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	<title>Journal Métro &#187; Spécial gai</title>
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	<description>Le site web du quotidien gratuit Métro Montréal</description>
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		<title>Journal Métro &#187; Spécial gai</title>
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		<title>La diversité sexuelle dès l’école primaire</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2012 07:40:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spécial gai]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que l’idée de favoriser la création de comités gais dans les écoles ontariennes créait des remous au sein des conseils catholiques et des groupes religieux, au printemps dernier, la Fédération canadienne des enseignants et des enseignantes (FCE) lançait un &#8230; <a href="http://journalmetro.com/dossiers/special-gai/128146/la-diversite-sexuelle-des-lecole-primaire/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128146&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’idée de favoriser la création de comités gais dans les écoles ontariennes créait des remous au sein des conseils catholiques et des groupes religieux, au printemps dernier, la Fédération canadienne des enseignants et des enseignantes (FCE) lançait un outil pédagogique plus audacieux encore.</p>
<p>Le document, intitulé Soutien aux élèves transgenres et transsexuels dans les écoles de la maternelle à la 12e année, s’adresse au personnel enseignant, aux administrations scolaires et aux conseillers en orientation.</p>
<p>L’ouvrage de 57 pages démystifie pour eux les questions touchant les minorités sexuelles et de genre. Concrètement, il propose «des stratégies pratiques pour la création de salles de classe plus inclusives, des plans favorisant les transitions à l’école et des façons d’appuyer les parents et les tuteurs et tutrices d’enfants en transition», explique Paul Taillefer, président de la FCE.</p>
<p>«S’il a de quoi faire sourciller ceux qui préfèrent ne pas aborder la question en milieu scolaire, le nouveau guide répond à un besoin important», dit M. Taillefer.</p>
<p>«Les statistiques démon­trent que ces élèves sont à risque pour le harcèlement, le suicide. Notre position, c’est que les écoles doivent être un milieu d’apprentissage sécuritaire. La recherche démontre que [l’orientation sexuelle] se développe à un très jeune âge. On l’a fait pour répondre à des besoins marquants.»</p>
<p>La FCE représente de nombreux enseignants anglo­phones au Québec et regroupe près de 200 000 enseignants au Canada. Deux semaines après son lancement, au printemps, plusieurs avaient déjà téléchargé le document. «Nous n’avons reçu aucun commentaire de la part d’évêques ou d’associations, affirmait Paul Taillefer, lors d’une entrevue accordée à Métro le 31 mai. Une de nos organisations en Ontario est au centre de la controverse et [ses membres] sont très contents d’avoir la ressource.»</p>
<p>En novembre 2011, le gouvernement libéral ontarien déposait en première lecture son projet de loi 13 pour des écoles tolérantes, qui porte sur l’intimidation en milieu scolaire. Un des articles de la loi, sanctionnée le 19 juin, oblige les conseils scolaires à appuyer les élèves «qui désirent mettre sur pied et diriger des activités ou des organisations [...] y compris les organisations portant le nom &#8220;alliance gai-hétéro&#8221;». La disposition a irrité l’Association des conseils catholiques. Des groupes religieux ont promis de s’adresser aux tribunaux.</p>
<p>Selon Marie Houzeau, directrice du Groupe de recherche et d’intervention sociale de Montréal (GRIS), difficile de dire si une telle législation créerait la même commotion au Québec. «Mais il ne faut pas oublier une différence structurelle majeure entre les deux provinces», souligne-t-elle.</p>
<p>«Il y a des commissions scolaires catholiques en Onta­rio et ça, ça fait toute la différence. Quand la Commission scolaire de Montréal (CSDM) était catholique, c’était plus difficile pour nous de les convaincre.» Le GRIS effectue de la sensibilisation en milieu scolaire depuis 18 ans. «Là, nous avons un excellent partenariat avec la CSDM», note Mme Houzeau.</p>
<p>Au-delà de la religion, Paul Taillefer croit pour sa part qu’il faut faire face à la réalité. «Les gens ont des croyances qui leur appartiennent, mais nous, on veut souligner qu’il y a un défi particulier pour certains élèves, et que ces élèves doivent être respectés.»</p>
<aside class="stat-highlight">
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                  <span class="number">49%</span>
                  <span class="word"></span>
                </div>
                <p>Les jeunes transgenres, lesbiennes, gais ou bisexuels qui ont participé au sondage d’Égale Canada, en 2011, ont indiqué que les vestiaires (49 %), les toilettes (43 %) et les corridors (43 %) représentaient des endroits non sécuritaires à leur école. Ce sondage portait sur le climat scolaire, l’homophobie et l’hétérosexisme dans les écoles du pays (sauf au Québec).Pour chaque élément mesuré, les jeunes transgenres ont présenté les pires résultats en matière de santé, de sécurité et d’éducation.</p>
              </div>
            </aside>
<h2>Homophobie à l&#8217;école</h2>
<p>En 2011, Égale Canada a publié les résultats du premier sondage pancanadien sur le climat scolaire, plus particulièrement sur l’homophobie, la transphobie et l’hétérosexisme dans les écoles du pays. Près de 3700 jeunes de partout au Canada, à l’exception du Québec, ont participé à ce sondage mené en 2009.</p>
<ul>
<li><strong>17,4 ans.</strong> Âge moyen des répondants</li>
<li><strong> 71%.</strong> Proportion des personnes se disant hétérosexuelles</li>
<li><strong>26%.</strong> Lesbiennes, gaies, bisexuelles, allosexuelles ou en questionnement</li>
<li><strong>3%.</strong> Transgenres</li>
</ul>
<p><strong>Parmi les jeunes transgenres :</strong></p>
<ul>
<li>79% ont rapporté ne pas se sentir en sécurité à l’école</li>
<li>74% ont rapporté être victimes de harcèlement verbal</li>
