PC Philippe Couillard

QUÉBEC – Le gouvernement Couillard n’a pas mis de temps à torpiller le rapport Ménard sur la crise étudiante de 2012.

À peine 12 heures après sa publication, le premier ministre a miné sa crédibilité, tandis que la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a dit qu’elle ne se sentait pas liée par ses conclusions.

Le rapport commandé par le précédent gouvernement Marois a été rédigé par la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012, présidée par l’ex-ministre péquiste Serge Ménard. Il a été rendu public en douce mercredi soir à 18h45, incidemment, peu avant le début d’un événement sportif qui retenait toute l’attention médiatique au Québec: le septième match de la série opposant le Canadien aux Bruins de Boston.

La commission blâme le gouvernement Charest et la police pour leur gestion du Printemps érable. Le gouvernement Charest aurait dû tenter la médiation avec les organisations étudiantes, tranche la commission. Pour éviter qu’un conflit ne «dégénère» en crise sociale, c’est la voie à privilégier, souligne-t-elle.

Les libéraux avaient déjà abondamment critiqué la commission du temps de sa mise en place et pendant ses travaux. Jeudi matin, avant d’entrer en séance du caucus, ils ont donné le coup de grâce.

Le premier ministre Philippe Couillard a dit que le rapport doit être lu et que ses recommandations doivent être étudiées, évaluées. Il s’est toutefois empressé de le discréditer, parce que le rapport avait une motivation politique importante et personne n’est dupe, selon lui.

Pour sa part, la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a affirmé qu’elle ne se sentait pas du tout concernée par le rapport. Elle considère que c’est une réponse politique à une commande politique.

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