www.ceic.gouv.qc.ca Gilles Cloutier

L’ex-organisateur politique, Gilles Cloutier, a admis avoir menti lors de son témoignage du 2 mai lorsqu’il a affirmé qu’il était propriétaire de la maison de Pointe-au-Pic, à La Malbaie.Maison de Gilles Cloutier

Celui qui poursuit son témoignage devant la Commission Charbonneau, lundi matin,  a expliqué qu’il n’était en fait qu’un locataire de la maison et non le propriétaire. Il dit avoir menti par orgueil. Il s’agirait selon lui de son unique «accro».

L’avocat du Parti québécois, Estelle Tremblay, a poursuivi son contre-interrogatoire affirmant qu’elle voulait lui poser des questions sur «trois faits» qui seraient «faux».

Elle a tenté de prouver que le cocktail de financement de 2001, organisé à Prévost pour la candidature de Lucie Papineau, n’avait pas eu lieu. L’ex-ministre Guy Chevrette aurait assisté à cet événement. Selon elle, ce cocktail n’a jamais eu lieu, puisque, entre autres, les dons ne se retrouvent pas dans les livres du PQ et du Directeur général des élections.

«Tous ceux que j’ai nommés ont assisté à la rencontre et ont payé… probablement en comptant!», a-t-il expliqué.

Une autre fausseté?

L’avocat du Parti libéral du Québec (PLQ) s’est aussi appliqué à défaire la crédibilité du témoin. Il  a démontré que, dans le dossier d’une usine d’épuration des eaux de Saint-Stanislas-de-Kostka, les services de Roche avaient été retenus deux ans avant que le maire ne soit invité dans un événement de Roche.

M. Cloutier avait raconté qu’il avait influencé le maire de la municipalité en l’invitant au match d’ouverture des Expos en 2003. Il avait ensuite invité le maire et son petit fils à un match du Canadien, en séries éliminatoires. Cependant, le match de baseball a eu lieu le 22 avril 2003, alors que le Tricolore avait été éliminé le 5 avril. M. Cloutier a été incapable d’expliquer cette faille chronologique.

Pointer la CAQ

Il a éclaboussé Jacques Duchesneau, député de la Coalition avenir Québec et ex-chef du SPVM, qui, après sa défaite aux élections municipales de 1998, était «prêt à prendre» Gilles Cloutier comme organisateur pour sa future campagne.

«Duchesneau était prêt à me prendre pour la prochaine élection, mais il ne s’est pas représenté», a-t-il affirmé.

Ce serait l’ex-conseiller municipal, Germain Prégent, qui portait les couleurs du parti de M. Duchesneau en 1998 qui aurait arrangé la rencontre.

Guy Chevrette veut se défendre
Les avocats de Gilles Beaulieu et de Guy Chevrette ont demandé lundi matin le droit de contre-interroger Gilles Cloutier.

M. Cloutier avait affirmé que Gilles Beaulieu, «grand ami» du ministre péquiste Chevrette, lui avait demandé 100 000$ pour remporter un contrat de routes à Saint-Donat. Il a indiqué qu’il a honoré le premier versement de 25 000$, mais qu’il ignore toujours si Roche a payé la balance.

«Dans le fond […], il y avait une magouille, comme j’ai expliqué. Chevrette a enlevé la magouille de Saint-Donat, mais Cloutier, Roche et Chevrette ont fait une nouvelle magouille», avait  déclaré Gilles Cloutier.

L’avocat de M. Chevrette a affirmé vouloir démontrer que les allégations de M. Cloutier sont fausses et que le témoin a mis gratuitement l’ex-ministre dans «l’embarras». Selon l’avocat, M. Cloutier avait des «intentions particulières» à l’égard de son client.

La procureure de la commission, Erika Porter, a indiqué que M. Chevrette sera entendu devant la commission.

La juge France Charbonneau a pris ces requêtes en délibérés.

Le début du chapitre lavallois

L’ex-directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, sera le prochain témoin entendu devant la commission Charbonneau. Celui qui a travaillé sous la gouverne de Gilles Vaillancourt, l’ex-maire de Laval, a été suspendu de ses fonctions il y a deux semaines par la Ville. Son témoignage sera frappé d’une ordonnance de non-publication pour ne pas nuire au procédures judiciaires entourant les arrestations de 37 personnes dont M. Vaillancourt, jeudi dernier.

Aussi dans La commission Charbonneau :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!