<li>49% ont rapporté avoir été victimes de harcèlement sexuel à l’école au moins une fois au cours de la dernière année</li>
<li>37% ont rapporté être victimes de harcèlement ou d’agression physique à leur école</li>
</ul>
<h2>Lexique</h2>
<p>Pour s’y retrouver dans la diversité, un petit lexique.</p>
<ul>
<li><strong>Transgenre.</strong> Personne dont l’identité de genre, l’apparence extérieure ou l’expression de genre ne concorde pas avec les attentes traditionnelles à l’égard du sexe masculin ou féminin.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Transexuel, transexuelle.</strong> Personne dont l’identité de genre ne concorde pas avec le sexe qui lui a été attribué à la naissance. De nombreuses personnes transexuelles entreprennent une transition à l’aide d’une hormonothérapie et parfois d’une chirurgie. Toutes les personnes transexuelles sont transgenres, mais les personnes transgenres ne sont pas toutes nécessairement transexuelles.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Allosexuel, allosexuelle ou altersexuel, altersexuelle.</strong> Désigne des identités de genre autres que celles d’homme ou de femme. Ces personnes peuvent, par exemple, considérer qu’elles possèdent les identités des genres féminin et masculin, ou qu’elles n’ont ni l’une ni l’autre, ou qu’elles possèdent de nombreuses autres identités de genre qui ne se restreignent pas au modèle binaire traditionnel.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Travesti, travestie.</strong> Désigne une personne qui aime s’habiller comme le font les personnes du sexe opposé. La plupart de ces personnes ne s’identifient pas comme des transexuels (transexuelles) et ne veulent pas changer de sexe.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Hétérosexisme.</strong> Hypothèse que tout le monde est hétérosexuel et que cette orientation sexuelle est supérieure aux autres. Peut s’exprimer de façon plus subtile que l’homophobie ou la transphobie.</li>
</ul>
<p>[Source: WELLS, Kristopher, Gayle ROBERTS et Carol ALLAN. Soutien aux élèves transgenres et transexuels dans les écoles de la maternelle à la 12e année: guide à l’intention des éducateurs et éducatrices, Ottawa (Ontario), Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, 57 p., 2011.]</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/128146/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/128146/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128146&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Fugues à travers le temps</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2012 07:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annabelle Blais</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spécial gai]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Créé en 1984, le magazine Fugues est pratiquement né en même temps que le Village et l’apparition du SIDA. Ces deux phénomènes ont marqué le magazine au point d’en façonner l’identité. Entre les suggestions de sorties et la conscientisation, Fugues &#8230; <a href="http://journalmetro.com/dossiers/special-gai/128175/fugues-a-travers-le-temps/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128175&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Créé en 1984, le magazine Fugues est pratiquement né en même temps que le Village et l’apparition du SIDA. Ces deux phénomènes ont marqué le magazine au point d’en façonner l’identité. Entre les suggestions de sorties et la conscientisation, Fugues a su trouver un équilibre qui lui a permis de traverser le temps.</p>
<p>Au départ, Fugues était une revue conçue à même le salon de son fondateur, Martin Hamel.  Presque 30 ans plus tard, il s’est imposé comme LE magazine de la communauté gaie du Québec, avec un des plus importants tirages chez les médias gais du Canada.</p>
<p>En 1984, Fugues n’était pas le premier magazine gai. On trouvait notamment Rencontres Gaies (RG) et Attitude. Lorsque ce dernier a cessé d’être publié, Martin Hamel a lancé Fugues.</p>
<p>La revue s’inscrivait alors dans la continuité des autres publications gaies. «Le Fugues d’origine couvrait la vie de nuit, les bars et les saunas», explique Yves Lafontaine, rédacteur en chef du magazine depuis 1994. C’était l’époque où les bars gais commençaient à migrer du centre-ville vers le centre-sud. Le Village prenait vie peu à peu.</p>
<p>Outre le contexte historique, la vie nocturne était et demeure une composante centrale de nombreux médias gais, puisque les bars jouent un rôle important dans la construction de la communauté.</p>
<p>«Tout village, toute communauté, existe dans la mesure où il y a rencontre, explique M. Lafontaine. C’est en étant dans un groupe qu’on prend conscience de ce qui nous distingue des autres et qu’on réalise que d’autres sont comme nous.»</p>
<p>Mais parallèlement à cette vie festive, la mort de plusieurs personnes des suites d’une étrange pneumonie et d’une maladie de peau rare inquiétait de plus en plus. Le mot commençait à circuler: SIDA. Pas question pour Fugues d’occulter ce phénomène.</p>
<p>«Dès le premier numéro, le Dr Réjean Thomas a signé un texte pour avertir les gens de l’apparition d’une maladie, se rappelle M. Lafontaine. On parlait de cancer gai. Très tôt, il y a eu une volonté de conscientiser les gens. On leur disait d’aller se faire tester, de porter le condom, etc.»</p>
<p>Cette position n’était pourtant pas facile à défendre. M. Lafontaine admet d’emblée que certains lecteurs dénonçaient cette «désinformation». «Pour être franc, ça a pris du temps avant que les gens soient conscientisés. Ils ont été sceptiques jusqu’à ce que ça frappe fort», ajoute-t-il.</p>
<p>Yves Lafontaine, qui écrivait pour la revue de cinéma 24 images, est arrivé chez Fugues par hasard, en 1994, après avoir rencontré M. Hamel lors du festival de films gais et lesbiens, Imagination, commandité par Fugues, notamment. La transformation du magazine qui a suivi l’arrivée de M. Lafontaine n’a toutefois rien eu de fortuit.</p>
