sa voix aux tonalités variées et son petit côté gitan. À travers ses musiques rythmées aux touches folks et slaves, l’auteure-compositrice-interprète nous raconte des histoires, nous raconte son histoire. Si ces quatre chansons sont à l’image de l’album en construction, les initiés seront ravis, tout comme les non-initiés!           
— Audrey Lavoie


Bon comprimé
Eminem
Relapse (4/5)

Eminem nous a fait patienter pendant cinq ans, mais l’attente en valait la peine. Pas très jojo, Relapse nous explique pourquoi le rappeur s’est fait discret ces dernières années : il était accro aux médicaments et dépressif. Plusieurs titres de l’opus traitent d’ailleurs du sujet. Il y a aussi Slim Shady, son alter ego irrévérencieux et assassin à ses heures, qui sévit toujours et s’en prend à Britney, Lindsay, Mariah et compagnie. Était-ce vraiment nécessaire ? Heureusement, le chanteur a son docteur attitré, Dr. Dre, qui lui a concocté des beats sobres et efficaces, tout indiqués pour sa plume affutée.
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Disco-rock
Think About Life
Family (3,5/5)

Après un mini-album éponyme en 2006, le trio montréalais est de retour avec Family, un disque complet, dangereusement pop et dansant. Par contre, à la première écoute, le son disco-rock-funky du groupe peut passer pour du n’importe quoi, mais plus on écoute Think About Life, plus le chaos apparent prend la forme d’une exploration sonore poussée. Nos oreilles ont parfois de la difficulté à trouver mélodieuses les compositions où les synthétiseurs des années 1980 sont rois, mais voilà la grande force de la formation, qui ne nous donne pas tout cuit dans le bec.   
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Suite logique
Green Day
21st Century Breakdown (3/5)

Dire qu’en 1994, les gars de Green Day tablaient sur leurs refrains corrosifs et leur humour pipi-caca. Les traces de ce passé pas si lointain sont inexistantes sur 21st Century Breakdown. À l’instar de son prédécesseur, American Idiot, le huitième album du trio adopte la forme de l’opéra punk-rock et pose un regard critique sur l’autorité. Moins explosif et ironique qu’à l’accoutumée, la formation se démarque toutefois par ses mélodies riches (Before the Lobotomy). On se serait passé de certaines ballades (21 Guns) qui, espérons-le, auront plus de tonus en spectacle. Verdict final le 18 juillet au Centre Bell.   
— Marc-André Lemieux


Encore et encore
Tori Amos
Abnormally Attracted to Sin (2,5/5)

Un nouvel album, mais rien de bien nouveau sous le soleil, pour Tori Amos. Sur son 10e album, Abnormally Attracted to Sin, l’énigmatique rouquine explore les univers musicaux (pièces pop-rock avec une touche d’électronique et ballades au piano) et lyriques (religion, quête spirituelle) qui ont fait sa réputation. Sa voix hyper théâtrale enchante toujours autant (Police Me, That Guy), mais au bout de 17 chansons, étalées sur plus de 75 minutes, elle finit par agacer. Mme Amos aurait eu avantage à faire preuve de concision et à nous épargner certains titres sans relief (Not Dying Today).    
— Marc-André Lemieux

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 25 au 29 mai 2009

Métro
2009-05-29 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Guillaume Arsenault, Iron and Wine, Sophie Tremblay, Bon Débarras et DeMars.

Univers unique
Guillaume Arsenault
Géophonik (3,5/5)

Le Gaspésien Guillaume Arsenault présente un troisième album qui le montre fidèle à lui-même : authentique et planant. Avec ses jolies mélodies et ses paroles originales, Géophonik se présente comme un bon accompagnement pour les journées de pluie, les soirées calmes ou les longs trajets en voiture. Après quelques écoutes, la voix attachante de l’artiste et la quinzaine de pièces de ce nouvel album, sur les thèmes de la langue française, de la nature et de l’amour, réussissent à nous emporter dans l’univers unique de Guillaume Arsenault.          
— Véronique Leduc


Pour les fans
Iron and Wine
Around the Well (3/5)

Visiblement, Iron and Wine avait accumulé beaucoup de B-sides au cours des dernières années. Samuel Beam a rassemblé 23 pièces sur 2 disques. On y retrouve le son folk doux et harmonieux qui est propre à l’artiste. On se demande toutefois s’il n’aurait pas été préférable de faire un choix plus étroit concentré sur un seul disque. Le tout représente un bel éventail, mais les pièces deviennent redondantes et manquent un peu de vie. On aurait souhaité plus de rythme (souhait à demi exaucé sur le deuxième disque) pour nous éloigner quelque peu du répertoire habituel de l’artiste.   
— Vincent Fortier


Pop-alternative
Sophie Tremblay
Fleurs bleues (3/5)

Sophie Tremblay a de l’audace. Non seulement la chanteuse native du Saguenay–Lac-Saint-Jean a produit son premier album seule, mais elle l’a appelé Fleurs bleues. Un titre dangereux quand, justement, certaines chansons le sont. L’auteure, compositrice et interprète, qui chante en plus de ses compositions des textes de Frederic Gary Comeau, Martine Coupal et Henri Chassé, propose une pop qu’elle qualifie d’alternative, qui flirte parfois avec le jazz. Les arrangements sont intemporels et parfois un peu ennuyeux. N’empêche, Sophie a une voix limpide et mature, très agréable à l’oreille.
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Bonne année!
Bon débarras
Bon débarras (2,5/5)

Le premier album du trio Bon Débarras aurait sûrement été plus apprécié s’il avait été dévoilé au public pendant le temps des Fêtes plutôt qu’à l’approche de l’été. Les neuf pièces de musique traditionnelle québécoise, sur les thèmes de l’amour, de malédictions et des grands territoires québécois, s’écoutent bien, quoique certaines manquent quelque peu d’originalité. Tout de même, avec ses inspirations parfois country, parfois manouche, et la présence de plusieurs instruments, banjo, piano, accordéon, harmonica et guitare, l’ensemble réussit à nous plonger au cœur des soirées festives du Québec d’antan.    
— Véronique Leduc


Drôle d'E.T.
DeMars
Terriblement Terrestre (2/5)

Après avoir sévi avec le groupe DeMars il y a quelques dizaines d’années et après avoir composé des bandes sonores pour le cinéma et la télévision, Michel DeMars propose un album solo. À la première écoute, on aime la voix de rockeur du chanteur, bien rauque et avec un léger accent français. Côté texte, il y a parfois des lacunes, des textes touchants en côtoyant des textes aux rimes faciles. Côté musi­que, DeMars nous propose un rock atmosphérique, parfois aux limites de l’expérimental. On a bien aimé Névrose urbaine, un texte de DeMars récité par Gaston Lepage aux allures intergalactiques.   
— Geneviève Vézina-Montplaisir
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 11 au 15 mai 2009

Métro
2009-05-15 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de The New Cities, Jonathan Roy, Osmosaïc, Marc-Antoine Larche et Ciara.

Pop prometteuse
The New Cities
Lost in City Lights (3/5)

Une chose est sûre : les gars de New Cities savent pondre des refrains accrocheurs. Une chance, car à cause de la réalisation trop lisse de Gregg Nori (Sum 41, Hedley), le premier album du groupe québécois aurait pu ressembler à une seule et même chanson. Le pop-rock à saveur électronique du sextet s’inspire fortement de la décennie 1980 : claviers à la Duran Duran, surabondance de double-claps, voix trafiquée à l’auto-tune, halètements rythmés... De ce premier effort prometteur, on retient la délicieusement sarcastique Looks Minus Substance et la dansante Dead End Countdown. 
— Marc-André Lemieux


Surprenant!
Jonathan Roy
What I've Become (3/5)

Soyons honnêtes : quand on a apprisque le fils de Patrick Roy préparait un album, on était un peu perplexes. Or, What I’ve Become n’est pas mauvais du tout. Jonathan a une jolie voix qui prendra certainement de la maturité avec les années, tout comme ses textes, encore légèrement adolescents. Le jeune homme de 20 ans cite John Mayer, Jack Johnson et Jason Mraz comme inspirations, et ça parait, parfois un peu trop. Il y a aussi quelques pièces plus pop comme Perfect Vacation, traces du passé hip-hop du chanteur, qui n’ont pas leur place sur l’album. N’empêche, on aime pareil.    
— Geneviève Vézina-Montplaisir


D'un autre temps
Osmosaïc
Osmosaïc (2,5/5

Deuxième album de ce duo de la Rive-Sud qui donne dans ce que l’on pourrait appeler du trad métissé. Les mélodies – intéressantes –, les harmonies vocales – fort jolies – et les paroles – plutôt simples – d’Osmosaïc sont fortement inspirées de la musique médiévale, tellement qu’on se demande si ces chansons, pourtant originales, n’ont pas été écrites il y a très, très longtemps. Il y a bien un effort de rendre le tout moderne, mais il demeure timide, ce qui rend le tout souvent maladroit, surtout que la réalisation reste sans éclat; on aurait pu pousser l’idée plus loin.
— Eric Aussant





