Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Mark Streit, Mathieu Schneider, James Wisniewski et P.K. Subban ont tous pu exploiter leur tir canon en avantage numérique au cours de la dernière décennie chez le Canadien.

Et voilà que c’est au tour de Shea Weber de faire la pluie et le beau temps pour le Bleu-blanc-rouge.

Weber a déjà marqué trois buts en avantage numérique cette saison. Les deux derniers ont été inscrits en troisième période et ont donné la victoire au Canadien, mercredi face aux Islanders, à Brooklyn, et samedi face aux Maple Leafs de Toronto, à Montréal.

Comme à l’époque quand Alex Kovalev et les partenaires d’Andrei Markov à la pointe trouvaient souvent le moyen de marquer les buts importants en avantage numérique tard dans le match, on pouvait anticiper la même chose samedi face aux Maple Leafs, quand Weber, Alexander Radulov, Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk se sont présentés sur la patinoire en troisième période pour un avantage à quatre contre trois.

«C’est ce que j’espérais voir, a mentionné l’attaquant Torrey Mitchell, assis au banc des pénalités. Avec le tir de Weber, tout le monde est confiant qu’on peut marquer sur l’avantage numérique.»

Le gardien Frederik Andersen a stoppé le premier tir de Weber avec sa mitaine. Cependant, le grand numéro 6 s’est racheté 20 secondes plus tard, le gardien des Leafs n’y voyant que du feu.

«(Weber) est celui avec le meilleur tir sur la glace et nous devons lui donner les meilleures chances de l’exploiter, a mentionné Galchenyuk, qui a inscrit l’autre but du Canadien dans la victoire de 2-1. Les Leafs lui ont donné des lignes de tir. Ça lui a pris deux essais, mais ça allait finir par rentrer.»

«Nous devons avoir la confiance que nous allons marquer chaque fois que nous nous retrouvons en avantage numérique, a renchéri Weber. Et même si le résultat n’y est pas, nous devons en profiter pour trouver notre rythme.»

Après quelques soirées difficiles en début de saison, le Canadien a maintenant inscrit six buts en avantage numérique à ses sept derniers matchs. Il affiche une efficacité de 22,9 pour cent cette saison, et de 36,4 pour cent depuis quatre rencontres.

«Je pense que la clé est de bien bouger la rondelle et de décocher des tirs à travers la circulation, a mentionné Weber au sujet des récents succès de l’équipe avec un homme en plus. Il est également important de récupérer les rondelles pour créer des deuxièmes chances et forcer les joueurs adverses à rester plus longtemps sur la glace quand ils commencent à être fatigués.»

Le Canadien a souvent été à son meilleur lors des dernières années quand l’attaque massive fonctionne à plein régime. Galchenyuk croit d’ailleurs que c’est un signe des bonnes équipes.

«Vous pouvez être bons à cinq contre cinq, mais le désavantage numérique et l’avantage numérique vont souvent faire la différence entre une défaite et une victoire, a-t-il noté. On l’a vu (samedi soir). Nous avons marqué un but important dans une situation où nous devions en profiter.

«L’avantage numérique joue un rôle important de nos jours, particulièrement dans les matchs serrés.»

Et avec Weber à la pointe, le Canadien compte sur une arme fatale dans cette situation de jeu.

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