<p>Ayant fait des études en marketing à HEC, il a compris qu’il devait diversifier le contenu et s’entourer de plumes professionnelles impliquées dans la communauté. Des sections et des chroniques ont été mises sur pied et André Roy, Denis-Daniel Boullé, André C. Passiour ou encore Richard Burnett se sont joints à l’équipe. Au milieu des années 1990, Fugues rejoignait un public plus vaste que la communauté gaie. Le défi devenait dès lors de conserver son identité. Pour y parvenir, le magazine a préféré scinder son contenu afin de répondre plus adéquatement aux besoins de diverses catégories de lecteurs.</p>
<p>En 1993, Gazelle (qui n’est plus publié) a vu le jour et s’adressait aux lesbiennes. L’année suivante, Zipper (aujourd’hui Zip) a été créé pour y insérer son contenu plus érotique.</p>
<p>Le dernier en date est le magazine Décorum, mis sur pied en 2005 pour y regrouper le contenu touchant à la décoration qui commençait à occuper de plus en plus de place. «Il y avait un risque d’être perçu comme un magazine de décoration, précise M. Lafontaine. Pour ne pas nuire au branding de Fugues, nous avons décidé de créer une autre revue qui s’adresse à la même clientèle, mais dans un contenu différent.»</p>
<p>Au cours des dernières années, le défi du magazine a aussi été de conserver sa raison d’être par-delà les luttes pour l’égalité. C’est qu’en 30 ans d’existence, le contexte social a beaucoup évolué. En 1984, des rafles policières visant les homosexuels survenaient encore à l’occasion.</p>
<p>La lutte pour faire reconnaître les droits des gais s’inscrivait naturellement dans le mandat de Fugues. «Mais à partir du moment où l’orientation sexuelle ne pouvait plus être un motif de discrimination, où on a reconnu les conjoints de faits de même sexe, où l’adoption et le mariage ont été possibles… on s’est retrouvé avec une égalité, vers 2004», précise M. Lafontaine.</p>
<p>Cela ne signifie pas qu’il n’y a plus d’injustices, mais légalement, les homosexuels ont maintenant des protections légales. Ainsi, avec les années, le militantisme de Fugues est devenu plus subtil, à l’image de celui de la communauté. Et comme ces avancées se sont fait progressivement, M. Lafontaine a eu le temps, avec son équipe, de réfléchir et de planifier «l’après».</p>
<p>«On ne parle plus du mariage de la même manière. Si on fait un spécial mariage, on va suggérer des endroits pour se marier, des habits des voyages. Ce n’est plus «il faut avoir le droit de se marier.»</p>
<p>Il a également fallu réfléchir à l’espace à accorder au SIDA. S’il n’existe toujours pas de remède à cette maladie, les victimes vivent plus longtemps et le virus n’est plus associé au «cancer gai». Au tournant des années 2000, les magazines gais ont même parlé d’une ère post-SIDA.</p>
<p>«En 2002, on a eu une réflexion et on a décidé que Fugues continuerait d’en parler, explique M. Lafontaine. D’abord, parce que 11 à 12% de nos lecteurs sont séropositifs. Ensuite, parce qu’on diversifie le contenu. Parfois, on s’adresse aux séropositifs, ou aux négatifs, on parle d’une étude, etc.» La façon d’en parler a donc évolué, à l’image de la maladie.</p>
<p>Des lecteurs se plaignent toutefois à l’occasion de la place importante accordée à ces sujets. Mais cela fait partie des responsabilités de Fugues, estime M. Lafontaine.</p>
<p>Dans les prochaines années, le magazine misera sur la technologie pour se développer avec des applications mobiles ou en améliorant son site internet. Mais pas question de mettre la version papier de côté. Chez Fugues, la technologie, à l’instar du contenu, cherche à s’adapter à son époque, sans laisser personne de la communauté de côté.</p>
<h2><strong>L’époque des descentes</strong></h2>
<p>À partir de 1975, le Comité de moralité publique du maire Jean Drapeau sévissait contre la communauté gaie et plusieurs saunas ont été forcés de mettre la clé sous la porte.</p>
<p>En 1977, une descente a été effectuée au Truxx et 140 gais ont été arrêtés. L’histoire s’est répétée en 1984, au Buds, où la police a embarqué 188 personnes. La dernière date de 1990 au Sex Garage Party, dans un loft du Vieux-Montréal. Près de 400 personnes ont été arrêtées et/ou brutalisées.</p>
<p>Chaque rafle a provoqué des manifestations d’homosexuels en colère et Fugues s’inscrivait dans ce contexte. «Le militantisme des années 70-80 en était un de combat, une question de vie ou de mort», souligne Yves Lafontaine, rédacteur en chef.</p>
<h2>Pas de sujets tabous</h2>
<p>S’il n’y a pas de sujets tabous chez Fugues, certains articles requièrent beaucoup de réflexion. Par exemple, au début des années 1990, M. Lafontaine a entendu parler du bareback, une pratique consistant à avoir des relations sexuelles sans condoms et sans nécessairement savoir si le partenaire est porteur du VIH. «Quand on a entendu parler du bareback, en 1994, c’était un phénomène américain, indique le rédacteur en chef. On a décidé de ne pas en parler tout de suite.»</p>
<p>Ils ont toutefois choisi d’aborder la question lorsque les médias traditionnels se sont emparés du sujet, vers 1998.</p>
<p>«J’ai décidé qu’on allait en parler de façon sérieuse quand j’ai vu qu’il se disait un peu n’importe quoi dans les quotidiens, dit-il. Je me suis dit que c’était important de prendre position et de ne pas diaboliser les gens qui ont des pratiques non protégées. Il fallait les comprendre et les sensibiliser. Mais ce n’est pas en les diabolisant qu’on allait régler la problématique de la transmission du VIH.»</p>
<h2>Et les filles?</h2>
<p>Parmi tous les créneaux développés par l’équipe de Fugues, un des seuls échecs commercial des éditions Nitram reste le magazine Gazelle, qui a été publié de 1993 à 1999 avec à sa tête Claudine Metcalfe. Au cours de son existence, il n’a jamais réussi à faire ses frais.</p>
<p>Le désir de se retrouver et consommer de manière communautaire est beaucoup moins grand dans la communauté lesbienne, croit M. Lafontaine. «À partir du moment où les filles sont en couple, elles sortent moins. La base de la communauté repose en partie sur les bars, les commerces, etc. Dans le village, on retrouve de jeunes femmes de 18-30 ans, mais après, elles sont minoritaires», dit-il.</p>