Ça fait mal
Marc-Antoine Larche
L'amour fait M.A.L (2/5)

On aurait bien voulu aimer ce EP de Marc-Antoine Larche. Fort malheureusement, les textes parfois risibles du chanteur (en collaboration avec Catherine Lalonde) nous en empêchent. La poésie du duo, qui mêle malhabilement le français et l’anglais, nous laisse souvent perplexe. «J’ai raccroché, pété ma coche / j’t’aurais jeté des roches / Par téléphone, c’était compliqué / j’ai préféré t’envoyer chier», clame le chanteur sur Le matelas. L’interprétation très lyrique du diplômé de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM est intéressante, et le style chanson française des années 1960 intrigue.
— Marc-André Lemieux


Sans fantaisies
Ciara
Fantasy Ride (2/5)

Profitez bien de Love Sex Magic, le duo avec Justin Timberlake, parce que c’est sûrement le seul titre du CD de Ciara que vous allez entendre à la radio! Avec Fantasy Ride, la star du R’n’B propose une collection de chansons tout aussi fades les unes que les autres. Ses collaborations avec Ludacris, Chris Brown, Young Jezzy et Missy Elliott n’aident en rien à donner un peu de piquant à cet opus rempli de ballades sirupeuses. Dommage, car Ciara a tout ce qu’il faut pour devenir une étoile de la pop : une jolie voix et un corps sexy qu’elle ne se gêne pas pour dénuder. Il ne lui manque que des bonnes tounes! 
— Geneviève Vézina-Montplaisir

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 4 au 8 mai 2009

Métro
2009-05-08 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Patricia Kaas, Ben Harper and Relentless7, Chinatown, Pat Groulx et les bas blancs et Karl Wolf.

La grande klasse
Patricia Kaas
Kabaret (4/5)

C’est avec une grande classe et l’élégance qu’on lui connaît que Patricia Kaas s’attaque aux années 1930. Avec Kabaret, la diva se plonge dans l’atmosphère mystérieuse et feutrée des bars enfumés avec un plaisir évident. La voix grave et mélancolique de la chanteuse sied parfaitement aux titres à saveur jazzy de l’opus. Parmi les plus grandes réussites de l’album, citons la chanson-titre, réalisée par le Québécois Michel Cusson, la poignante Faites entrer les clowns, tirée du répertoire de Sondheim, la sensuelle Solo, et surtout, la dramatique Et s’il fallait le faire, qu’elle interprète avec une passion brûlante.  
— Marc-André Lemieux


Rock On!
Ben Harper and Relentless7
White Lies for Dark Times (3,5/5)

Avec White Lies for Dark Times, Ben Harper propose un son plus rock. Relentless7, le groupe du Texas qui a remplacé The Innocents Criminals aux côtés du chanteur, y est sûrement pour quelque chose. Les cinq premières chansons du CD nous sont des pièces rock’n’roll dans la plus pure tradition des années 1970. Mais sur Why Must You Always Dress in Black, le guitariste émérite se fait un peu plus folk. Trois chansons plus tard il nous en remet plein les oreilles avec des riffs bien appuyés avant de terminer en beauté avec des ballades, ce qu’il fait de mieux. 
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Pop bonbon
Chinatown
Cité d'or (3,5/5)

Force est d’admettre que la pop de Chinatown est accrocheuse, mêlant la chanson française des années 1960 (Gainsbourg) et 1980 (Indochine), avec une touche rock’n’roll évoquant les Beatles. Le quintette montréalais propose des pièces mélodiques à souhait riches en arrangements recherchés signés Gus Van Go. On aime particulièrement la pièce Pénélope, avec son délicieux refrain : «Car pour toi Pénélope, je ferai de la pop.» On craque aussi pour Du jazz avec l’apocalypse qui a une saveur rétro. Seule ombre au tableau : la voix du chanteur semble parfois dans la mauvaise tonalité. Est-ce voulu?  
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Fêtard sensible
Pat Groulx et les bas blancs
La suite (2,5/5)

Après une première incursion dans le monde de la musique en 2006, l’humoriste Patrick Groulx revient à la charge avec ses Bas blancs. La suite est un album efficace, où se mélangent country/folk et balade. Groulx se permet même une petite saucette dans le reggae et dans l’humour avec la seule pièce en anglais de l’album, Lonely Man. Outre cette piste, on ne sent pas l’humoriste qui se cache derrière la musique de Pat Groulx et les bas blancs. On y découvre plutôt un auteur compositeur qui est à la fois sensible et fêtard, et qui habite pleinement ses chansons.
— Marc-André Lemieux


Il y a l'Afrique
Karl Wolf
Bite the Bullet (2/5)

Oublions le vidéoclip ultra cheesy (de style fille en bikini et gars en camisole blanche sur la plage) et avouons sans gêne qu’Africa, sa reprise du vieux tube de 1983 de Toto, a un je-ne-sais-quoi d’irrésistible. Karl Wolf ne fait malheureusement pas preuve du même flair sur le reste de cet album, paru en 2007, mais relancé de nouveau pas la maison de disques à la suite du succès remporté par Africa. Des rythmes R’n’B et hip-hop plutôt génériques (on pourrait être méchant et dire que ça ressemble à du Justin Timberlake peu inspiré) et des paroles clichés, mais des invitations à la danse parfois efficaces.    
— Marc-André Lemieux

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 27 avril au 1er mai 2009

Métro
2009-05-01 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Patrick Watson, Jean Leloup, 3 gars su’l sofa, Allo Nino – Hommage à Nino Ferrer et Peter, Bjorn and John.

Suite du voyage
Patrick Watson
Wooden Arms (4,5/5)

Le voyage se poursuit. Après le magnifique Close to Paradise, Patrick Watson arrive à surprendre sans décevoir. Ce deuxième disque touchant et déroutant de la formation reprend où le précédent a laissé et nous amène ailleurs : beaucoup d’exploration du côté des percussions (jouées sur toutes sortes d’objets), de magnifiques envolées mélodiques, des interprétations – autant de la part des musiciens que du chanteur et de ses invitées – de haut calibre… Suffit de s’asseoir, de relaxer et de découvrir, alors que la voix unique de Watson murmure, susurre, chante tout bas.   
— Eric Aussant


Excuses acceptées
Jean Leloup
Mille excuses Milady (4/5)

Retour inattendu, mais ô combien apprécié! Avec Mille excuses Milady, on retrouve le Jean Leloup de La vallée des réputations et du Dôme, avec son style unique, ses rifts de guitare et ses délires lyriques. À travers ses 17 chansons, l’auteur-compositeur nous revient un peu plus sage (peut-être), plus assumé et toujours aussi criant de vérité. La vérité, on la retrouve jusque dans le livret de l’album, dans un texte d’une dizaine de pages dans lequel Leloup s’excuse, s’explique et se livre. Un mea culpa facile à accepter après l’écoute de l’opus. Belle résurrection!  
— Audrey Lavoie


Un pas de plus
3 gars su’l sofa
Cerf-volant (3,5/5)

Avec son deuxième album, le groupe 3 gars su’l sofa fait un pas de plus dans l’âge adulte. Le trio ne laisse pourtant pas le petit côté comptine qui est devenu avec le temps sa marque de commerce. Avec David Brunet (Tricot Machine) à la réalisation, Guillaume Monette, Guillaume Meloche-Charlebois et Nicola Morel cultivent leur penchant pour la chanson enfantine, mais ils en font des ballades apaisantes qui n’agacent pas. Côté musique, les choses évoluent avec des sonorités folk et country qui fusent ici et là. Les harmonies vocales sont quant à elles l’une des grandes forces de cette galette.   
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Et Les cornichons?
Artistes variés
Allo Nino – Hommage à Nino Ferrer (3,5/5)

Un peu plus de 10 ans après sa mort, Nino Ferrer fait l’objet d’un album hommage québécois, histoire de mieux le faire connaître. La liste des artistes retenus est intéressante : Isabelle Blais, Martin Léon, Damien Robitaille, Catherine Major... Le réalisateur Alexandre Cattaneo a réussi à respecter l’univers de chacun d’eux tout en donnant un son d’ensemble à l’album. Une belle réussite. Moments forts : Mara Tremblay livre une très belle version de Le sud et Alexandre Désilets s’approprie bien L’arbre noir. Reste qu’on se demande qui aurait bien pu faire Les cornichons... grande absente de ce CD.
— Eric Aussant


Go go Gadget!
Peter, Bjorn and John
The Sound Stage Sessions (2/5)

Après avoir connu la consécration avec Young Folks en 2006, Peter, Bjorn and John revient avec un 5e album où le groupe abuse des effets ringards. Troquant les sifflements pour des claquements de main et des brisures de rythme, le trio suédois pèche par excès. Chaque titre du CD regorge de ces gadgets sonores dont on finit immanquablement par se lasser. Cette surenchère de paillettes gâche des titres qui auraient sans doute eu avantage à baigner dans une plus grande simplicité. Parmi les bons moments, citons la colorée Nothing to Worry About, un copie-coller du D.A.N.C.E. de Justice.   
— Marc-André Lemieux

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 13 au 17 avril 2009

Métro
2009-04-17 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Zachary Richard, Neil Young, Le Roi Poisson, Just Like the Movies et Stevie Knicks.

