Les Jeux olympiques modernes existent depuis 1896. Été comme hiver, plusieurs disciplines ont toujours fait partie des Jeux, d’autres n’ont fait que passer.

Certaines épreuves semblent sorties des olympiades de la petite école et quelques-unes sont plutôt loufoques.

Métro a donc répertorié celles qui ont déjà figuré au programme des Jeux olympiques modernes, mais qui ont disparu, pour la plupart, depuis belle lurette.

Patrouille militaire
La patrouille militaire est l’ancêtre du biathlon et était surtout pratiquée par les pays militarisés. Chaque patrouille comptait quatre membres : un officier, un sous-officier et deux soldats. Cette discipline a fait partie des Jeux de Chamonix de 1924 puis a été un sport de démonstration à trois reprises. Les compétiteurs portaient des carabines, sauf l’officier qui avait un pistolet. Ils transportaient tous (hormis l’officier) des sacs à dos qui devaient peser un minimum de 24 kg (environ 53 livres). Comme le biathlon, l’épreuve combinait le ski de fond et le tir.

Ski-ballet

Vous souvenez-vous du ski-ballet ou ski artistique?  Mais qui, au départ, a eu l’idée de créer ce sport qui semble n’être aujourd’hui qu’un vague souvenir? Renommé acroski depuis quelques années, cette discipline faisait partie de la catégorie du ski acrobatique. Elle a été un sport de démonstration aux JO de 1988 à Calgary et à ceux de 1992 à Albertville. Un skieur «ballerine» effectuait une chorégraphie sur une musique dans laquelle il devait exécuter une série de sauts, vrilles, tours et éléments de gymnastique en s’aidant de ses bâtons sur une piste plate légèrement inclinée. Un panel de juges notait les performances.

Lutte (ou tir) à la corde
Discipline olympique des Jeux de 1900 à 1920, le tir à la corde mettait en jeu deux équipes de huit joueurs qui se faisaient face en tenant une corde. L’objectif: faire avancer les adversaires de plus de 2 mètres en moins de 5 minutes. Lorsque ce délai n’était pas atteint, on déterminait l’équipe gagnante par la plus grande distance de terrain gagnée. Les États-Unis et la Grande-Bretagne se sont particulièrement illustrés dans cette discipline. Anecdote : aux Jeux de Londres de 1908, les membres de l’équipe de Liverpool ont volontairement porté des chaussures si lourdes qu’il était trop difficile de les faire bouger! Les Américains, furieux, ont décidé de ne pas compétitionner.

Tir aux pigeons vivants
Présent uniquement aux Jeux de Paris de 1900, le tir aux pigeons vivants mettait en scène un tireur qui devait atteindre le plus grand nombre possible de pigeons vivants. La discipline fut par la suite remplacée par le tir aux pigeons d’argile. Le Belge Léon de Lunden remporta la médaille d’or avec un grand total de 21 pigeons touchés, suivi de près par le Français Maurice Faure avec 20 volatiles.

Tir sur cerf courant (un coup et deux coups, individuel et en équipe)
Il est difficile de dire exactement en quoi consistait cette épreuve, mais grosso modo, à partir d’une distance X (généralement 100 mètres), un tireur devait, en un ou deux coups, tuer un cerf vivant en liberté. Cette discipline fut introduite aux Jeux de Londres de 1908 jusqu’à ceux de 1924, puis a été réintroduite en 1952 (Helsinki) et 1956 (Melbourne). Espérons que le cerf était apprêté délicieusement pour célébrer la victoire des gagnants lors d’un fastueux repas.

Natation : 200 mètres avec obstacles
Il y a peu d’information sur cette discipline qui a seulement fait partie du programme des Jeux de Paris de 1900. Comme les JO avaient lieu dans la capitale française, il semblerait que les nageurs devaient parcourir 200 mètres dans la Seine en franchissant quelques obstacles. Ils devaient, par exemple, passer par-dessus un poteau ou nager sous une rangée de bateaux en faisant attention de ne pas se laisser emporter par le courant! Aujourd’hui, il existe des championnats de sauvetage en piscine qui incluent ce genre de compétition à obstacles. En 1900, c’est l’Australien Frederick Lane qui domina l’épreuve devant l’Autrichien Otto Wahle et le Britannique Peter Kemp.

Natation : 60 mètres sous l’eau
Le principe de cette discipline diffère de celui, habituel, de toutes les compétitions : être le plus lent possible! En effet, il fallait nager sous l’eau le plus loin et le plus lentement possible. Les nageurs obtenaient 2 points par mètre nagé et 1 point par seconde passée sous l’eau. Cette épreuve a figuré au programme des Jeux de 1900 et a été remportée par Charles de Vandeville (France).

Motonautisme (Bateau à moteur)
Précurseur des courses de catamaran, le motonautisme a fait partie des Jeux comme sport de démonstration en 1900 puis comme sport officiel en 1908. Les compétiteurs avaient pour objectif de faire cinq fois le même parcours en mer, ce qui totalisait 40 miles nautiques. La température désastreuse a fait en sorte qu’un seul bateau a pu terminer les trois épreuves.

Grimper à la corde
Le grimper à la corde a fait partie des épreuves de gymnastique des JO au début du 20e siècle à quelques reprises. Les participants débutaient assis puis devaient grimper une corde le plus rapidement possible en s’aidant simplement des bras et des mains. Aux Olympiques de 1896, la corde était si haute (15 m) que seulement deux athlètes ont terminé l’épreuve. Il semblerait que les juges notaient aussi le style des grimpeurs.

Saut sans élan

Vous souvenez-vous des olympiades à la petit école? On y pratiquait cette épreuve assez difficile où l’on se retrouvait  toujours les fesses dans le sable. Le saut sans élan figura au programme des Jeux de 1900 jusqu’à 1912. Il était divisé en trois épreuves : hauteur, longueur et triple saut. Ce dernier fit partie des JO de 1900 seulement. Ces trois disciplines furent dominées par les Américains.

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