<p>Comme il existe beaucoup moins de commerce s’adressant aux lesbiennes, on trouve beaucoup moins d’annonceurs souhaitant acheter des espaces publicitaires dans le magazine. Pour une publication gratuite, les annonces représentent le nerf de la guerre.</p>
<p>Même si le magazine n’a pu être rentable, les lesbiennes ne sont pas en reste. Dès la fin de Gazelle, Fugues a intégré une section ELLES dans ses pages. Il existe également des magazines lesbiens publiés par d’autres éditeurs, comme les magazines Entre Elles et Sapho.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/128175/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/128175/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128175&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Homophobie et adolescence: moins cool qu’avant</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2012 07:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
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		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Le seul fait d’avoir 14 ans est une étape souvent difficile. Affirmer au même moment une orientation sexuelle différente relève toujours de l’exploit, voire du drame. Mais les choses ont tout de même changé depuis une quinzaine d’années. «Ce n’est &#8230; <a href="http://journalmetro.com/dossiers/special-gai/128113/homophobie-et-adolescence-moins-cool-quavant/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128113&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le seul fait d’avoir 14 ans est une étape souvent difficile. Affirmer au même moment une orientation sexuelle différente relève toujours de l’exploit, voire du drame. Mais les choses ont tout de même changé depuis une quinzaine d’années.</p>
<p>«Ce n’est plus aussi cool d’être homophobe», résume Marie Houzeau, directrice générale du Groupe de recherche et d’intervention sociale de Montréal (GRIS), un organisme qui effectue de la sensibilisation en milieu scolaire depuis 18 ans.</p>
<p>«Tout évolue, c’est difficile de faire des comparaisons, mais ce qu’on sent, c’est un changement dans les rapports de force. Il y a une évolution générale des mentalités, y compris à l’école.»</p>
<p><strong>Police interne</strong><br />
Les bénévoles du GRIS sont bien placés pour en juger. En témoignant de leur propre cheminement en tant qu’homosexuels devant des adolescents, ils ne récoltent plus aujourd’hui les mêmes réactions qu’autrefois. «Quand j’ai commencé en classe en 2003, se rappelle Marie Houzeau, quand un jeune exprimait un commentaire homophobe, ça faisait rire. Maintenant, devant un tel commentaire, on assiste à une espèce de police interne.»</p>
<p>«Oui, les choses ont évolué, depuis une quinzaine d’années, estime la directrice du GRIS. Mais il reste un noyau dur. On entend encore des choses du genre: &#8220;Moi, les homosexuels ne me dérangent pas, du moment qu’ils ne me touchent pas.&#8221; L’idée du gai prédateur est toujours présente.»</p>
<p><strong>Affection en public</strong><br />
Comme en font foi les répon­ses aux questionnaires distribués aux élèves avant et après l’intervention d’un bénévole, ce sont les manifestations publiques d’affection entre deux personnes du même sexe qui génèrent le plus d’inconfort.</p>
<p>Cependant, ce sont les réponses obtenues sur ce point qui évoluent le plus après le témoignage, fait observer Marie Houzeau. La rencontre avec une personne en chair et en os venue parler de son expérience et répondre aux questions fait toute la différence, insiste la directrice. D’ailleurs, le fait de connaître une personne gaie, lesbienne ou bisexuelle a beaucoup d’influence sur la perception des jeunes, confirment les informations récoltées via ces questionnaires anonymes.</p>
<p><strong>Stéréotypes</strong><br />
La rencontre avec un bénévole du GRIS peut donc aider à déboulonner les stéréotypes «qui peuvent transformer en enfer la vie d’un jeune qui ne rentre pas dans le moule, souligne Mme Houzeau. Le message que le jeune reçoit, c’est que ce qu’il découvre de lui-même n’est pas accepté.»</p>
<p>Et il ne s’agit pas que d’orientation sexuelle. «L’homophobie a des conséquences dramatiques et touche tous les jeunes qui ne correspondent pas aux stéréotypes de genre. Un garçon qui joue du violon peut par exemple susciter des comportements homophobes.»</p>
<p>Tout le milieu dans lequel baigne l’adolescent a une influence sur la façon dont il vit son orientation sexuelle. L’attitude des parents, notamment, est importante.</p>
<p>«Mais sur les parents, on n’a pas de prise, dit Marie Houzeau. On nous dit souvent que là où les jeunes entendent les propos les plus homophobes, c’est autour de la table, à la maison. D’où l’importance de l’intervention en milieu scolaire : le jeune passe la moitié de sa vie à l’école.»</p>
<p><strong>Une question de bulle</strong><br />
Travailler en équipe avec une fille lesbienne? Faire une activité sportive avec un gars gai? Apprendre que sa sœur est bisexuelle? Plus ces réalités se rapprochent de sa «bulle» personnelle, plus un jeune se sent inconfortable.</p>
<p>C’est ce qui ressort des données colligées par le Groupe de recherche et d’intervention sociale de Montréal (GRIS), via les réponses aux questionnaires distribués en classe avant et après les interventions de ses bénévoles.</p>
<p>«Un des objectifs du questionnaire est d’identifier les facteurs sociaux qui influencent le niveau de confort des jeunes relativement à l’homosexualité», explique la directrice de l’organisme, Marie Houzeau. Les recherches du GRIS montrent par exemple que les filles sont plus à l’aise, et que le «confort» augmente avec l’âge.</p>
<p>Le fait de pratiquer une religion influence également l’attitude des répondants. «Quand on parle de religion, il faut être prudent. On ne parle pas d’une religion ou d’une autre, mais plutôt du degré de religiosité.»</p>
<p>Ce qui influence le plus la perception: le fait de connaître une personne gaie, lesbienne ou bisexuelle. C’est le seul facteur sur lequel le GRIS a un contrôle, fait observer Mme Houzeau. Les témoignages des bénévoles prennent alors tout leur sens, en permettant aux jeunes de mettre un visage sur l’homosexualité.</p>
<h2>Des «alliances» LGBT pourraient émerger en milieu scolaire</h2>