Lentement
Zachary Richard
Last Kiss (4/5)

Comment rester indifférent quand joue un CD de Zachary Richard? Si à la première écoute, ce premier album en anglais en plus de 15 ans n’est pas aussi émouvant que Lumière dans le noir (2007), le propos s’approfondit lentement. Il faut dire que les commentaires sur chaque chanson laissés sur le site web de l’artiste aident à mettre l’ensemble en contexte – à lire absolument! Musicalement, Richard reprend la recette de ses derniers disques en français, et c’est tant mieux. Il n’y a que le mix typique des anglophones qui noie malheureusement la belle voix du chanteur...    
— Eric Aussant


Toujours jeune
Neil Young
Rock in the Road (4/5)

Neil Young ne vieillit pas. Le légendaire chanteur folk originaire du Canada débarque avec son 31e album studio. Fork in the Road s’éloigne un peu du style traditionnel de Young pour s’aventurer dans le rock garage avec de forts accents de Blues, particulièrement sur la pièce Get Behind the Wheel. Le parrain du grunge verse un peu dans l’environnementalisme avec son plus récent opus. Il critique, entre autres, la dépendance au pétrole des Américains. Lorsque l’on termine l’écoute de Fork in the Road, on a immédiatement envie de le faire rejouer.   
— Mathieu Horth Gagné


Frais le poisson
Le Roi Poisson
RP (3,5/5)

Premier album complet pour le quintette Le Roi poisson. Effort fort intéressant. Si, sur quelques notes, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec Malajube, le groupe parvient à nous montrer son propre visage. D’abord, ce sont d’excellents musiciens. On découvre d’ailleurs leur univers sur la pièce instrumentale Saloon. Puis, on passe avec un sourire du Con au Croque-mort, au Chien galeux, au Robot. Le problème, c’est que, quand on se retrouve vraiment les deux pieds dans le royaume du Roi poisson, le disque prend fin. On en voudrait plus, même si la pêche a été bonne.   
— Vincent Fortier


Bon départ
Just Like the Movies
Just Like the Movies (3/5)

Les cinq membres de la formation Just Like the Movies, anciennement Leftonsideroad, roulent leur bosse depuis quelque temps sur la scène punk-rock québécoise et présentent aujourd’hui leur premier album éponyme, un EP de six chansons. La musique du groupe, dont les musiciens sont originaires de Montréal et de Repentigny, est assez accrocheuse, avec des mélodies qui restent en tête, dans la lignée de ce que fait Paramore. Certains amateurs de rock et de punk y trouveront leur compte, mais d’autres diront peut-être que Just Like the Movies verse parfois dans la facilité.
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Dommage
Stevie Knicks
The Sound Stage Session (2/5)

On aurait bien voulu triper fort sur cet opus enregistré pendant un concert intime donné par la star à Chicago en 2007, mais quelque chose nous en empêche. Est-ce la qualité sonore laissant parfois à désirer, la voix défaillante de l’artiste ou le petit nombre (10) de titres proposés qui nous rebute? Les fans inconditionnels de la chanteuse de Fleetwood Mac seront toutefois heureux d’apprendre que l’icône d’une génération reprend quelques classiques du groupe, dont Lanslide, Rhiannon et Dreams. Parmi les bons moments tirés du répertoire de Knicks, on compte Stand Back.
— Marc-André Lemieux

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 20 au 24 avril 2009

Métro
2009-04-24 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Lhasa, Depeche Mode, Wilfred LeBouthillier et Doves.

Trois fois bravo
Lhasa
Lhasa (4,5/5)

Les attentes étaient grandes à l’égard du nouvel opus de Lhasa. Et c’est haut la main que la Montréalaise d’adoption a relevé le défi. Alors que son premier CD était exclusivement en espagnol et que le second mêlait français, anglais et espagnol, ce troisième album est entièrement en anglais. Si vous avez aimé The living Road, vous tomberez sous le charme. La voix chaude de la chanteuse s’harmonise parfaitement avec le style plutôt soul des mélodies. Par son style et l’enchaînement des chansons, qui se fait sans anicroche, cet opus est parfait pour créer une ambiance décontractée.    
— Catherine Girouard


Pertinent
Depeche Mode
Sounds of the Universe (4/5)

Avec Sounds of the Universe, leur 12e opus, les gars de Depeche Mode prouvent que, dans le monde de la pop, on peut garder sa pertinence sans avoir à changer de style à chaque album. La formule du trio britannique reste peut-être la même, mais le résultat est inspiré. Des textes sombres et mystérieux interprétés avec passion par Dave Gahan (dans une forme vocale exemplaire), des mélodies mi-électro mi-rock signées Martin Gore... Parmi les plus belles réussites du disque, citons l’énigmatique Wrong, l’innovative Hole to Feed et Miles Away/The Truth Is (du DM tout craché).  
— Marc-André Lemieux


Pêcheur rockeur
Wilfred LeBouthillier
Droit devant (3/5)

Wilfred est l’un des seuls ex-académiciens à nous offrir ses propres compositions. L’Acadien signe presque toutes les paroles et les musiques de son troisième effort. Pour l’épauler dans la création de cet album folk-rock, un brin country, Wilfred est allé repêcher des collaborateurs de renom, tels que Jean-François Breau, Nelson Minville, Marie-Mai, Fred St-Gelais, Roger Tabra, Cayouche et Marc Dupré, qui signe la réalisation de l’opus. Sans prendre trop de risques, Dupré fait un travail honnête. Toutes les chansons de Wilfred ont ce qu’il faut pour les radios commerciales.   
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Brillant mélange
Doves
Kingdom of Rust (3/5)

Après quatre ans d’attente, les fans de Doves peuvent enfin mettre la main sur un nouvel album de la formation. Avec Kingdom of Rust, le groupe britannique nous amène dans un monde où se mélangent brillamment les éléments électroniques et le rock britannique dans sa plus pure tradition. La longue pièce d’ouverture, Jetstream, est la plus intéressante du CD avec ses claviers inspirés et sa mélodie agréablement traînante. The Outsiders, le titre le plus dansante tire lui aussi son épingle du jeu avec son rock accrocheur et son rythme beaucoup plus rapide.   
— Mathieu Horth Gagné

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 6 au 10 avril 2009

Métro
2009-04-10 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Metric, Pierre Lapointe, Flo Rida, Florent Vollant et Queensrÿche.

Délicieux
Metric
Fantasies (4/5)

Metric a trouvé la bonne recette avec Fantasies. Le quatuor canadien y a mis tout ce dans quoi il excelle. On y goûte surtout le son pop-rock du groupe, mais on décèle aussi une pointe d’indie, une pointe de new wave. Les rythmes sont lourds, appuyés, mais ça ne donne pas du tout mal au cœur. Dosage parfait. Pas de crémage en trop non plus. On y va avec les éléments de base, la voix de la chanteuse Emily Haines au premier plan, probablement le meilleur ingrédient. C’est gourmand et ça fait plaisir. On gardera surtout en bouche Help I’m Alive et Sick Muse.
— Vincent Fortier


À fleur de peau
Pierre Lapointe
Sentiments humains(4/5)

On sait qui est Pierre Lapointe depuis plusieurs années, mais ce n’est qu’avec Sentiments humains qu’on a l’impression de faire vraiment sa connaissance. Le chanteur s’y livre sans pudeur à travers 12 titres à fleur de peau, réalisés avec doigté par Philippe Brault. Le résultat est dense, chargé, un peu lourd, mais mémorable. L’aventure Mutantès, d’où sont tirées les chansons, semble avoir libéré vocalement le chanteur, qui mord dans les mots avec une hargne qu’on ne lui soupçonnait pas (Au bar des suicidés, L’enfant de ma mère). Une pop ambitieuse, audacieuse et vibrante.   
— Marc-André Lemieux


Pour les clubs
Flo Rida
R.O.O.T.S (3/5)

