Paul Chiasson/La Presse Canadienne Carey Price

Le Canadien connaît un début de saison de rêve. Toujours invaincu en temps réglementaire, il trône au sommet du classement de la LNH. Certains facteurs laissent toutefois présager que le rythme auquel il engrange les points sera difficile à soutenir.

Pas de panique cependant. Cela ne veut pas dire que l’équipe vivra une saison tout droit sortie de l’enfer comme en 2015-2016, mais plutôt qu’elle n’est peut-être pas la meilleure formation de la ligue (pour le moment).

La performance des gardiens

Carey Price est de retour. Les oiseaux chantent, Michel Therrien sourit (genre). Après avoir raté la majorité de la dernière saison à cause d’une blessure, le gardien est de nouveau au sommet de sa forme. En cinq parties, il a affiché un taux d’efficacité de 96,6% à cinq contre cinq. Impressionnant, et probablement un peu trop beau pour être vrai.

Même en 2014-2015, l’année où il a gagné tous les trophées de la planète et où il a connu une des meilleures saisons de l’histoire chez les gardiens, Carey Price avait un pourcentage d’arrêt à cinq contre cinq de 94,3%.

Les performances d’Al Montoya risquent elles aussi de revenir à la normale. L’adjoint de Price arrête 96,3% des rondelles dirigées vers lui à cinq contre cinq. Avant cette année, son meilleur taux d’efficacité à cinq contre cinq avait été de 93,3% (20 matchs en 2010-2011), franchement excellent pour un gardien numéro deux, mais assez loin des statistiques qu’il affiche en ce moment.

L’efficacité à l’attaque

Shea Weber

Le Canadien marque des buts (YÉÉÉÉ!). L’équipe a un différentiel de +17, le meilleur de la ligue. Elle compte 3,44 fois par rencontre, la quatrième meilleure marque de la LNH. Et cela, en dépit d’un avantage numérique moyen (21,9%, 14e dans la LNH).

Incluant toutes les phases de jeu, le Canadien a un pourcentage de tirs convertis en buts de 11,4%, le quatrième plus levé dans le circuit Bettman. La saison dernière, la meilleure équipe dans cette catégorie était les Stars de Dallas, avec un taux de 10,1%. Est-ce que le CH pourra maintenir le rythme? Ça serait étonnant.

Par exemple, des joueurs comme Shea Weber (17,4 % en 2016-2017, 8,2% en carrière), et Alex Galchenyuk (21,4% en 2016-2017, 13,2% en carrière) produisent à un rythme impressionnant. Il semble raisonnable de penser que ces joueurs (et plusieurs autres au sein de l’alignement) termineront la saison avec un taux de tirs convertis en buts comparable à ce qu’ils ont affiché durant leur carrière.

Les tirs et les chances

Max Pacioretty

La domination du Canadien dans la colonne des victoires ne se traduit pas par des résultats au-dessus de la moyenne en matière de possession de rondelle.

À cinq contre cinq, la troupe de Michel Therrien obtient 49,2% des tentatives de tirs, ce qui la place 17e dans la LNH. La situation s’améliore à cinq contre cinq avec le pointage ajusté (49,6%, 15e dans la ligue).

Le constat est similaire pour les chances de marquer. Le CH obtient 47,2% des occasions de compter (23e rang) quand il évolue à cinq contre cinq depuis le début de la campagne (source corsica.hockey).

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