<p>L’hiver dernier, le collège privé Jean-de-Bréboeuf a vu naître la Pangée, une association d’étudiants et d’étudiantes gais, lesbiennes, bisexuels ou transgenres (LGBT). Moins courant chez les francophones, ce type d’initiative pourrait se multiplier dans le futur.</p>
<p>«On organise des rencontres, on a une page Facebook. C’est très informel, on discute et tout le monde propose des activités», explique Louis Angot, un étudiant du Collège qui a cofondé l’association avec une amie.</p>
<p>À ses premiers balbutiements au printemps dernier, l’association avait déjà suscité l’attention dans l’établissement. «On a fait une murale où les gens venaient se faire prendre en photo, en guise de marque d’affection», raconte Louis.</p>
<p>À l’image de la Pangé, le supercontinent qui intégrait encore, y a 200 millions d’années, les cinq continents actuels, l’association se veut inclusive. «Des gens qui ne sont pas LGBT viennent se joindre à nous. On essaie de représenter toutes les minorités. On veut sensibiliser, combattre les préjugés, montrer qu’il y a de la diversité dans la diversité. On dit: &#8220;On est là est on est différents.&#8221;»</p>
<p>À la Commission scolaire de Montréal, ce type de comité est inexistant dans les écoles secondaires, confirme le porte-parole Alain Perron. «C’est plus répandu chez les anglophones, qui ont leurs &#8220;alliances&#8221;, mentionne Marie Houzeau, directrice du Groupe de recherche et d’intervention sociale (GRIS). Mais j’en entends parler plus qu’avant. Nos jeunes se sentent plus autorisés à avoir eux-mêmes des initiatives pour faire valoir leurs droits. Je ne serais pas surprise que ça se développe.»</p>
<h2>Témoignages: Le milieu, facteur clé pour une sortie du placard heureuse</h2>
<p>L’évolution des mentalités en général, c’est une chose. Mais quand il s’agit de sortir du placard à l’adolescence, c’est du cas par cas. C’est le milieu qui fait toute la différence, s’entendent pour dire Camille et Louis, deux jeunes qui ont vécu une expérience positive.</p>
<p>Le processus aurait pu être traumatisant pour Louis, qui fréquentait une école du quartier Saint-Michel, à 14 ans. «C’était un milieu difficile, mais j’ai eu de la chance, dit le jeune homme de 17 ans, qui étudie maintenant au Collège Jean-de-Bréboeuf. Je côtoyais les élèves des programmes musical et international, qui étaient peut-être plus ouverts. Ça n’a jamais été un cauchemar, ni à la maison, ni à l’école.»</p>
<p>«Depuis la 4e année, j’ai une attirance envers les filles, dit Camille. Je faisais rire de moi.» Malgré une période difficile, qui a amené Camille à s’automutiler, les choses ont finalement pris une tournure plus heureuse. «Ma mère est très ouverte et mon père est conservateur, mais il m’a vraiment étonnée, il l’a bien pris.»</p>
<p>Aujourd’hui, à 16 ans, Camille a une blonde depuis plus d’un an et demi. Une ombre au tableau: la mère de sa copine de 19 ans, qui «est fortement en désaccord».</p>
<p>Ce qui n’empêche pas la jeune fille d’être sereine. Un milieu ouvert facilite les choses, mais «il faut aussi que tu aies confiance en toi», souligne-t-elle. «Quand tu as confiance en toi, c’est plus facile. C’est une des clés», confirme Louis.</p>
<p>Le vécu de Louis et Camille n’est pas celui de la majorité, note Marie Houzeau, directrice du Groupe d’intervention et de recherche de Montréal (GRIS). «Beaucoup de jeunes ne font pas leur coming out à l’école. Intuitivement, je dirais que la majorité vivent cela de façon isolée.»</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/128113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/128113/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128113&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Pour qu’homoparentalité rime avec normalité</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2012 07:30:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anicée Lejeune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spécial gai]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Parce qu’il existe toutes sortes de familles et toutes sortes d’enfants, l’auteure Ariane Bertouille poursuit les aventures d’Ulysse. Le roman Ulysse, alias Easy Loup Galop, destiné aux enfants de huit ans et plus, raconte l’histoire d’un petit garçon comme les &#8230; <a href="http://journalmetro.com/dossiers/special-gai/128306/pour-quhomoparentalite-rime-avec-normalite/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128306&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Parce qu’il existe toutes sortes de familles et toutes sortes d’enfants, l’auteure Ariane Bertouille poursuit les aventures d’Ulysse. Le roman Ulysse, alias Easy Loup Galop, destiné aux enfants de huit ans et plus, raconte l’histoire d’un petit garçon comme les autres, qui a une petite sœur et… deux mamans lesbiennes.</p>
<p>La parution du livre offre l’occa­sion de souligner les 10 ans de la Loi québécoise instituant de nouvelles règles de filiation qui accorde l’égalité juridique aux couples homosexuels et aux familles homoparentales. Entretien avec l’auteu­re Ariane Bertouille, qui vient de faire paraître son premier roman jeunesse.<br />
<strong><br />
Qu’est-ce qui vous a motivée à écrire un roman jeunesse?</strong><br />
Depuis qu’on a sorti l’album Ulysse et Alice, qui s’adresse aux 3-4 ans, une formation a été mise sur pied avec le ministère de l’Éducation dans les écoles primaires. Je trouvais intéressant de continuer les aventures d’Ulysse et de créer un outil destiné aux plus de huit ans.</p>
<p><strong>Est-ce une manière de faire valoir les droits des homosexuels?</strong><br />
L’identité du Québec par rapport à l’homosexualité est assez particulière puisque les parents de même sexe ont les mêmes droits, depuis 10 ans, que tous les autres parents. Et, pour moi, c’est important qu’il y ait une reconnaissance sociale de cette loi.<br />
<strong><br />
Trouvez-vous qu’on ne parle pas assez de l’homoparentalité dans les livres jeunesse?</strong><br />