Avec son nouvel album, Flo Rida ne prend pas de chance, il offre une multitude de chansons parfaites pour les pistes de danse. Il s’assure donc de répéter plusieurs fois plutôt qu’une le succès qu’il avait eu en 2007 avec la pièce Low. On se demande un peu, par contre, où le rappeur a caché son côté hip-hop. Sûrement derrière les nombreuses sonorités dance et électro. Le Floridien s’est entouré de collaborateurs tels que  Nelly Furtado, Ne-Yo, Akon et Wyclef Jean, ce qui n’empêche pas ce CD, supposément inspiré du voyage du chanteur en Afrique, d’être un peu trop sucré.    
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Une belle suite
Florent Vollant
Eku Mamu (3/5)

Quatre ans après Niapaia­mianan, Florent Vollant arrive avec un troisième CD solo. Toujours aussi habile avec les mélodies, l’ex-Kashtin continue de préconiser un country-folk empreint de rythmes amérindiens pour s’exprimer, quoique le country prenne plus de place ici (sur Que la lune est belle ce soir, par exemple). Le tout est joué avec retenue et douceur, ce qui rend l’ensemble cohérent. Le CD est surtout chanté en innu, mais Vollant parle d’amour, de rêve d’unité et de traditions en anglais et en français aussi. Une belle suite. Toutefois, il manque un petit quelque chose dans le son riche du son qu’avait Katak (2003).
— Eric Aussant


Un peu pénible
Queensrÿche
American soldier (2,5/5)

Queensrÿche, véritables piliers du métal progressif, débarquent avec un CD concept, American Soldier. Le chanteur du groupe a amassé des témoignages d’anciens combattants. Ces histoires se transforment en 12 pièces évoquant la réalité de la guerre sans tomber dans le piège de l’hyperpatriotisme américain. En dépit d’un concept intéressant, les gars de Queensrÿche arrivent un peu court avec leur nouvel opus. Le rythme lent des pièces, combiné avec certains solos interminables, en rend l’écoute un peu pénible. A Dead Man’s Words et If I Were King sont toutefois assez intéressantes.
— Mathieu Horth Gagné

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 30 mars au 3 avril 2009

Métro
2009-04-03 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Julie Doiron, The Decemberists, Diana Krall, Marianne Faithfull et Star Académie.

Habile mariage
Julie Doiron
I Can Wonder What You Did With Your Day (4/5)

D’emblée, je dois me confesser : il n’y aura pas de comparatifs entre I Can Wonder What You Did With Your Day et les autres opus de Julie Doiron. J’étais vierge de la chanteuse canadienne. Et je suis un nouveau fan. En amuse-gueule, elle offre une pièce dénudée, à la guitare acoustique, The Life of Dreams. Magnifique. Puis, sur le deuxième titre, Spill Yer Lungs, la guitare électrique apporte un tout nouveau son. Mais le résultat est le même. Tout au long des 12 chansons, Doiron poursuit ce va-et-vient charmant. Un mariage réussi entre sale et pur.
— Vincent Fortier


Concept gagnant
The Decemberists
The Hazards of Love (4/5)

The Decemberists proposent un album concept, s’approchant un peu de l’opéra-rock. Ce brillant mélange de folk britannique traditionnel et d’indie rock fait entrer dans l’histoire de Margaret, de son amoureux, d’une reine de la forêt et d’un triste débauché. L’opus compte 17 pièces, certaines touchantes, certaines très rock. Dans The Queen’s Rebuke/The Crossing, par exemple, la formation fait un agencement absolument inspiré de synthétiseur et de guitare électrique bien lourde. L’ajout de voix féminines ajoute de la profondeur à un album qui n’en manquait déjà pas.
— Mathieu Horth Gagné


Douce bossa-nova
Diana Krall
Quiet Nights (3,5/5)

Diana Krall souhaitait, avec son nouvel album, donner l’impression qu’elle murmure des mots doux à son amoureux. La chanteuse d’origine canadienne a tout à fait réussi son pari avec Quiet Nights, qui offre une ambiance feutrée et sensuelle et où sa voix plus mature est mise de l’avant. Après avoir repris des grands standards du jazz, Krall s’essaie à des airs de bossa-nova, et l’effet est tout à fait réussi. L’interprète s’est entourée de l’arrangeur Claus Ogerman, qui a travaillé entre autres avec Giberto Gil et Antonio Carlos Jobim. Petit bémol, Quiet Nights est peut-être un peu trop tranquille…
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Pauvre Marianne
Marianne Faithfull
Easy Come, Easy Go (2,5/5)

À 62 ans, Marianne Faithfull tente de répéter ce qu’elle a réussi avec brio en 1987 sur Strange Weather : un CD de reprises. Si le choix des chansons de Billy Holiday, Dolly Parton et The Decemberists, entre autres, est sans reproche et que la musique – toute acoustique – est excellente, la voix de la chanteuse pouse toutefois problème. Elle était éraillée en 1987, mais agréable à écouter. Ce n’est plus le cas en 2009. Même des choristes supertars comme Nick Cave et Rufus Wainwright n’y peuvent rien. Moment fort, cependant : Bring Me Back Home, de Merle Haggard, avec Keith Richards.
— Eric Aussant


Peu de nouveau
Artistes variés
Star Académie 2009 (2,5/5)

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il  y a un peu d’innovation sur le disque de la quatrième cuvée de Star Académie. Parmi les reprises de titres dépassés, comme D’amour ou d’amitié, popularisé par Céline Dion et interprétée par Joanie Goyette, et Libérer le trésor, de Michel Rivard et interprétée par Carolanne D’Astous Paquet, on retrouve des chansons bien de notre époque comme Moisi Moé’ssi, de Fred Fortin, repris par William Deslauriers, et J’t’emmène au vent, de Louise Attaque, repris par Olivier Beaulieu. Justement, elles détonnent, ce qui fait un disque inégal, à la réalisation assez pauvre.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 23 au 27 mars 2009

Métro
2009-03-27 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Yann Perreau, Nat King Cole, Shout Out Out Out Out, Madeleine Peyroux et Mastodon.

Perreau est beau
Yann Perreau
Un serpent sous les fleurs (4/5)

Le troisième album de Yann Perreau faisait peur avant même sa sortie. Plus commercial, disaient certains. Perreau parlait plutôt d’une musique moins hermétique. Or, tout ce qu’on voulait savoir, c’est si on allait retrouver Perreau au rendez-vous. La réponse? Oui. Vrai que la première écoute nous surprend. C’est parfois différent dans la forme, mais jamais dans le fond. Au final, on retrouve tout ce qu’on aime de l’auteur-compositeur : une bizarrerie, des mélodies tantôt touchantes tantôt, bougeantes et, surtout, une extrême beauté. N’ayez plus peur, Perreau est beau, Perreau est bon, Perreau est là.
— Vincent Fortier


Au goût du jour
Nat King Cole
Re:Generations (3,5/5)

L’idée était bonne et le résultat est à la hauteur. Sur Re:Generations, les grands succès de Nat King Cole sont revus et corrigés par des artistes populaires contemporains issus de divers horizons musicaux. La plupart des réalisateurs invités font preuve du plus grand respect envers l’œuvre du chanteur jazz… et ça s’entend. Parmi les bons coups, signalons Day In – Day Out, revisitée par le DJ Cut Chemist, la version électro psychédélique de Nature Boy, une gracieuseté de TV on the Radio, et More and More of Your Amor, à laquelle le duo Bitter:Sweet apporte une touche latine fort sexy.
— Marc-André Lemieux


Top électro
Shout Out Out Out Out
Reintegration Time (3,5/5)

Les membres de Shout Out Out Out Out, nous donnent le goût de danser avec leur deuxième album, Reintegration Time. Le groupe d’Edmonton, qui en avait surpris plusieurs avec Not Saying Just Saying en 2006, fait un retour en force en présentant un heureux mélange de house, d’électro et de dance. L’évolution se fait tout en douceur, débutant avec des rythmes assez légers qui prennent en puissance et en épaisseur pour culminer dans une apothéose sonore forte en synthétiseurs. On est vite hypnotisé par les beats des Albertains, qui nous font presque entrer en transe.
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Distraitement
Madeleine Peyroux
Bare Bones (3/5)

Quatrième album de cette Améri­caine au nom francophone... qui chante surtout en anglais. Et seulement en anglais ici. La raison est peut-être simple : la chanteuse a choisi de ne pas reprendre de grands classiques jazz ou pop, comme elle l’a beaucoup fait, mais plutôt de ne chanter que des pièces originales. C’est la seule surprise de ce disque, puisque Peyroux conserve le son qui l’a fait connaître, mi-jazz mi-folk, intemporel et tout doux. Un joli disque pour les après-midi pluvieux ou pour les fins de soirée, à écouter distraitement... un peu comme la chanteuse semble chanter.
— Eric Aussant


Moins extrême
Mastodon
Crack the Skye (3/5)

Délaissant un peu le côté extrême de ses trois derniers albums, le groupe métal Mastodon met plus en valeur son côté rock progressif avec son quatrième effort, Crack the Skye. Le nouvel opus de la formation américaine contient 2 titres de plus de 10 minutes. The Czar, l’une des pièces, est fort intéressante. Celle-ci est divisée en quatre thèmes – Usurper, Escape, Martyr et Spiral – et tient autant de la ballade que du métal. Aussi, la pièce titre, Crack the Sky, s’éloigne un peu du ton progressif de l’album pour embrasser un rythme plus sombre et agressif.
— Mathieu Horth Gagné

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 16 au 20 mars 2009

Métro
2009-03-20 06:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Patrick Pleau, Indochine, Want et Marabu.

