Getty Sebastian Vettel (gauche) et Kimi Raikkonen (droite), les deux pilotes de l’écurie Ferrari.

Mercedes roule encore devant cette saison, mais Ferrari commence à lui souffler dans le coup. Le géant italien est de retour parmi les grands.

«La belle surprise cette année, c’est Ferrari, indique Philippe Crépeau, journaliste spécialisé en Formule 1 à Radio-Canada Sports. L’écurie a beaucoip travaillé sur son moteur. Elle est allée chercher la cinquantaine de chevaux qui lui manquaient l’an dernier et peut maintenant concurrencer Mercedes. Ça rend le spectacle plus intéressant.»

Habitué aux grands honneurs, Ferrari a connu des saisons 2013 et 2014 difficiles (considérant ses standards habituels), terminant respectivement au troisième et quatrième rang au classement des constructeurs.

Les choses sont plus normales cette année. L’écurie occupe le deuxième rang chez les constructeurs, 84 points derrière Mercedes, et 77 points devant Williams, qui est troisième.

Un des deux pilotes Ferrari – Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen – est monté sur le podium à chacun des six Grand Prix depuis le début de la saison. Le meilleur résultat a été enregistré en Malaisie quand le nouveau venu Vettel a devancé les deux Mercedes.

«Quand Ferrari va bien, la Formule 1 va bien.» – Philippe Crépeau, journaliste spécialisé en Formule 1 à Radio-Canada Sports

L’arrivée de Baby Schumi a d’ailleurs amené un vent de fraîcheur chez Ferrari. «Je ne sais pas si [Fernando] Alonso était le problème, mais le changement de pilote a fait du bien à Ferrari, explique M. Crépeau. Vettel veut faire comme [Michael] Schumacher il y a 20 ans et relancer l’équipe.»

Vettel, déjà quatre fois champion du monde avec Red Bull, semble déjà très à l’aise dans le siège de pilote numéro un au sein de sa nouvelle écurie. «Il a déjà sa première victoire en poche, ce qui est important, dit l’analyste. Quand tu arrives chez Ferrari, tu as une obligation de résultat et en gagnant en Malaisie, ça lui a enlevé cette pression.»

D’autres facteurs ont mené au réveil de Ferrari, notamment des changements au sein de la haute direction: Sergio Marchionne a remplacé Lucas Di Montezemolo à la présidence de Ferrari, tandis que Maurizio Arrivabene a pris les rênes de l’écurie des mains de Marco Mattiacci.

«Ferrari a mis en place des gens qui vont permettre à l’équipe d’aller plus loin», a affirmé M. Crépeau.

Mercedes est favorite

Ferrari a bien beau s’être considérablement amélioré cette année, Mercedes demeure l’équipe de référence en F1.

«Ferrari s’est améliorée, ce n’est pas Mercedes qui s’est assise sur ses lauriers, explique Philippe Crépeau, journaliste spécialisé en Formule 1 à Radio-Canada Sports. Le développement s’est fait durant l’hiver. La voiture est très bonne et les mêmes pilotes sont là. Nous allons avoir droit à une super bataille à Montréal.»

Hamilton sait quoi faire pour l’emporter à Montréal, lui qui a déjà traversé le fil d’arrivée le premier à trois reprises – en 2007, en 2010 et en 2012 –, ce qui fait de lui le pilote actif le plus décoré au circuit Gilles-Villeneuve.

Rosberg, pour sa part, l’aurait probablement emporté l’an dernier s’il n’avait pas eu des ennuis mécaniques. Il a finalement terminé deuxième.

Domination
À part le Grand Prix de Malaisie, remporté par Sebastian Vettel de Ferrari, Mercedes a gagné toutes les courses depuis le début de la saison.

Autre fait notable, Lewis Hamilton et Nico Rosberg, les deux pilotes Mercedes, sont montés sur le podium à chacun des six Grand Prix jusqu’ici. Domination vous dites.

L’imprévisible Grand Prix du Canada

En 2011, Jenson Button a remporté le Grand Prix du Canada après avoir dépassé Sebastien Vettel dans le dernier tour.

Cela n’a pas été le seul exploit du Britannique durant la journée. Dans une course perturbée par la pluie, Button a remonté le peloton en entier pour décrocher la victoire.

L’an dernier, Daniel Ricciardo (Red Bull) a surpris tout le monde en décrochant sa première victoire en carrière à Montréal. Les Mercedes, qui semblaient invincibles durant la saison, ont connu des ennuis mécaniques sur le circuit Gilles-Villeneuve. Lewis Hamilton a été forcé d’abandonner tandis que Nico Rosberg a été dépassé par Ricciardo seulement trois tours avant la fin de l’épreuve.

Voilà deux exemples parmi tant d’autres qui montrent à quel point le Grand Prix de Montréal est imprévisible, ce qui en fait une des courses les plus divertissantes du circuit de la F1.

«À Montréal, il peut y avoir des rebondissements, explique Philippe Crépeau, journaliste spécialisé en Formule 1 à Radio-Canada Sports. C’est une piste de pilote, il faut avoir le cœur bien accroché. En plus du circuit, il y a les conditions climatiques qui peuvent changer la donne. Il peut faire très chaud, très frais, il peut y avoir de la grosse pluie.»

Mercedes, comme à chaque course depuis le début de la saison, est favori au Grand Prix du Canada, mais bien malin celui qui peut prédire qui traversera le fil d’arrivée le premier.

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