Dans les livres pour adolescents, le sujet est plus abordé que dans la littérature pour enfants. Et surtout, il est très rarement question de familles homoparentales dans les ouvrages. Ce projet d’écriture est surtout conçu pour que chaque enfant se reconnaisse dans sa littérature, qu’il puisse reconnaître son identité.</p>
<p><strong>Quelle est l’importance de parler d’homoparentalité aux plus jeunes?</strong><br />
Mon but est surtout de prévenir l’homophobie. Bien qu’elle s’exprime plus à l’adolescen­ce, elle doit être prévenue dès le plus jeune âge. Et une des façons de le faire est de démontrer que deux adultes du même sexe qui sont amoureux sont à respecter!</p>
<p><strong>Outre l’homophobie et l’intimidation vous abordez le thème de la différences en générale…</strong><br />
Quand un enfant est différent, ou que sa famille est différente, il peut subir de l’intimidation. Je voulais l’exposer, dire que ce sont des choses qui existent et qu’il est important que des adultes, en autorité, y réagissent. La notion de différences englobent tout : la couleur de peau, la composition familiale, l’apparence physique, les goûts, etc.</p>
<p><strong>Dans votre roman, il est bien question d’homoparentalité et non d’homosexualité?</strong><br />
Il s’agit bien d’un roman qui parle d’homoparentalité, donc de respect d’un type de composition familiale. Dans l’album comme dans le roman, j’ai posé cette réalité-là, mais elle ne sert que de contexte, puisqu’il y a une intrigue qui pourrait se dérouler dans n’importe quelle autre famille. Parler d’homosexualité et de sexualité en général au primaire, c’est un peu délicat.</p>
<p><strong>Une fillette a lu votre livre et a dit ne pas avoir remarqué le thème de l’homoparentalité. Vous n’avez pas peur qu’il soit relégué au second plan par l’histoire?</strong><br />
Je suis contente d’avoir ce commentaire! Mais… non, je ne pense pas. Peut-être que cette lectrice l’a peu remarqué parce que c’est une réalité qui, pour elle, n’est pas étrange. Mais au Québec, il y a une grande diversité de familles et de cultures; et il y a beaucoup d’enfants qui ne savent pas que l’homosexualité est une réalité légale qui est acceptée. Ceux qui ignorent cette réalité se diront : «Ouin, il a deux mères! Il est où son père?»<br />
<strong><br />
Est-ce que c’est un sujet qui vous tient à cœur?</strong><br />
Oui, puisque je fais moi-même partie d’une famille homoparentale! J’ai deux enfants avec ma conjointe, alors c’est certain qu’il y a une motivation personnelle par rapport à mes propres enfants. On les a mis au monde, et il y a encore du travail à faire pour que notre famille soit socialement acceptée.</p>
<p><strong>Vous êtes-vous inspirée de votre propre histoire pour créer vos personnages?</strong><br />
Pas vraiment! Si ce n’est que des deux mamans, il y en a une qui est d’origine étrangère, ce qui est notre situation aussi. C’est probablement inconscient. Sinon, on fait aussi des crêpes chez nous le samedi matin! (rires)</p>
<p style="text-align:left;"><strong><a href="http://www.editions-rm.ca/livre.php?id=1417" target="_blank">Ulysse, alias Easy Loup Galop</a></strong><br />
Éditions Les éditions du Remue-Ménage<br />
Dès 8 ans</p>
<p><a href="http://journalmetrocom.files.wordpress.com/2012/07/livre-ulysse-alias-easy-loup-galop.jpg"><img class="size-medium wp-image-128315 alignnone" title="Livre Ulysse Alias Easy Loup Galop" src="http://journalmetrocom.files.wordpress.com/2012/07/livre-ulysse-alias-easy-loup-galop.jpg?w=160&#038;h=160" alt="" width="160" height="160" /></a></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/128306/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/128306/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128306&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>La Fierté atteint l’âge de raison</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2012 07:30:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Villeneuve</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spécial gai]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette année, le Village a 30 ans. Le Festival Divers/Cité en a 20. Les rues de Montréal ont accueilli 34 événements soulignant la fierté gaie et 28 défilés depuis 1977. Toutes ces années permettent d’écrire un pan d’histoire, à l’occasion &#8230; <a href="http://journalmetro.com/dossiers/special-gai/128261/la-fierte-atteint-lage-de-raison/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128261&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, le Village a 30 ans. Le Festival Divers/Cité en a 20. Les rues de Montréal ont accueilli 34 événements soulignant la fierté gaie et 28 défilés depuis 1977. Toutes ces années permettent d’écrire un pan d’histoire, à l’occasion des deux grands événements LGBT du mois d’août.</p>
<p>«Cette année, on a embauché un journaliste pour faire un historique qui sera intégré à la programmation», dit Éric Pineault, président de Fierté Mont­réal, qui lance le 13 août ses festivités annuelles, appelées à culminer avec le défilé de la fierté, le 19 août.</p>
<p>L’atmosphère aura déjà été réchauffée par le Festival Divers/Cité, du 30 juillet au 5 août. «C’est notre 20e anniver­saire, mais le gros événement, c’est qu’on déménage au quai Jacques-Cartier», dans le Vieux-Port, souligne Suzanne Girard, cofondatrice et directrice générale de Divers/Cité.</p>
<p>Le nouvel espace, plus convivial et moins exigu que l’ancien, qui se partageait entre la rue Berri et le parc Émilie-Gamelin, offre un potentiel d’expansion pour l’événement culturel. Pour Mme Girard, l’ouverture, la mixité et le caractère populaire qui font la marque de commerce du festival seront magnifiés par le nouveau site, généralement investi par le grand public et les familles.</p>
<p>«Cinquante pour cent des spectateurs du défilé sont des hétérosexuels, des familles», fait observer Éric Pineault. Aujourd’hui festives et colorées, les manifestations publiques de la fierté gaie ont toutefois déjà connu des jours plus sombres. «Au Québec, on est partis de loin», rappelle M. Pineault.</p>
<p>Des points de repère chronologiques témoignent du chemin parcouru. La descente et l’arrestation de 146 personnes au bar Truxx, en octobre 1977, marquent le point de départ de la revendication des droits des gais dans la Belle Province.</p>