Irrésistible
Patrick Pleau
Hype-moi (4/5)

Le premier CD francophone du leader du groupe Plajia va faire jaser, c’est certain! À la fois pop et alternatives, acoustiques et électro, parfois dansantes, mais surtout planantes, les compositions de Pleau, réalisées par Bob & Bill, ont chacune leur atmosphère propre, et il est difficile d’y résister. On se croirait quelque part entre 2009 et les années 1970, et ça fonctionne! L’enregis­trement est toutefois plutôt ordinaire. Un plus gros budget aurait certainement réglé le problème. Côté texte, c’est soigné et original, avec quelques maladresses. Reste la voix de Pleau : elle est du type qu’on aime ou qu’on déteste… et Métro adore!
— Eric Aussant


Pop inspirée
Indochine
La république des météors (3,5/5)

Le groupe culte français Indochine fait honneur à sa légende avec son dernier CD, La république des météors. Décidément, la formation rock continue d’attaquer en force le nouveau millénaire avec un troisième opus depuis 2002. Même s’il est aussi solide et inspiré que ses deux prédécesseurs, La république des météors flirte beaucoup plus avec la pop que Paradize et Alice & June. Du début à la fin, cet album nous fait voyager dans un univers sonore très riche, passant de l’électro/pop, avec Play Boy, au rock pur, avec Republika. Les fans ne peuvent qu’aimer.
— Mathieu Horth Gagné


Surprise, surprise
30H!3
Want (3,5/5)

Un savant mélange de hip-hop et d’électro concocté par deux blancs-becs tout droit sortis du Colorado. Voilà ce que nous offre 30H!3 sur son premier CD. À mi-chemin entre Justice et les Beastie Boys, le groupe montre un flair pour les mélodies pop accrocheuses (Don’t Trust Me) et un certain talent pour des textes irrévérencieux juste assez vulgaires (I’m Not Your Boyfriend Baby). La formation nous laisse toutefois perplexe avec des titres de qualité inférieure, tels que la banale Rich Man (du mauvais Nelly) et la ballade Still Around (un remix peu inspiré d’Apologize, de OneRepublic).
— Marc-André Lemieux


Pop adolescente
Marabu
Marabu (2,5/5)

Marabu, le duo originaire de la Rive-Sud de Québec, est de retour avec un deuxième disque, cette fois-ci sous étiquette La tribu. On est légèrement surpris de voir André Simard et Jesse Proteau, qui proposent une pop très commerciale, avec la compagnie de disques des Cowboys Fringants, de Jérôme Minière et de Martin Léon. Peut-être que le label souhaite améliorer sa cote auprès des adolescents, parce que c’est clairement à ce public que plairont les harmonies vocales et le propos juvénile de ces deux chanteurs-guitaristes. Ceci étant dit, les gars ont de bien belles voix et des pièces accrocheuses.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 9 au 13 mars 2009

Métro
2009-03-13 06:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les albums de Émilie Proulx, Grégoire, Stéphanie Lapointe, Kelly Clarkson et Covered, A Revolution in Sound: Warner Bros Records.

Belle mélancolie
Émilie Proulx
La lenteur alentour (4/5)

Après avoir séduit la critique avec un mini-album en 2007, Émilie Proulx revient en force avec un disque complet, La lenteur alentour. Dans la continuité de ses premières compositions, la chanteuse folk présente des chansons tous aussi lentes et mélancoliques. Mais c’est ici toute la beauté de la chose, la tristesse qui émane de ses paroles est touchante, et l’atmosphère planante est complètement envoutante. Émilie Proulx prend le temps de placer les choses musicalement et littéralement, et c’est tout à son honneur. On ne peut que se laisser bercer par sa douce voix monotone et ses réflexions grises.
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Du web au CD
Grégoire
Toi + moi (3,5/5)

Sur la dernière page du livret, on peut lire : «Merci à mes producteurs», suivi d’une liste de surnoms internet : aaudrey2, saxe78, nico5773, etc. Grégoire est en fait le premier artiste de la compagnie française My Major Company qui invite les internautes à devenir coproducteurs d’un disque d’un nouvel artiste qu’ils apprécient. Lancé en France à l’automne 2008, Toi + moi est un succès! Faut dire que Grégoire pond d’excellentes chansons. Il fait dans la pop confortable et fait penser à Goldman, Pagny, Eicher... Ce n’est peut-être pas très original, mais le CD est agréable à découvrir. Artiste à surveiller!
— Eric Aussant


Avec le temps
Stéphanie Lapointe
Donne-moi quelque chose qui ne finit pas (3,5/5)

Le deuxième album de Stéphanie Lapointe ne se laisse pas facilement apprivoiser. À la première écoute, on se surprend à se lasser des chuintements de l’ex-Académicienne. La finesse des mélodies et la voix de la chanteuse, fragile et empreinte d’émotion, finissent toutefois par nous gagner. De l’exquise Petit garçon en habit d’homme, jouée au piano, à la tendre Bang Bang (émouvante, grâce aux arrangements de cordes signés Mélik-Alexandre Farhat), on prend plaisir à se laisser transporter dans l’univers mélancolique de l’artiste, qui nous prouve qu’elle est là pour rester.
— Marc-André Lemieux


Retour pop
Kelly Clarkson
All I Ever Wanted (3/5)

Après un passage plus sombre avec My December, Kelly Clarkson est de retour avec le son pop-rock qui a fait le succès de Breakaway, sorti en 2004. La gagnante de la première édition d’American Idol présente des pièces aux mélodies accrocheuses, dont certaines possèdent un son résolument rock, comme Whyya­wanna­bringmedown. La chanteuse joue donc dans les plates-bandes d’Avril Lavigne et de Katy Perry et le fait très bien. Perry signe d’ailleurs deux pièces sur All I Ever Wanted, un album qui s’écoute bien, porté par la magnifique voix de Kelly, et qui a le mérite de ne pas être ennuyant.
— Geneviève Vézina-Montplaisir


Des covers
Artistes variés
Covered, a Revolution in Sound: Warner Bros Records (3/5)

Pour souligner ses 50 ans d’existence, Warner Bros. Records a demandé à ses poulains de reprendre les hits de quelques-uns des plus grands noms de la musique qui ont déjà fait partie de son écurie. Comme toute bonne compile du genre, le résultat est inégal, mais fort intéressant. Parmi les bons coups, citons Mastondon qui, avec l’aide de Billy Gibbons, reprend avec vigueur Just Got Paid, de ZZ Top, et les Flaming Lips, qui laissent libre cours à leurs élans psychédéliques sur Bordeline, de Madonna. Michelle Branch gâche la sauce avec une version peu inspirée de A Case of You, un classique de Joni Mitchellell.
— Marc-André Lemieux

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 2 au 6 mars 2009

Métro
2009-03-06 06:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les albums de Watchmen, Heroes War Child, U2, Chris Isaak et Trouble Andrew.

