Le Cirque du Soleil n’est que partiellement arrivé à se réinventer avec Toruk, son dernier spectacle, dont on a célébré la première représentation lundi à Montréal.

C’est l’histoire de Ralu, Entu et Tysal, trois héros na’vis – le célèbre peuple à la peau bleue qui a fait la renommée du film Avatar de James Cameron –, mais 3000 ans avant la rencontre avec les humains. En gros, ils doivent trouver cinq objets sacrés et partir à la recherche du Toruk pour sauver l’arbre des âmes.

À propos d’âmes sauvées, pas sûr que ce spectacle arrivera à sauver celle du Cirque du Soleil. Les partisans du cirque de Guy Laliberté continueront sans doute de louanger avec raison les décors et les costumes, plus hallucinants que jamais.

Mais ses détracteurs continueront de crier à l’indigestion chromatique et acoustique. Ils pourront aussi mentionner la quasi-absence de prouesses acrobatiques. En effet, les spectateurs ont eu peu d’occasions de faire aller leurs doigts ailleurs que dans leur sachet de pop-corn ou sur le clavier de leur téléphone intelligent.

Il est vrai que les concepteurs du spectacle, Michel Lemieux et Victor Pilon, voulaient une acrobatie narrative plutôt que des numéros de haute voltige, mais il n’est pas garanti que le spectateur y ait gagné au change.

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