<p>En décembre de la même année, Québec adopte la Loi 88, qui condamne la discrimination basée sur l’orientation sexuelle. La Charte québécoise des droits et libertés de la personne est modifiée pour en tenir compte. En 2003, le fédéral dépose un avant-projet de loi qui aboutit, en 2005, à la légalisation du mariage homosexuel au Canada. L’année dernière, le gouvernement du Québec adoptait son Plan de lutte contre l’homophobie, assorti de subventions aux organismes du milieu.</p>
<p>«On est à l’avant-garde», en matière de protection des droits des homosexuels, explique Éric Pineault. Mais il y a encore de la place pour la revendication, comme en fait foi la Journée communautaire inscrite à la programmation de Fierté Montréal 2012, le 18 juillet, et la conférence sur les droits des LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres), le 14 août.</p>
<p>«L’aspect revendicateur va rester. Il y a encore beaucoup de jeunes LGBT qui se suicident», rappelle M. Pineault. Et tout reste à faire, pour les transgenres, qui n’ont aucune existence légale. Le militantisme est cepen­dant davantage l’apanage des femmes lesbiennes, observe le président de Fierté Montréal. Ce sont elles qui donneront le coup d’envoi de la Journée communautaire, avec la Marche des femmes, le 18 août. «Ce n’est pas le même genre de défilé [que celui du lendemain], dit Éric Pineault. Ce n’est pas aussi festif. Il y a beaucoup de choses à faire encore pour l’égalité des sexes.»</p>
<p>Côté revendicateur et côté festif. À l’image des céréales Mini-Wheats, ou d’une pierre à multiples facettes, la communauté LGBT est loin d’être monolithique. «L’idée d’une communauté est fausse. Ce sont DES communautés», estime Suzanne Girard.</p>
<p>«On est réunis pour mettre nos forces en commun, explique M. Pineault. On est très différents, mais on a des combats communs.»<br />
<strong><br />
Programmation</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.diverscite.org/2012/francais/index.php" target="_blank">Divers/Cité</a> : du 30 juillet au 5 août</li>
<li><a href="http://www.fiertemontrealpride.com/" target="_blank">Fierté </a>: du 13 au 19 août</li>
</ul>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/128261/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/128261/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128261&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Le défilé de la fierté</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Un individu, deux identités</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2012 07:30:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Laurin-Desjardins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spécial gai]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>

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		<description><![CDATA[En arrivant au Québec, beaucoup d’homosexuels d’origine africaine ou caribéenne se sentent déchirés entre deux réalités: faire partie de leur communauté ethnique ou de la communauté gaie. Jules* a toujours su qu’il était attiré par les garçons. Toutefois, avant d’arriver &#8230; <a href="http://journalmetro.com/dossiers/special-gai/128144/un-individu-deux-identites/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=128144&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En arrivant au Québec, beaucoup d’homosexuels d’origine africaine ou caribéenne se sentent déchirés entre deux réalités: faire partie de leur communauté ethnique ou de la communauté gaie.</p>
<p>Jules* a toujours su qu’il était attiré par les garçons. Toutefois, avant d’arriver au Québec, il ne savait pas que le mot «homosexualité» existait pour désigner son orientation sexuelle. Le mot «homophobie», il ne le connaissait pas non plus. Dans son pays d’origine, en Afrique centrale, c’était comme si l’homosexualité n’existait pas.</p>
<p>Quand il avait 10 ans, Jules est venu s’installer au Québec avec sa mère, ses frères et sa sœur. C’est en entendant les autres élèves, ici, se traiter de «fifs», de «tapettes» ou de «pédés», qu’il a compris non seulement que ses sentiments particuliers pour les garçons avaient un nom, mais surtout qu’il fallait les cacher.</p>
<p>«Ç’a été un gros choc culturel», confie Jules, aujourd’hui dans la vingtaine. Il se rappelle son premier cours de formation personnelle et sociale (aujourd’hui aboli par le ministère de l’Éducation), où l’infirmière avait abordé la question de l’homosexualité. «C’était la première fois que j’en entendais parler. Je voulais poser plein de questions, mais j’avais trop peur d’avoir l’air stupide.» En arrivant chez lui, il a sauté sur le dictionnaire pour regarder la définition du mot homosexualité. «Quand j’ai lu ça, j’ai su que j’étais gai», raconte le jeune homme.</p>
<p>Beaucoup d’homosexuels d’ori­gine africaine se sentent désemparés en arrivant au Québec. Certains d’entre eux viennent vivre ici parce qu’ils savent qu’il y a des lois contre l’homophobie et que la majorité des gens accepte l’homosexualité. Mais quand ils arrivent ici, ils sont souvent déchirés entre deux réalités: faire partie de leur communauté ethnique ou de la communauté gaie.</p>
<p>Alexis Musanganya est le directeur général d’Arc-en-ciel d’Afrique, un organisme mont­réalais qui vient en aide aux lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT) d’origine africaine ou caribéenne. Selon lui, la majorité des immigrants africains homosexuels choisit la première option et doit donc cacher leur homosexualité pour ne pas se faire rejeter par sa communauté ethnique. «Ces gens vivent une détresse et un grand isolement», cons­tate M. Musanganya.</p>
<p>Jules a donc caché son homosexualité durant son adolescence. Quand il a finalement fait son coming out à sa mère, alors qu’il était au cégep, celle-ci a dit regretter de l’avoir amené ici, parce qu’il s’était fait influencer par les pensées libertines québécoises. Elle a essayé de le faire exorciser par un pasteur spécialiste. Quand Jules a refusé, sa mère lui a posé un ultimatum : ou il «redevenait comme avant», ou il s’en allait. Jules est donc parti dans un foyer pour jeunes. Il a arrêté les études pendant un an, a économisé de l’argent et s’est trouvé un appartement. Puis, il est retourné à l’école.<br />
