Ryan Remiorz Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Ces dix derniers jours, les joueurs du Canadien ont gagné des matchs malgré des signes inquiétants. Et à la lumière des lacunes que l’équipe avait démontrées à ses récentes sorties, la visite des Kings de Los Angeles n’était pas nécessairement de bon augure. Les joueurs de Michel Therrien ont toutefois choisi ce respectable rival pour offrir un jeu d’ensemble que l’on n’a pas vu beaucoup cette saison.

«Le défi était de taille, on ne s’en cachera pas, a déclaré l’entraîneur-chef du Tricolore après la rencontre. C’était important en tant que groupe de bien répondre. Je n’ai pas aimé la manière dont nous avons joué dernièrement, et je pense que nous avons bien répondu au défi qui nous attendait. Nous avons mis beaucoup d’accent dernièrement sur l’exécution, le choix de jeu, et nous l’avons vu ce soir (jeudi).»

Le Canadien a fait fi des 58 mises en échec distribuées par les joueurs des Kings en limitant ses rivaux à seulement 24 tirs. Ces derniers avaient pourtant connu neuf matchs de plus de 30 tirs — dont quatre avec au moins 39 — à leurs 13 premières rencontres.

«Nous ne prenons jamais vraiment conscience du nombre de mises en échec jusqu’à ce que nous regardions la feuille de statistiques. Ça signifie que nous avions souvent possession de la rondelle», a fait remarquer Max Pacioretty.

Selon Jeff Petry, qui a récolté une passe et mené l’équipe avec une ratio de plus-3, la vitesse était la clé pour connaître du succès, jeudi soir.

«Nous savions que les Kings adopteraient un style robuste et que pour leur tenir tête, nous devions démontrer de la vitesse et effectuer des sorties de zones efficaces. C’est difficile de freiner une équipe qui entre en zone neutre avec rapidité. C’est un aspect sur lequel nous avons travaillé mercredi à l’entraînement. Aussi, nous avons bataillé avec plus d’ardeur. Nous en avons vu les résultats, a noté le défenseur américain.

«Nous formons une équipe bâtie en fonction de la vitesse et nous avons pu le voir ce soir, a renchéri Petry. Nos entrées en zone adverse ont été efficaces et nous avons évité les revirements. Je pense qu’il s’agit de l’une de nos meilleures performances collectives de la saison. Tout a commencé dès la mise en jeu initiale et nous avons maintenu cette allure jusqu’à la fin du match. Si nous pouvons jouer de la sorte tous les soirs, nous formons une équipe difficile à contenir.»

Pacioretty abondait dans le même sens que son compatriote.

«Nous avons mis l’accent sur de bonnes sorties de zone, et ça nous a permis de transporter la rondelle en zone neutre et d’entrer en territoire adverse avec le contrôle du disque. Phillip (Danault) et tous les centres de l’équipe ont bien appuyé les ailiers et ça nous a aidés à sortir de notre zone en groupe de cinq joueurs. La qualité de notre exécution a été bien supérieure à ce que nous avions montré à nos matchs précédents.»

Des records

Tout ce travail à l’unisson a permis au Canadien de faire de ce début de saison le meilleur de son histoire, après 14 matchs. Selon Elias, c’est la première fois depuis la création de la LNH, il y a 99 ans, que le Tricolore gagne 12 de ses 14 premières rencontres.

Les 25 points au classement acquis après ces 14 matchs égalent, par ailleurs, le rendement affiché par l’édition de 1943-1944 du Canadien (11-0-3). Cette année-là, cependant, la formation montréalaise avait perdu sa 15e partie lors d’une visite au vieux Garden de Boston.

Au passage, il a égalé un record d’équipe pour le plus grand nombre de gains consécutifs à domicile en début de saison, avec neuf, répétant l’exploit réalisé en 1953-1954.

S’il bat les Red Wings de Detroit samedi soir, le Canadien ne sera plus qu’à une victoire du record de tous les temps, réalisé par les Blackhawks de Chicago lors de la saison 1963-1964.

Enfin, Carey Price a inscrit son nom dans le livre des records du Canadien en gagnant ses neuf premiers matchs de la saison. La marque de huit victoires d’affilée en début de calendrier appartenait à Charlie Hodge, en 1960-1961, selon Elias.

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