www.ceic.gouv.qc.ca Frank Zampino

Frank Zampino a tenu à clarifier son rôle au sein de l’administration montréalaise. L’ex-président du comité exécutif a soutenu devant la Commission Charbonneau mercredi que son rôle ne lui conférait aucune responsabilité dans la gestion quotidienne et opérationnelle de la Ville de Montréal.

«C’est le maire et le comité exécutif, qui étaient responsables des grandes orientations, et c’était la fonction publique qui avait la responsabilité de la gestion opérationnelle et quotidienne de porter de l’avant ces orientations qui étaient [celles] de l’administration», a dit celui que plusieurs témoins de la commission ont dépeint comme le chef d’orchestre du système de collusion à Montréal.

Il a aussi expliqué que Montréal n’était pas une entité bicéphale où le maire Gérald Tremblay était relégué à un rôle uniquement diplomatique.

L’ancien maire de Saint-Léonard a ainsi réfuté le témoignage de l’ancien directeur général à la Ville, Claude Léger, qui avait dit sous serment que M. Tremblay dictait les orientations et que Frank Zampino s’occupait du bon fonctionnement.

M. Zampino a aussi reconnu que quelques mois avant l’embauche de M. Léger, il avait soupé avec lui et Rosaire Sauriol, de Dessau, aux frais de ce dernier. «Je ne voyais aucun problème dans cette rencontre-là en ce sens que je ne partageais aucune information privilégiée devant M. Sauriol», a-t-il expliqué, après quelques réponses évasives.

La procureure de la commission, Me Sonia Lebel, doit d’ailleurs répéter fréquemment ses questions afin d’avoir des réponses claires : le témoin, très bien préparé, a tendance à contourner les questions.

Des liens avec la mafia
Frank Zampino a reconnu avoir assisté au mariage qui a uni les enfants de deux mafieux notoires : le fils de Frank Cotroni et la fille de Joe Di Maulo.

L’ex-no 2 à la Ville a expliqué qu’il recevait plusieurs invitations par année lorsqu’il était politicien et qu’il les refusait presque toutes. Il a toutefois accepté celle-ci, sans «arrière-pensée», sous la pression du cousin du père de la mariée. «Ce n’était pas la décision la plus brillante du siècle, concède-t-il. De là à penser que je me présente [au mariage] parce que j’ai des liens quelconques avec ces personnes ou ce qu’elles font… je m’oppose.»

Le témoin a été incapable de confirmer ou d’infirmer qu’il avait envoyé une lettre de sollicitation à M. Di Maulo dans les années 1990. «Je n’ai absolument aucun souvenir de ça», a-t-il dit.

200 ou 1800 appels avec Bernard Trépanier?
Frank Zampino a martelé devant la Commission Charbonneau que le registre téléphonique des appels entre Bernard Trépanier et Frank Zampino «est une fausseté». Le document déposé devant la commission lors du témoignage de M. Trépanier indiquait qu’entre janvier 2005 et janvier 2011, les deux hommes se sont échangés plus de 1800 appels.

Indiquant que 1060 appels ont été faits à son bureau où plusieurs personnes travaillaient et que plusieurs autres ne duraient que quelques secondes, M. Zampino a clamé qu’il avait parlé au téléphone à son ami tout au plus de 200 fois.

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