Chaque année, plus de deux millions de personnes visitent le Centre Bell, que ce soit pour y assister à un match de hockey ou à un concert. Inutile de dire que tout ce beau monde produit des déchets à la tonne et qu’une quantité d’énergie considérable doit être utilisée pour l’accueillir.

Pas facile de conjuguer ces activités avec une gestion écoresponsable de l’amphithéâtre. L’organisation s’y est toutefois attaquée, surtout depuis l’arrivée de Geoff Molson à la tête du Canadien de Montréal. «C’est M. Molson qui est derrière ça, a expliqué Xavier Luydlin, vice-président, exploitation et relations de travail au Centre Bell, en entrevue avec Métro. Si tu n’as pas un propriétaire qui y croit, c’est très difficile de mettre des mesures vertes en place.»

«Nous sommes le seul édifice multi-fonctionnel en Amérique du Nord à avoir trois certifications environnementales (LEED for Existing Buildings: Operations and Maintenance de niveau Silver, Ici on recycle de niveau 3 et Iso 14001)», a ajouté M. Luydlin.

Normand Roy, chargé de projet chez Équiterre, voit d’un œil positif les efforts qui ont été déployés au Centre Bell,«un des quelques endroits à Montréal, avec les grands festivals, où il se produit une quantité phénoménale de déchets».

«Elle a un discours, elle a des réponses. Ça m’apparaît être une organisation qui a fait ses devoirs», a affirmé celui qui a participé à la conception de la Maison du développement durable (LEED NC Platine).

M. Roy émet toutefois quelques bémols au sujet des certifications Ici on recycle – «Avec tous les déchets qui se produisent [au Centre Bell], c’est assez facile d’atteindre de bons résultats, mais c’est bien qu’ils le fassent» – et LEED Silver – «Il y a les niveaux plus élevés Or et Platine, ça montre qu’il y a encore place à amélioration.»

Justin Zeulner, le directeur exécutif de la Green Sports Alliance, un organisme faisant la promotion de la protection de l’environnement dans le monde du sport, a aussi de bons mots pour le Canadien. «La majorité des employés se déplacent en transport en commun, l’organisation plante des arbres, elle recycle ou compostent 85 % de ses déchet. Il faut reconnaître le travail assez incroyable qui a été fait.»

Direction compost
Quand l’organisation a effectué un virage vert, en 2008, 80% des produits au Centre Bell étaient recyclables, mais non compostables. «Aujourd’hui, on s’approche de 80% de produits compostables», a affirmé M. Luydlin.

L’objectif à court terme au domicile du Canadien, qui sera peut-être atteint dès la saison prochaine, est de n’utiliser que des produits qui peuvent être compostés.

En attendant, une équipe de 20 trieurs ouvrent toutes les poubelles de l’amphithéâtre après chaque événement pour s’assurer que les déchets sont déposés au bon endroit.
L’organisation est aussi consciente de son empreinte écologique. L’hydro-électricité québécoise l’aide à atteindre ses objectifs dans ce domaine. En passant par la Ligue nationale de hockey, elle élimine le reste de son empreinte en achetant notamment des crédits de carbone.

En tout, 80 % des produits achetés au Centre Bell viennent d’ici. «Ça permet d’avoir moins de transport et de diminuer les gaz à effet de serre, a expliqué M. Luydlin. Nous sommes aussi chanceux d’avoir notre brasserie à côté de chez nous.»

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