«Pour certaines familles immigrantes, avoir un enfant homosexuel, c’est comme avoir un enfant qui consomme ou vend de la drogue», constate Rachida Azdouz, spécialiste en relations interculturelles à l’Université de Montréal.</p>
<p>Pour tenter d’anéantir cette perception chez les immigrants d’origine africaine ou caribéenne, Alexis Musanganya organise plusieurs activités de sensibilisation et de lutte à l’homophobie dans ces communautés avec Arc-en-ciel d’Afrique, en partenariat avec le Groupe de recherche et d’intervention sociale de Montréal (GRIS). Il se rend dans des centres communautaires pour rencontrer des nouveaux arrivants et leur expliquer les droits des homosexuels ici.</p>
<p>Selon Rachida Azdouz, pour sensibiliser les immigrants dont le pays condamne l’homosexualité sans avoir l’air condescendant ou raciste, il faut leur raconter notre cheminement en tant que société québécoise. «C’est important de leur expliquer que nous aussi, on a fait du chemin. Nous aussi, comme eux, on a condamné l’homosexualité. Mais on a fait tout un cheminement et, maintenant, on l’accepte. Il ne faut pas leur faire sentir qu’ils sont barbares et que nous sommes un peuple moderne.»</p>
<p>Le directeur général de l’organisme considère que le succès d’Arc-en-ciel d’Afrique repose également sur le fait que les membres y retrouvent une certaine identité. «Une identité multiethnique, ça n’existe pas, plaide-t-il. Personne ne se reconnaît dans un organisme qui regroupe tous les immigrants.»</p>
<p>Pour Rachida Azdouz, les groupes gais multiethniques devraient allier leurs forces à la communauté gaie au lieu de s’isoler. «Je trouve ça dommage parce qu’ils s’auto-excluent», affirme-t-elle. Mme Azdouz rappelle qu’au Québec, les droits des LGBT ont avancé parce que plusieurs d’entre eux se sont mêlés à la société.</p>
<p>Jules, lui, a un pied dans chacun des deux mondes. Il s’est souvent senti déchiré entre ses deux «identités». «Je sentais que je devais choisir : soit j’étais Africain et je reniais mon homosexualité, soit j’étais gai, je me faisais assimiler par la communauté gaie et je reniais ma culture africaine», explique-t-il.</p>
<p>Jules rend visite à sa mère de temps en temps, mais jamais ils n’abordent la question de son orientation sexuelle. Il a tout de même espoir qu’un jour, elle finisse par accepter sa différence. «Je veux avoir des enfants, une famille, confie-t-il, les yeux rêveurs. Et je sais qu’à ce moment-là, ma mère voudra faire partie de ma vie. Ça lui donnera l’impression que je suis normal, en quelque sorte.»</p>
<p>*<em>Métro a changé le nom de la personne ayant témoigné pour préserver son anonymat.</em></p>
<h2>Dans les écoles: Un milieu difficile</h2>
<p>Jules fait maintenant de la sensibilisation dans les écoles secondaires pour GRIS Mont­réal. L’organisme l’envoie souvent dans des écoles multiethniques, pour raconter son expérience aux adolescents.</p>
<p>«Quand c’est un Blanc qui va faire des conférences dans des écoles multiculturelles, ça passe vraiment moins bien. Pour eux, c’est comme si tu venais leur imposer quelque chose dont ils ne veulent rien savoir. Et l’intervenant aussi est frustré, parce qu’il se sent victime de racisme», raconte-t-il. Jules considère que, souvent, les enfants sont beaucoup plus tolérants que leurs parents, qui n’auraient pas grandi ici, par exemple. Malgré tout, il est convaincu qu’il reste encore beaucoup de travail à faire auprès des jeunes.</p>
<p>Le milieu scolaire est encore l’endroit où l’homophobie fait le plus mal, croit Line Chamberland, professeure en sexologie à l’UQAM, spécialisée en études lesbiennes et gaies. «C’est très dur dans les écoles. Il y a beaucoup de bousculades, de coups. Cela a un impact important sur le plan psychologique, pour les jeunes en développement», constate-t-elle.</p>
<blockquote>«Avant la création de notre organisme, la réponse la plus fréquente des immigrants africains était : en Afrique, l’homosexualité n’existe pas, il n’y a pas de gais noirs.» - Alexis Musanganya, directeur général d’Arc-en-ciel d’Afrique</blockquote>
<h2>«Je ne leur ai pas donné le choix.»</h2>
<p>Laurent Maurice Lafontant a 26 ans. Il est responsable du comité jeunesse pour Arc-en-ciel d’Afrique. Laurent a quitté Haïti il y a 11 ans pour venir s’installer au Québec. À 19 ans, il a décidé de faire son coming out auprès de sa famille. Métro s’est entretenu avec lui.</p>
<p><strong>Est-ce que ç’a été difficile lorsque votre famille a appris que vous étiez homosexuel?</strong><br />
Un peu, oui. Ma famille ne m’a pas rejeté, mais l’acceptation a été difficile. C’est vraiment tabou. Ma mère tenait vraiment à ce que je change, que j’aille voir des prêtres ou des psychologues pour me «guérir». Elle disait qu’elle ne m’avait pas élevé pour devenir gai, ou bien elle voulait que je me marie quand même et que je sois bisexuel, pour sauver l’image de la famille.</p>
<p><strong>Comment avez-vous réagi?</strong><br />
J’ai refusé de faire ce que ma famille voulait que je fasse. À ce moment-là, j’avais un chum et je voulais continuer ma relation avec lui. C’était très important pour moi d’afficher qui j’étais, je ne voulais pas vivre une vie cachée. C’est un malaise qui n’a aucune raison d’être, et je ne voulais pas contribuer à ça. Je me suis imposé, mais à la longue, quand ma mère a vu que je ne changeais pas, elle a fini par «accepter». Parce que, malgré tout ce que ma famille me dit, je continue à m’impliquer et à m’afficher. Quelque part, je ne leur ai pas vraiment donné le choix!</p>
<p><strong>Vous êtes-vous senti seul lors de votre coming out?</strong><br />
Oui. À l’époque, je gérais ça tout seul, je n’étais pas impliqué dans aucun organisme. J’avais mon chum et quelques amis&#8230; Mais mon chum était québécois, sa famille acceptait complètement son homosexualité, et j’étais bien plus accepté dans sa famille. Je ne pense pas qu’il pouvait réellement comprendre l’ampleur de ce que je vivais.</p>
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