Métro Quand le temps doux revient, on a bien envie d’ouvrir toutes les fenêtres. Pour des raisons évidentes, il vaut mieux s’en abstenir quand des allergiques habitent dans la maison.

Les allergies saisonnières commencent de plus en plus tôt. Cette année, le pollen des arbres a déjà commencé à se répandre. Voici donc quelques conseils pour limiter les dégâts.

CV

  • Nom: Dr Rémi Gagnon
  • Expérience: allergologue, président de l’Association des allergologues et immunologues du Québec
  • Pratique: CHUL et Centre de recherche appliquée en allergie de Québec

Pas de corde à linge
Il faut en particulier éviter de faire sécher les draps des personnes allergiques sur la corde à linge quand les pollens circulent dans l’air. «Dormir dans des draps exempts d’allergènes ne peut pas nuire si on cherche à diminuer les symptômes des allergies», souligne le Dr Gagnon.

Fermer les fenêtres
Quand le temps doux revient, on a bien envie d’ouvrir toutes les fenêtres. Pour des raisons évidentes, il vaut mieux s’en abstenir quand des allergiques habitent dans la maison. «Les échangeurs d’air qui sont aujourd’hui installés dans la plupart des maisons font bien le travail sans laisser passer le pollen», croit Rémi Gagnon.

Les bons médicaments
Quand plus rien ne va, que les yeux piquent, que le nez coule et qu’il devient difficile de fonctionner normalement, on peut recourir à des antihistaminiques en vente libre. Un médecin peut aussi prescrire un corticostéroïde en vaporisateur nasal, qui aide à diminuer la congestion, et des gouttes pour les yeux.

Adopter l’eau saline pour de bon
Pour le Dr Gagnon, les produits à base d’eau saline à pulvériser dans le nez devraient être intégrés aux habitudes de vie, qu’on ait des allergies ou non. «Je conseille de le faire tous les jours», suggère-t-il.

En dernier recours
Les cas très sévères peuvent bénéficier de l’immunothérapie, c’est-à-dire de la rééducation du système immunitaire par l’administration de doses croissantes d’allergènes. En plus de la méthode par injections, qui est offerte ici depuis plusieurs années, une procédure qui consiste en la prise de comprimés déposés sous la langue est offerte depuis quelques années au Canada, indique l’allergologue. «Dans tous les cas, il faut s’assurer d’avoir le bon diagnostic avant de procéder», souligne-t-il. Il faut aussi être persévérant, car le traitement dure plusieurs mois.

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