La sixième édition de l’événement Luminothérapie s’ouvre ce soir, avec le dévoilement de l’œuvre Impulsion.

Constituée de 30 bascules géantes et de 9 projections vidéo, Impulsion a été réalisée par la firme torontoise de design Lateral Office et les boîtes montréalaises CS Design et EGP Group.

Chaque balançoire à bascule produit de la lumière blanche et du son lorsqu’on la bouge. «Il y a quatre timbres sonores; les balançoires longues ont des sons plus graves, et les plus courtes, des sons plus aigus, explique Lola Sheppard, de Lateral Office. Il y a quatre ou cinq sons qui sont joués aléatoirement lorsque la balançoire fonctionne. La composition vient de façon inattendue, par l’ensemble des balançoires qui sont actionnées.»

Si ce concept peut rappeler l’œuvre 21 balançoires, déjà présente au Quartier des spectacles l’été, Lola Sheppard avoue qu’elle ne la connaissait pas au moment de la conception d’Impulsion. «Une fois qu’on s’est rendu compte que ça existait, on trouvait que ça faisait une belle synergie, un projet d’été et un d’hiver, dit-elle. Mais ce qui a de différent avec le nôtre, c’est que le jour, c’est le son qui domine, et le soir, le visuel devient plus fort, car on verra mieux les barres lumineuses dans le noir.»

Mme Sheppard juge que le choix de la lumière blanche plutôt que colorée permet de mieux se concentrer sur l’œuvre. «C’est comme pour une photo en noir et blanc, où on se concentre sur la composition et les contrastes parce qu’il n’y a pas la couleur, compare-t-elle. Nous avons pris cette décision pour que ce soit vraiment la totalité qui prenne le dessus et que les différences subtiles entre les balançoires soient vues.»

L’idée d’une œuvre interactive s’est imposée rapidement, indique Mme Sheppard. «Nous étions intéressés par la façon dont un espace public peut être transformé par l’engagement des usagers, plutôt que par une série d’objets», raconte-t-elle. Ce sont donc les passants qui feront de l’œuvre ce qu’elle est, du moins pour la partie des bascules.

La conseillère en relations publiques du Quartier des spectacles, Marie Lamoureux, rappelle qu’attirer les Mont­réalais dans un espace public l’hiver est exactement le but de l’événement Luminothérapie. «C’est une autre façon d’utiliser les espaces publics, qui sont surtout utilisés l’été, constate-t-elle. Plutôt que de passer seulement dans le quartier, on a une interaction avec l’espace public l’hiver. On s’arrête, on joue, on bouge, on apprivoise l’hiver. C’est ça qui est thérapeutique.»

Le projet inclut aussi neuf projections vidéos réalisées par les artiste montréalais Maotik et Iregular sur des musiques du compositeur Mitchell Akiyama. Elles seront divers endroits du centre-ville.

  • Pavillon Président-Kennedy de l’UQAM
  • Théâtre Maisonneuve
  • Près de la station de métro Saint-Laurent
  • Place de la paix
  • Cégep du Vieux-Montréal
  • Centre de design de l’UQAM
  • Clocher de l’UQAM
  • Grande bibliothèque
  • Place Émilie-Gamelin

Impulsion
Jusqu’au 31 janvier
Place des Festivals

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