Getty Images/iStockphoto Une femme sur cinq souffrirait de douleurs gynécologiques.

Pour certaines femmes, les relations sexuelles avec pénétration sont tout sauf une partie de plaisir. La physiothérapeute Mélanie Morin donne cinq trucs pour soulager ces douleurs gynécolo­giques, qui affectent une femme sur cinq.

CV

  • Nom: Mélanie Morin
  • Poste: Physiothérapeute spécialisée en rééducation périnéale et directrice
    du laboratoire de recherche en urogynécologie
  • Expérience: 15 ans

1. Utiliser un bon lubrifiant

L’anticipation de la souffrance provoque souvent une sécheresse vaginale chez les femmes atteintes de dyspareunie – un terme qui désigne toute douleur éprouvée durant un rapport sexuel. Le hic, c’est que le manque de lubrification augmente la douleur. «Il faut toutefois savoir qu’il existe des ingrédients dans certains lubrifiants qui peuvent causer de l’irritation. C’est le cas de la glycérine, du propylène glycol, des parfums et de toutes les substances qui produisent une sensation de fraîcheur ou de chaleur», détaille Mélanie Morin.

2. Revoir sa routine de soins corporels…

Les douches vaginales, les savons et le papier hygiénique parfumés, ainsi que les spermicides, sont à éviter, car ils sont tous très irritants. «Nous avons observé que le rasage fréquent de la toison pubienne était également une source d’irritation. Nous suggérons donc aux femmes qui souffrent de douleurs gynécologiques de couper leurs poils et non de les raser», ajoute la physiothérapeute. En outre, il est préférable de laver la région génitale avec les mains plutôt qu’avec une débarbouillette, puis de l’assécher par tapotement.

3. …et sa routine de lavage

Bien que l’assouplissant donne une bonne odeur aux vêtements, tout en les rendant plus doux, il peut être très irritant pour la peau. «C’est pourquoi nous déconseillons son utilisation. En outre, nous recommandons de rincer deux fois les sous-
vêtements, afin d’éliminer toute trace de savon», indique Mélanie Morin. Parlant de sous-vêtements, il est préférable d’opter pour des modèles en coton blanc. Quant aux protège-dessous, ils sont à proscrire, car ils peuvent aussi irriter la région vulvaire.

4. Exercer son périnée

Lorsqu’on a mal quelque part, on a tendance à contracter la région concernée, ce qui a pour effet d’amplifier la douleur. «Pour soulager la dyspareunie, il faut donc apprendre à détendre le plancher pelvien. Le problème, c’est que la grande majorité des femmes n’ont pas du tout conscience de l’existence de ces muscles!» déplore la chercheuse. Heureusement, il est possible de regagner le contrôle de son plancher pelvien grâce à des exercices simples, comme ceux de Kegel.

5. Entretenir la flamme

«Il n’est pas rare de voir des patientes atteintes de dyspareunie s’éloigner de leur partenaire, car elles redoutent les relations avec pénétration. Pourtant, la sexualité ne se résume pas seulement à ça!» rappelle Mélanie Morin. Les massages et les caresses orales, par exemple, peuvent procurer beaucoup de plaisir. Une sexothérapie peut également être salutaire pour
le couple.

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