Pour tous les mentors qui m’ont transmis « persévérance »

Pour tous ces mentors qui transmettent leur « passion »

Le métier de coureur automobile pourrait être défini comme « s’asseoir dans son siège, attacher sa ceinture et « peser sur le champignon » comme on disait lorsque nous étions jeunes ». Cette portion du travail est en effet la plus agréable. Le pilote est confronté à des contraintes physiques inhabituelles de durée variable, notamment en termes d’accélération centrifuge (comparable à celles éprouvées sur des montagnes russes), nécessitant concentration extrême sur son environnement, réflexes hors pair et maîtrise des techniques de pilotage propres au sport automobile. Sans parler des aspects mécaniques essentiels, comme tout autre athlète nous devons nous préparer soigneusement tant mentalement, qu’au niveau musculaire, cardiovasculaire et alimentaire.

Hygiène sportive et alimentaire…les débuts
Loin d’être une corvée, j’ai toujours apprécié faire du sport, m’entraîner cela fait partie de ma routine de vie et ce, même avant d’être coureur et instructeur de pilotage. Très jeune, nos parents nous poussaient à vivre des expériences enrichissantes, tant au niveau culturel que sportif et c’est grâce à ça que j’ai vraiment développé une passion pour l’activité physique, une bonne alimentation au quotidien. Je me rappelle à l’école primaire, j’étais plutôt du type très actif, pour me pas dire hyperactif. Que ce soit à l’école Jacques-Buteux ou encore à l’École des Petits Chanteurs…(N’ayez crainte, vous ne me verrez pas sur la scène de Star Académie)…j’ai toujours pratiqué une grande variété de sports. À cette époque, je pratiquais la natation et fait mes débuts au soccer et au basketball, sports qui m’ont toujours procuré beaucoup de satisfaction et j’ai continué à y jouer lors des années au Secondaire.

Sports de contact, histoire familiale
Le sport de contact a marqué les années à la polyvalente De Lasalle, football (au poste de secondeur intérieur) ou encore au rugby. C’est de famille…Mon père, Richard, lui-même coureur automobile, est un éducateur physique de formation et a joué au football pour les Diablos du Cegep de Trois-Rivières ainsi que pour les Patriotes de l’UQTR.

Au football comme dans les autres sports, j’ai eu d’excellents entraîneurs qui ont contribué grandement à la réussite sportive et également à la discipline que ces sports nécessitent. J’aimais l’esprit d’engagement, de camaraderie du football et surtout, « me donner à fond », repousser les limites de l’effort. Gros cogneur, les contacts physiques étaient favorisés : je les recherchais, intimider l’adversaire, surtout le quart-arrière et les porteurs de ballon et ce très tôt dans le match.

Le rugby fut aussi pour moi une expérience pertinente, en fait, une expérience quasi-mythique, un sport si agressif et exigeant et ce, sans équipement de protection…j’adorais ça. A cette époque, le rugby commençait à la Polyvalente de Lasalle. Nous étions les négligés du sport de contact, les Under-dogs, mais cela ne nous dérangeait pas : une fois sur le terrain, on y croyait vraiment, nous étions tous fiers d’appartenir à cette équipe, on se sentait comme la légendaire équipe des All Blacks, il n’y avait plus de limite.

La course automobile
Au Collège Laflèche, les activités parascolaires et sportives se sont concentrées sur la course automobile. La saine alimentation a pris de plus en plus d’importance afin de faire face aux conditions extrêmes auxquelles j’étais confronté. Ma voiture de course était préparée avec mon père et l’équipe : avec les études j’avais moins de temps disponible et l’entraînement a été ciblé davantage en gymnase et de la course à pied. Au même titre que le golf ou le tennis, sports pratiqués depuis l’enfance, la course à pied est une activité que je pratique sur une base régulière et ce peu importe les nombreux déplacements à travers l’Amérique du Nord et l’horaire professionnel inhabituel.

L’activité physique, l’alimentation équilibrée sont parties prenantes de ma vie personnelle et professionnelle : c’est devenu un mode de vie. Dans le sport motorisé, une erreur peut être fatale et mettre fin à la course, pour toi et pour ton équipe. Je tente de maintenir une condition physique exemplaire afin de limiter les risques d’erreur mais aussi pour rester alerte pendant toute la durée d’une épreuve. Même lorsque les conditions sont ardues par la chaleur intense de l’habitacle du bolide, de la circulation intense et de la conduite des adversaires, cela me permet d’utiliser les énergies et le focus jusqu’à la fin de la course et surtout de ne pas faire une erreur causée par la fatigue et/ou un défaut de concentration.

Louis-Philippe Dumoulin

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