Autre réalité
Artistes variés
Watchmen (bande sonore) (4/5)

La bande sonore du film Watchmen nous amène dans un univers délicieusement nostalgique avec des pièces écrites avant 1985, année où se déroule l’action du film. Dans le monde de Watchmen, où Nixon est toujours président et où les Américains ont remporté la guerre du Vietnam grâce à l’aide d’un des superhéros, des chansons comme The Sound of Silence, de Simon & Garfunkel, et All Along the Watchtower, de Jimi Hendrix, ont une résonnance totalement différente. Le choix des pièces est impeccable. Ne reste qu’à regarder le film pour voir comment musique et image fusionne.
— Marc-André Lemieux


Concept gagnant
Artistes variés
Heroes – War Child (3,5/5)

Dans la foulée des albums réunissant des artistes pour une bonne cause (en l’occurrence les enfants touchés par la guerre), Heroes fait bonne figure. Le concept est simple : les plus grandes légendes de l’histoire musicale choisissent un classique de leur répertoire et en confient l’interprétation à un artiste de la nouvelle génération. Parmi les bons coups, citons un très émouvant Rufus Wainwright sur Wonderful / Song For Children, de Brian Wilson, les colorés Scissor Sisters sur Do the Strand, un vieux tube de Roxy Music, et le groupe TV on the Radio, qui laisse aller sa créativité sur Heroes, de David Bowie.
— Marc-André Lemieux


Grand retour
U2
No Line on the Horizon (3,5/5)

No Line on the Horizon est loin d’être mauvais. Le problème, pour U2, ce sont surtout les attentes que suscite chaque nouveau lancement. No Line n’est pas The Joshua Tree. Ni Achtung Baby. Mais l’album passe le test, quoiqu’il reste beaucoup moins surprenant que ce que laissait présager le premier extrait, Get On Your Boots. Magnificient, Unknown Caller et Breathe reprennent de façon très efficace le son rock et ambiant caractéristique du groupe. À l’écoute des Moment of Surrender et FEZ-Being Born, on peut reprocher à l’album des pistes qui s’étirent sans avoir la puissance voulue pour soutenir l’intérêt.
— Christian Duperron


Côté country
Chris Isaak
Mr. Lucky (3/5)

Chris Isaak a toujours eu un petit côté country, même à l’époque où il se prélassait sur une plage avec Helena Christensen (voir le vidéoclip de Wicked Game, en 1989). L’amour du chanteur pour la musique préférée des cowboys est perceptible sur bon nombre des titres de Mr. Lucky, son premier album en sept ans (Cheater’s Town, Best I Ever Had et Breaking Apart, un duo avec Trisha Year­wood). La voix du chanteur rappelle plus que jamais celle de Roy Orbison sur la ballade You Don’t Cry Like I Do, alors que sur Take My Heart, il semble vouloir évoquer le Elvis Presley de l’ère hawaïenne. On ne lui en tiendra pas rigueur.
— Marc-André Lemieux


Pas de médaille
Trouble Andrew
Trouble Andrew Remixed + Remastered (2,5/5)

Trevor Andrew a déjà gagné plusieurs Coupes du monde de snowboard, mais il ne risque pas de remporter de médaille pour son premier album, Trouble Andrew, Remixed + Remastered. Rappelons qu’il est devenu musicien pour passer le temps alors qu’il se remettait d’une blessure. Trouble offre des pièces électro-punk-rock accompagnées de guitare qui ne volent pas très haut. On aime la chanson qui ouvre le CD, Chase Money, mais le reste est sans couleur. La musique, c’est comme le snowboard, avec un peu de pratique peut-être que le chanteur arrivera à faire quelques figures.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 23 au 27 février 2009

Métro
2009-02-27 06:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums des Cowboys Fringants et de Bet.e.

 Su'l party
 Les Cowboys Fringants
 Sur un air de déjà vu (3/5)

Les Cowboys avaient gardé pour ce projet leurs chansons «de party». Pas de dentelles, juste le bon vieux beat bien connu des Cowboys Fringants. Pas de surprise non plus du côté des thèmes : un peu de nostalgie (Par chez nous, 1994), des personnages toujours colorés et souvent pathétiques (Beau-frère, Normal Tremblay, Titi Tancrède) et de la boisson (Rentre à pied). S’ajoute à cela la douce Quand tu pars, avec la voix de Marie-Annick Lépine, qui n’aurait pas détonné sur l’album solo de cette dernière. Au final, on se retrouve avec de quoi bien s’amuser, malgré quelques temps morts.
— Christian Duperron


 Six ans plus tard
 Bet.e
 B.coming (2,5/5)


On peut dire qu'elle a pris son temps! Le premier album solo de la chanteuse de Bet.e & Stef arrive six ans après la séparation du duo. Une éternité dans une industrie qui file à la vitesse grand V. Surtout que Bet.e a choisi de rester tout près de ce qu'elle faisait avec son partenaire : une musique aux accents brésiliens... Pas de surprise, donc. Faut tout de même souligner qu'elle réalise elle-même un album multilingue – trois chansons en français, plutôt moyennes – plein de douceur, satiné. Ceux qui ont déjà apprécié cette voix seront heureux; les autres passeront  leur tour...
— Eric Aussant
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 16 au 20 février 2009

Métro
2009-02-20 06:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Eleni Mandell, Clément Jacques, Bénabar, YTHEBAND, The Brighton Port Authority.

 Séduisant
 Eleni Mandell
 Artificial Fire (4/5)

Septième album de cette Califor­nienne qui en a séduit plus d’un au Québec il y a deux ans avec son CD Miracle of Five et la tournée qui a suivi. Cette fois, en plus de toucher le folk et le country, sa voix légèrement éraillée, plutôt grave et calme, se retrouve également sur quelques pièces plus rock, fortement inspirées des années 1960. Le tout demeure séduisant. Chose certaine, Mandell a un réel talent pour composer des chansons plaisantes à écouter, sans tomber dans les clichés. Suffit d’écouter Don’t Let it Happen, par exemple, pour s’en convaincre. Un opus frès intéressant!
— Eric Aussant


 Doux cowboys
 Clément Jacques
 Consumed and Guilty (3,5/5)

Le premier CD de Clément Jacques a de quoi séduire. Avec ses titres folk, aux sonorités country, le chanteur originaire du Sague­nay possède un petit quelque chose à la Jack Johnson qui est très agréable à l’oreille. Grâce aux arrangements réalisés par Éloi Painchaud, on a l’impression que l’artiste nous fait ses confidences en toute intimité. Il faut par contre souligner que c’est dans les ballades que le guitariste excelle, ses chansons plus rythmées manquant un peu de maîtrise. On apprécie Consumed and Guilty pour son ambiance nostalgique où l’harmonica rayonne aux côtés de la guitare acoustique.
— Geneviève Vézina-Montplaisir


 Fréquentable
 Bénabar
 Infréquentable (3,5/5)

 
Deux ans après son Best of, Bénabar lance un quatrième album. L’artiste dit qu’il ne voulait pas se répéter. Il a troqué le piano contre la guitare afin de composer ses chansons, a choisi d’aborder des thèmes moins hop la vie et a fait appel à l’excellent réalisateur François Delabrière, qui a mis de côté ses sons électros pour jouer avec les instruments acoustiques. Eh bien, ça reste du Bénabar. C’est agréable, léger et souvent amusant. Ça reste toutefois très près de la vieille chanson française, ce qui peut rebuter certains. Moments forts : Les numéros, l’amusante Pas du tout et L’effet papillon.
— Eric Aussant


 L'ombre de Mario
 YTHEBAND
 What the City Does to People (2,5/5)


Le groupe montréalais YTHEBAND lance son premier album, What the City Does to People. Les protégés de Mario Pelchat – qui produit l’album – donnent dans la pop-rock aux lourds accents de soul. On sent d’ailleurs l’influence de l’interprète de Pleurs dans la pluie plusieurs fois sur l’album. La pièce Don’t Get Me Wrong aurait très bien pu être chantée par Pelchat. Les chansons de YTHEBAND, sans être très originales, sont assez accrocheuses et très bien réalisées. Les titres Got Me Running et Fade Away sont les plus réussies de l’album. Un opus qui ne passera pas à l’histoire, mais dont l’écoute est plutôt agréable.
— Mathieu Horth Gagné



 Éparpillé
 The Brighton Port Authority
 I Think We’re Gonna Need A Bigger Boat (2,5/5)


The Brighton Port Authority, c’est Norman Cook, alias Fatboy Slim, un DJ britannique qui avait connu le succès à la fin des années 1990 avec des titres électros comme Praise You. Sur son dernier album, I Think We’re Gonna Need A Bigger Boat, le musicien s’éparpille. Mais à force d’essayer de nouvelles choses, il réussit parfois à viser dans le mille (Island, avec le saxophoniste Justin Robinson, la mélodique Seattle, avec Emmy the Great, et la très pop He’s Frank, avec Iggy Pop). Soulignons aussi la présence de Martha Wainwright, qui se fait aller les cordes vocales sur le très reggae Spade.
— Marc-André Lemieux

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 9 au 13 février 2009

Métro
2009-02-13 06:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Lily Allen, Malajube, Jason Bajada et The Red Jumpsuit Apparatus.

