On m’a proposé de participer à cette édition spéciale du Journal Métro dédiée au bonheur. L’univers des médias sociaux, c’est ma passion, c’est mon gagne-pain. C’est le cœur souriant que je vous raconte comment ont-ils contribué aussi à mon bonheur. Parce que la quête du bonheur, c’est une poursuite constante, non?

De réelles amitiés y sont nées

Mise en contexte anecdotique. Je suis avec une amie, on échange des rires et on affiche une belle camaraderie. Une troisième personne entre dans la conversation et au bout d’un moment, devant cette évidente complicité arrive cette question:

– Comment vous êtes-vous connues?
– Sur Twitter…

Il est toujours stupéfiant de voir la réaction des gens quand je dévoile un lien d’amitié de la sorte. Une amitié ayant pris naissance sur les médias sociaux est-elle forcément moins noble? Bien sûr que non. Comme si une amitié née sur un canal virtuel ne pouvait être sincère ou convenable.

Comme j’ai une théorie pour tout, j’en ai bien sûr une à ce sujet. Dans la vie, les gens se regroupent par affinités. Le monde virtuel n’y échappe pas. C’est à coup de mot-clic et d’algorithme, de tweetup et de rallye Instagram que j’ai développé des amitiés sincères et importantes à mes yeux. Oui, la technologie s’en est mêlée, Dieu merci!

Parmi ces amitiés récentes, j’ai rencontré des personnalités remarquables, des personnes au cœur grand comme le Lac St-Jean. Des êtres uniques qui m’ont hébergée lorsque je n’avais plus d’électricité, qui m’ont tendu la main lorsque j’ai perdu mon emploi, qui m’ont consolée lorsque j’ai eu du chagrin, qui m’ont rassurée lorsque j’étais craintive, qui m’ont guidée lorsque j’étais dans le doute. Des personnes de confiance qui m’ont offert du travail, qui m’ont confié leurs secrets, qui m’ont accueillie lors d’importantes célébrations. Des complices avec qui j’ai voyagé, j’ai assisté à des concerts, j’ai partagé des fou rires, j’ai découvert de nouveaux restaurants, j’ai appris à être une meilleure personne.

Alain Gaudet, un homme pas ordinaire

Je ne suis pas la seule à vivre de belles histoires sur les médias sociaux. Parlez-en avec Alain Gaudet, cet homme au sourire constant, sympathique, incisif, moqueur, vif d’esprit. À l’époque, toute la twittosphère le connaissait, mais peu se doutait que Alain est atteint d’une forme de dystrophie musculaire et qu’il est cloué à son fauteuil “rouillant”, sa situation nécessitant assistance, 24 heures par jour. Les médias sociaux ont été pour lui une épiphanie. Non seulement peut-il communiquer avec des gens sans la barrière du fauteuil, sans se faire prendre en pitié continuellement. Une façon pour lui de briser une forme d’isolement social, de trouver de l’aide et de parler de son quotidien.

Les médias sociaux, un moyen de sensibiliser les autres au combat de Alain Gaudet.Les médias sociaux, un moyen de sensibiliser les autres au combat de Alain Gaudet.

Page Facebook Ne pas lâcher
Compte Twitter

On aime Alain pour ce qu’il est, pour sa personnalité attachante, pour sa détermination et son désir d’autonomie et pour sa façon de mordre dans la vie. Je vous invite à découvrir toute la belle philosophie dont il imprègne son entreprise, Ptits anges. Ses ptits anges, ce sont ceux et celles qui assurent son maintien à domicile. Ils viennent de tous horizons, pas que du secteur médical car Alain, il aime bien discuter. Il mène un combat hors de l’ordinaire afin d’obtenir les ressources nécessaires pour assurer son maintien à domicile. L’humoriste Mike Ward, qu’il a connu grâce à Twitter, l’a pris sous son aile avec son spectacle-bénéfice Mike le magnifique. Sans tout son réseau, développé en partie via les médias sociaux, il serait destiné à vivre en CHLSD. À 42 ans. C’est un travail de financement à recommencer chaque année.

L’indice du bonheur par la lentille des médias sociaux

Des histoires de cœur ayant pris naissance sur les médias sociaux, il en existe plusieurs variantes. Mais de façon générale, est-ce que les médias sociaux rendent heureux?

Pour mesurer l’indice relatif du bonheur (IRB), la question suivante a été posée: Croyez-vous que l’existence des réseaux sociaux contribue, d’une quelconque façon, à enrichir votre vie? Parmi les répondants, 45% y croit, dont 7% en sont fortement convaincus alors que 40% n’y croit pas. Les avis sont donc divisés.

Ainsi, pour 19% des répondants, les réseaux sociaux leur ont permis d’exprimer davantage leurs opinions et leurs idées. Les hommes (25%), davantage que les femmes (14%).

Pour 9%, ils ont permis de développer de nouvelles amitiés sincères et profondes (tiens tiens!). Cette proportion atteint même 23% chez les enfants uniques.

Pour 15% des répondants, les réseaux sociaux leur ont permis d’accroître leurs activités et leur vie sociale.

Et finalement, 7% considèrent que les réseaux sociaux leur ont permis d’améliorer, globalement, leur qualité de vie. D’ailleurs, l’IRB moyen de ce groupe est celui le plus élevé (79,50), comme quoi, les réseaux sociaux ont certes, pour une petite partie de la population, contribué à hausser leur niveau de bonheur.

L’humain derrière l’avatar

Certains décriront le fait que les médias sociaux est une forme d’illusion où tout est davantage magnifié, où la culture du soi prédomine, où une forme de dépendance peut même s’y développer. Je nous crois assez intelligents pour faire la part des choses. Les impacts ne proviennent jamais des outils, mais de l’utilisation qu’on en fait.

J’ai choisi de regarder l’humain derrière l’avatar et tout ce qu’il pouvait amener de beau et d’enrichissant, de puiser dans les médias sociaux, du moins une partie, une source de bonheur.

Mes amis rencontrés sur Twitter, Instagram et Facebook, c’est vers vous que je dirige tout le bonheur que je ressens de vous connaître et de vous côtoyer dans la vraie vie. À très bientôt!

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