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Il est interdit de prendre un égoportrait (selfie) ou une photo de son bulletin de vote derrière l’isoloir, mais ce n’est pas un acte carrément illégal, selon le Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

«Le secret du vote est un droit qui appartient à l’électeur. Conséquemment, l’utilisation d’appareils permettant de photographier un bulletin de vote sur les lieux de votation n’est pas tolérée», affirme Geneviève Pelletier, du bureau du DGEQ.

Les articles 355 et 356 de la Loi électorale imposent notamment qu’aucun électeur ne puisse faire savoir pour qui il a voté sur les lieux d’un bureau de vote, que ce soit verbalement ou par photo. Il est donc interdit de pendre une photo, peu importe son sujet, sur les lieux du scrutin.

«Mais derrière l’isoloir, on ne peut pas savoir si l’électeur prend une photo. Il est seul au moment d’exercer son droit de vote. Nous ne pouvons donc pas intervenir concrètement à ce moment», nuance Mme Pelletier.

La loi est aussi très claire : il est interdit de le faire, mais cela n’est pas illégal. Aucune conséquence ne pourra donc être imposée à l’électeur fautif. «Nous suggérons à l’électeur de ne pas prendre de photo, mais il peut décider de le faire quand même», précise Mme Pelletier.

Jusqu’à maintenant, le DGEQ n’a pas été informé de cas problèmes à ce sujet, affirme Mme Pelletier.

Les journalistes doivent obtenir une autorisation s’ils veulent prendre des photos ou des vidéos dans un bureau de vote, en plus d’être accompagnés d’un représentant le jour du scrutin.

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