 Irrésistible
 Lily Allen
 It's not me, it's you (4/5)

L’effet de surprise est peut-être moins grand, mais le plaisir, lui, est aussi fort... sinon plus! It’s Not Me, It’s You résume bien pourquoi Lily Allen figure parmi les stars de la pop les plus importantes du 21e siècle. Sa poésie tantôt crue (Fuck You), tantôt drôle (The Fear, Everyone’s At It et Not Fair, où elle se plaint des pauvres performances de son amant au lit), mais toujours franche et décapante se marie parfaitement aux fins arrangements de Greg Kurstin (The Bird And the Bee). Les mélodies fort bien ficelées nous resteront dans la tête tout au long de l’année... et c’est tant mieux!
— Marc-André Lemieux


 Pari gagné
 Malajube
 Labyrinthes (4/5)


On l’attendait avec grande impatience, ce troisième CD de Malajube. Après nous avoir jeté par terre avec Trompe l’œil, le quatuor nous met K.O. avec Labyrinthes, où la sombre poésie de Julien Mineau (les thèmes de la souffrance et de la mort y sont omniprésents) côtoie des morceaux rock fort ambitieux où les guitares se déchaînent avec fureur (333, Ursuline, Cristobald). Plus orchestrale et moins pop que les précédents efforts de la formation, cette nouvelle galette gagnera en puissance une fois sur scène, notamment grâce à ses nombreux passages instrumentaux fort étoffés.
— Marc-André Lemieux


 Mélancolique
 Jason Bajada
 Loveshit (3,5/5)

 
Jason Bajada a écrit les pièces de Loveshit après une grande peine d’amour. On est désolé pour lui, mais nos oreilles le remercient! Le Montréalais a composé de magnifiques chansons, tristes certes, mais ô combien touchantes. Le tout est joliment agrémenté des sons de sa guitare et des ambiances concoctées par le duo de réalisateurs Les Troublemakers. On adore le petit côté années 1960 de ses ballades mélancoliques. Jason Bajada ne réinvente pas la roue, mais les fins de relations dramatiques font toujours d’excellentes chansons!
— Geneviève Vézina-Montplaisir


 Générique
 The Red Jumpsuit Apparatus
 Lonely Road (2/5)


Le deuxième album du groupe The Red Jumpsuit Apparatus, Lonely Road, n’a rien pour vous jeter par terre. La formation floridienne se promène entre l’emo/pop et le rock pompeux, mais ne parvient à se distinguer dans aucun de ces deux styles. La pièce Pull Me Back nous réconcilie un peu avec le travail du groupe en raison de son côté plus sombre et profond. Mais, dans l’ensemble, Lonely Road est un album générique sans grande originalité. Il possède toutefois toutes les qualités pour devenir la trame sonore d’une comédie romantique pour adolescents.
— Mathieu Horth Gagné




Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 2 au 6 février 2009

Métro
2009-02-06 06:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Late of the Pier, Bruno Pelletier, Chic Gamine, Renee Olstead et The Fray.

 Prometteur
 Late of the Pier
 Fantasy Black Channel (3,5/5)

Late of the Pier est un jeune band fort prometteur. Sur Fantasy Black Channel, son premier album à paraître en Amérique, le quatuor britannique offre un savant mélange d’attitude punk, de rythmes dansants, de distorsions rock et de sonorités électroniques. La voix de Sam Eastgate, le chanteur, rappelle celle d’un jeune David Bowie, alors que certains titres, dont The Enemy Are the Future, évoquent The Clash. Le groupe s’aventure sur le territoire de Marilyn Manson à quelques reprises, mais on ne lui en tiendra pas rigueur. The Killers et Franz Ferdinand doivent surveiller leurs arrières.
— Marc-André Lemieux


 Tous les sens
 Bruno Pelletier
 Microphonium (3/5)


Le dixième album de Bruno Pelletier laisse perplexe. Les 12 pièces vont dans tous les sens. On se sent d’abord comme dans une comédie musicale, véritablement. Pas que le beau ne maîtrise pas le genre, au contraire, c’est bien fait. Mais on s’attend à autre chose et on espère quelque chose de plus fort de cette si belle voix. Puis on flirte avec le jazz. Encore bien fait. Mais c’est sur les titres voix-piano que Pelletier nous charme le plus (Après toi le déluge avec Catherine Major est parfaite). Comme quoi la sobriété a bien meilleur goût. Un filon qu’il aurait avantage à exploiter.
— Vincent Fortier


 Sympa
 Chic Gamine
 Chic Gamine (3/5)

 
Le groupe Chic Gamine se compose de quatre chanteuses et d’un batteur. Ensemble, ils font une musique où les cordes vocales sont à l’honneur, avec la percussion comme unique support musical. Le résultat est sympa, les filles sachant savamment moduler leurs belles voix et multiplier harmonies et chœurs. Passant d’un style gospel des années 50 et 60 à un style folk, chantant tantôt en français ou en anglais, tantôt en espagnol, Chic Gamine fait plusieurs explorations, mais malheureusement, elles ne sont pas toujours réussies. Un bon concept, mais qui s’essouffle un peu en milieu de parcours.
— Geneviève Vézina-Montplaisir


 Agréable cliché
 Renee Olstead
 Skylark (2,5/5)


Deuxième album de cette jeune chanteuse et comédienne américaine qui donne dans le genre jazzy-grand orchestre. Malgré son jeune âge, elle a ce qu’il faut pour rendre ce CD agréable et parfois intéressant. Toutefois, le réalisateur et arrangeur David Foster répète ce qu’il fait avec Michael Bublé. Les reprises sont donc au rendez-vous : My Baby Just Cares for Me et When I Fall in Love, entre autres. Et on retrouve quelques compositions Foster-Olstead, dont la jolie Hold Me Now qui ressemble étrangement à Home de Bublé... Bref, pas très original, mais somme toute agréable.
— Eric Aussant


 Déjà-vu
 The Fray
 The Fray (2/5)

 
Le groupe du Colorado The Fray arrive avec son album éponyme. Il s’agit du cinquième opus de la formation. Honnêtement, The Fray ressemble un peu à un assemblage de mélodies mille fois entendues et qui n’apportent que très peu de nouveau. Les différentes pièces peuvent toutefois être agréables à l’écoute pour les amateurs du genre. La pièce Absolute est probablement la plus réussie de l’album, avec son côté plus rock et moins propret que le reste du matériel que propose le groupe. The Fray sera en concert le 13 avril prochain au Métropolis.
— Mathieu Horth Gagné

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 26 au 30 janvier 2009

Métro
2009-01-30 01:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Carl-Éric Hudon, Mara Tremblay, Bruce Springsteen, Franz Ferdinand et Marc-André Fortin.

 Petit bijou
 Carl-Éric Hudon
 Contre le tien Ananas Bongo Love (4/5)

Avec son deuxième album, Carl-Éric Hudon nous offre 11 petits bijoux. L’artiste a travaillé chaque pièce tel un orfèvre, avec comme complice Navet Confit à la réalisation. Chaque pièce de Contre le tien Ananas Bongo Love propose un univers musical et littéraire différent. On passe de plages planantes parfois noires à d’autres, plus joyeuses et sucrées. Le banjo, la trompette et le piano croisent ici et là les guitares et les percussions dans une harmonie complète. Le musicien séduit notre oreille. On se sent bien dans la bulle singulière et un peu expérimentale qu’il construit note après note.          
— Geneviève Vézina-Montplaisir


 Intime beauté
 Mara Tremblay
 Tu m'intimides (4/5)


Tu m’intimides, c’est Mara Tremblay dans toute sa fragilité, mais aussi dans toute sa complexité. La chanteuse ne renie pas l’incursion dans les ambiances aériennes amorcée sur l’opus précédent, pas plus qu’elle n’oublie les influences folk et country caractéristiques de son univers (Devant l’orage), mais elle y fusionne un son électrique d’une fort belle intensité (Hydrocarbone). De quoi élever la tension dans un doux amalgame de résignation et d’espoir. «Je rêve moins, peut-être bien, mais je rêve encore», chante Mara. Ce qui résume tout le paradoxe sur lequel repose cet album, mature et réussi.
— Christian Duperron


 Lettre d'amour
 Bruce Springsteen
 Working on a Dream (4/5)

 
Même si aucun des 13 titres du nouvel album du Boss ne traite directement de politique, il n’en demeure pas moins que Working on a Dream est truffé d’images évoquant la classe ouvrière américaine, ses rêves et ses aspirations. Après avoir exprimé sa peur et son dégoût pour l’Amérique de Bush sur Magic, le rockeur de 59 ans signe ici une lettre d’amour à sa nation. De l’enivrante pièce-titre au country-folk mélancolique de Tomorrow Never Knows, Bruce vise dans le mille. On se régale aussi de la chanson-thème du film The Wrestler, curieusement ignorée pour les Oscars.
— Marc-André Lemieux


 Solide constance
 Franz Ferdinand
 Tonight: Franz Ferdinand (3,5/5)


La critique n’a pas accueilli Tonight, la dernière galette de Franz Ferdinand, avec le même enthousiasme que les deux premiers albums du quatuor. On les accuse de ne pas se renouveler. Vrai que les titres les plus emballants du disque (Ulysses, No You Girl) sonnent comme le vieux matériel du groupe, mais peut-on s’en plaindre quand tout ça est bien fait? Bien peu de groupes font aussi bien les choses que FF sur des beats vintage. Et on ne peut dire que Tonight ne présente rien de nouveau. Les rythmes sont un peu plus dansants et le band propose peut-être le plus achevé de ses trois opus.
— Vincent Fortier


 Deuxième prise...
 Marc-André Fortin
 Juste ici  (2/5)

 
Après avoir vendu 35 000 copies de son premier CD, Marc-André Fortin revient avec Juste ici, un opus qu’il a produit. Composé essentiellement de reprises (seule la pièce Assez de temps de Richard Charest est inédite), l’album de l’ex-académicien pèche par un excès d’arrange­ments piano-voix-cordes. Et il va sans dire que le style «musique de chambre» ne colle pas à Je fais de moi un homme de Daniel Bélanger ou à Une seule vie de Gérard DePalmas. Le chanteur réussit toutefois à surprendre avec Chair de poule de Jim Corco­ran, le seul titre intéressant de cet album uniforme et ennuyant.
— Marie-Luce Pelletier-Legros
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 19 au 23 janvier 2009

Métro
2009-01-23 05:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Salvatore Adamo, Zazie, Anastasia Friedman, The Veronicas et Panic at the Disco.

