(Archives TC Médias) Ladies Night est présenté le 11 décembre à 20h au Théâtre Desjardins, à LaSalle.

Après plus de 650 représentations partout au Québec, Ladies Night est toujours aussi populaire. Quel est le secret de ce spectacle qui pourrait bien devenir le prochain Broue? Le fun contagieux de la belle brochette d’acteurs, croit François Chénier, qui fait partie de la distribution depuis le premier jour.

«On est ben niaiseux ! résume François Chénier, qui incarne Normand dans la pièce. Ça fait partie de nos passions, réinventer le plaisir. On prend la place de l’un, on vole la réplique de l’autre… Je pense qu’il n’y a pas eu deux représentations pareilles !»

La pièce d’origine néo-zélandaise, rendue populaire grâce à l’adaptation cinématographique The Full Monty (Le grand jeu), en 1997, a connu un succès mondial. On y retrouve une bande de cinq chômeurs dans une ville ouvrière qui se lance le défi de faire un spectacle de striptease pour faire de l’argent rapidement et se prouver qu’ils valent quelque chose. Mais ils n’ont pas nécessairement le physique de l’emploi…


La production québécoise roule depuis 2002. La troupe avait pris une pause entre 2005 et 2010 et a depuis repris le collier avec quelques modifications à la distribution, notamment. Guillaume Lemay-Thivierge et Frédéric Pierre ont remplacé Serge Postigo et Didier Lucien, mais François Chénier, Michel Charrette et Marcel Leboeuf sont toujours de la partie, alors que les cinq néo-Chippendales se font aider de Glenda (Sylvie Boucher), une ex-danseuse, pour monter leur spectacle.

 

Des danseurs vieillissants


Depuis une trentaine de représentations, le metteur en scène, Denis Bouchard, a apporté quelques modifications au texte et aux décors, mais le spectacle est sensiblement le même. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas évolué… ne serait-ce que par l’âge des stripteaseurs.

Le metteur en scène, Denis Bouchard, entouré des comédiens Michel Charette, Guillaume Lemay-Thivierfe, Frédéric Pierre et François Chénier.

Le metteur en scène, Denis Bouchard, entouré des comédiens Michel Charette, Guillaume Lemay-Thivierge, Frédéric Pierre et François Chénier.

«C’est sûr qu’on est moins en forme, on est plus essoufflés ! relate en riant François Chénier. Mais le spectacle marche encore, parce que ce qui est drôle, c’est que ces gars-là n’ont rien pour faire un spectacle de Chippendales, mais ils le font quand même !» Et visiblement, le public est d’accord, puisqu’il est toujours au rendez-vous après tant d’années.

«Les gens aiment rire, lance tout simplement le comédien. Et dans ce spectacle, on rit d’un bout à l’autre, c’est un constat sur les travers des hommes. Le commentaire qui revient le plus souvent, quand on parle avec le public, à la fin du spectacle, c’est : « Maudit que ça me fait du bien » !»

L’interprète du réservé Normand se rappelle d’ailleurs à quel point l’ambiance de la salle était différente, lorsque la troupe a joué à Alma, le soir des attentats de Paris. «Au début, tout le monde était plus réservé, mais à la fin de la soirée, les gens riaient aux éclats, et ç’a tellement fait de bien !»

François Chénier n’oserait pas affirmer que Ladies Night>I> a des chances de devenir le prochain Broue, mais reconnaît que plusieurs font la comparaison avec le mythique spectacle.

«Il y a des gens qui le voient pour la quatrième fois ! Souvent, les hommes croient que ce n’est pas un spectacle pour eux à cause du titre. Mais finalement, les femmes reviennent voir le spectacle une deuxième fois avec eux !»
Les acteurs sont tous amis dans la vie, et c’est ce qui fait que «le Jello pogne», selon le comédien.

«C’est très thérapeutique. Quand ça fait un moment que nous n’avons pas joué le show, nous avons hâte de repartir en tournée !»

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