Jacques Boissinot/La Presse canadienne Martine Desjardins, présidente la FEUQ, et Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ

La FEUQ a confirmé avoir discuté avec le cabinet de la ministre Courchesne et affirme que des négociations avec le gouvernement pourraient avoir lieu dans les prochains jours. Les étudiants restent toutefois sur leur garde.

La ministre de l’Éducation Michelle Courchesne a affirmé en après-midi, mercredi, que sa porte était ouverte aux négociations. «On est donc en train de regarder pour une date pour négocier dans les prochains jours», a affirmé Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). La veille, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) avait également été contactée par le cabinet de la ministre, mais la question d’un prochain rendez-vous n’avait pas été abordée.

Les fédérations se méfient toutefois et craignent que ces minces communications avec le gouvernement ne se révèlent qu’une opération de relation publique. «J’ai toujours la crainte que l’on se retrouve à une table de discussion et non pas de négociation», a indiqué Mme Desjardins. Ainsi, avant de confirmer une date pour une rencontre, la FEUQ s’assurera qu’il sera bien question de négociation et même que le gouvernement est prêt à faire des compromis sur la question de la hausse de droits de scolarité.

«Parler pour parler, ça ne donne rien, si on se parle c’est qu’on veut régler la situation, mais la loi spéciale a donné l’impression que le gouvernement ne veut rien régler», a ajouté Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ. Car si d’un côté le gouvernement affirme que sa porte est ouverte, la ministre refuse de parler d’un moratoire sur la hausse des droits de scolarité et d’une suspension de la loi spéciale. «Je ne lâcherai pas, moi, je suis tenace», a insisté Mme Courchesne.

Les fédérations ont rappelé qu’elles n’exigent pas un moratoire ou une suspension de la loi comme condition préalable aux discussions. «Mais se seront des éléments qui seront inévitablement discutés à la table des négociations», insiste Mme Desjardins.

La FEUQ a aussi précisé qu’elle ne négociera pas sans la présence de la CLASSE. Plus tôt en journée, la ministre ne s’y est pas opposé. La CLASSE n’a pas rappelé Métro.

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