 Belle surprise
 Salvatore Adamo
 Le bal des gens bien (3,5/5)

La première réaction en voyant le nouvel album de Salvatore Adamo, Le bal des gens bien, est assez prévisible : «Ah non! Pas encore un album de duos!» Il faut surmonter ce préjugé et écouter ce nouvel opus d’Adamo qui mérite notre attention. Le chanteur italo-belge revisite son répertoire avec des artistes de la nouvelle garde française (Benabar, Raphaël, Cali), mais aussi avec des vieux routiers, dont Alain Souchon, qui n’ont rien perdu de leur touche. Par ailleurs, la version des Filles du bord de mer avec Souchon est fort réussie. La nuit, interprétée avec Jeanne Cherbal, vaut aussi le détour.       
— Mathieu Horth Gagné


 Généreux
 Zazie
 Zest of (3,5/5)


Deux ans après l’excellent Totem, la Française Zazie, qui roule sa bosse depuis une quinzaine d’années dans la musique, mais qui est peu connue ici, lance une compilation double de 36 chansons. Si sa voix est très ordinaire (en plus d’être éraillée sur les extraits live), la chanteuse arrive à captiver par ses compositions pop-rock bien tournées, avec une réalisation et des arrangements très léchés. Pour ce côté-ci de l’Atlantique, ce best of aurait pu être ramassé sur un seul CD... mais mettons ça sur le dos de la générosité. Les deux inédits FM air et Un peu beaucoup valent le détour!
— Eric Aussant


 Simplement joli
 Anastasia Friedman
 Full Circle (3/5)

 
Anastasia Friedman, qui a fait ses classes avec le groupe Sky présente son premier album solo, Full Circle. Réalisé par Carl Bastien, le disque aux sonorités folk, propose les compositions de la chanteuse, ainsi qu’une reprise de la pièce Why, d’Annie Lennox. On aime bien sa douce voix, ses jolis textes, mais il nous manque un petit quelque chose pour être complètement sous le charme. C’est peut-être l’univers musical parfois trop planant et égal ou alors le manque de mélodies accrocheuses qui nous font dire cela. Un peu plus de con­viction et de passion auraient été nécessaires pour nous séduire…
— Geneviève Vézina-Montplaisir


 Le feu de la danse
 The Veronicas
 Hook Me Up (3/5)


The Veronicas, c’est Lisa et Jes­sica Ori­glias­so, deux sœurs jumelles australiennes. De prime abord, les comparaisons avec t.A.T.u. (ce duo de fausses lesbiennes russes qui a connu la gloire en 2003) sont inévitables... et malheureuses. Hook Me Up, le deuxième album du groupe, ne révolutionne rien, mais il offre une pop dansante fort réjouissante qui semble tout droit sortie d’un film musical de la décennie 1980 (pensez à Footloose et à Flashdance). Les préoccupations sont résolument adolescentes (This is How it Feels, Someone Wake Me Up), mais l’interprétation sincère et énergique de la paire réussit à nous charmer.
— Marc-André Lemieux


 Pas de panique
 Panic at the Disco
 ...Live in Chicago  (3/5)

 
La dernière proposition de Panic at the Disco comprend un CD et un DVD. Sur le CD, la prestation du quatuor de Las Vegas est bien rendue, quoique la foule y soit plutôt discrète. On apprécie également les quatre pièces en bonus, des versions remaniées plus intimes. Le DVD décevra cependant ceux qui souhaitent en apprendre davantage sur le groupe. Docu­mentaire et court métrage montrent les coulisses de sa tournée, mais le plus souvent en se contentant d’enfiler des séquences sans explication. Les vidéos et making of de ceux-ci viendront heureusement combler un manque de ce côté.
— Christian Duperron
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt


Critiques CD de la semaine du 12 au 16 janvier 2009

Métro
2009-01-16 05:00:01.000

Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Douze hommes rapaillés, Little Jackie, Rodéoscopique, Et Gregor et Bajoli.

 Bonne idée
 Artistes variés
 Douze hommes rapaillés (4/5)


Ces chansons confectionnées à partir de poèmes de Gaston Miron sont magnifiques. On en connaît bien quelques-unes grâce à Chloé Sainte-Marie (Je marche à toi, Mon bel amour, Ce monde sans issue), mais, réarrangées et interprétées par des hommes, elles semblent comme plus près du poète.
La réalisation de Louis-Jean Cormier (Karkwa), dont la griffe demeure présente du début à la fin, en fait un album qui se tient, voguant dans les eaux du folk moderne. Gilles Bélanger, qui a mis ces textes en musique, a eu une excellente idée. On découvre ou redécouvre les mots de Miron.       
— Eric Aussant


 Touche Motown
 Little Jackie
 The Stoop (3,5/5)


Little Jackie, c’est un duo new-yorkais composé de la chanteuse Imani Coppola (qui avait obtenu un certain succès dans les années 1990 avec le titre Legend of a Cowgirl) et du multi-instrumentiste Adam Palin. Sur The Stoop, son tout premier album, le groupe allie rythmes hip-hop et sonorités Motown avec finesse et doigté, grâce à la réalisation en béton de Michael Mangini. Les textes sarcastiques et directs de la formation ne sont pas sans rappeler ceux de la Britannique Lily Allen (The Kitchen et 28 Butts, pour ne citer que ceux-là). Seul bémol : les mélodies sont trop peu mémorables.
— Marc-André Lemieux


 Cinéma country
 Rodéoscopique
 Rodéoscopique (3,5/5)

 
La formation Rodéos­opique nous transporte en plein cœur d’un bon film western avec son premier album éponyme. Le groupe créé autour du guitariste Antoine Berthiaume repousse les limites de l’album instrumental en nous enveloppant dans un univers cinématographique ou règne le désert, le cowboy et les Indiens. Le 7e art est si présent dans Rodéosco­pique qu’en parcourant les différentes pièces, on imagine les images qui viennent s’y coller. Grâce à son premier opus, la formation québécoise offre le véhicule parfait à tous ceux qui ont envie de faire un petit voyage tout en restant sur leur sofa.
— Mathieu Horth Gagné


 Drôle de poète
 Et Gregor
 L'amour à perpétuité (3/5)


Grégory Lemay, alias Et Gregor, a déjà fait paraître un livre, Le roman de l’été, et voilà qu’il présente un premier disque. Ce dernier nous fait drôlement penser à un recueil de nouvelles récitées avec toutes ces histoires où le chanteur et musicien est le personnage central. Il nous parle d’amour dans des textes parfois étranges, avec une poésie bien à lui, qui rend parfois mal à l’aise. L’ambiance musicale de son album est tout aussi particulière : du rock indie d’influence anglo-saxonne un peu brouillon. Les radios universitaires et communautaires l’ont adopté. Nous, on aime sa démar­che créatrice, mais moins le résultat…
— Geneviève Vézina-Montplaisir


 Rap congolais
 Bajoli
 Hotel Impala  (3/5)

 
Bajoli commence son album avec un titre fort et ancré dans l’actualité : Tout ceci ne vous rendra pas le Congo résume en 6 minutes 30 la descente aux enfers de son pays d’origine, pillé par les pays occidentaux et déchiré par une interminable guerre civile. Un morceau de rap puissant où ses paroles font mouche. Le reste de l’album est moins engagé et de facture plus européenne. Bajoli décline les thèmes typiques de l’immigrant, le cul entre deux chaises dans son pays d’accueil – la Belgique. C’est moins réussi, hésitant entre le rap et la pop. Ça reste néanmoins bien fait et très entraînant.
— Lionel Martin
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt



L I E N S   P U B L I C I T A I R E S
  Trouvez tous les renseignements dont vous avez besoin!
L I E N S   P A R T E N A I R E S

aussi à l'intérieur

chroniques