Le pilotage automatique offert de série dans les voitures est de plus en plus à la mode. Tesla a développé un système de contrôle automatisé qui a été largement publicisé, et plusieurs autres constructeurs ont décidé de suivre la parade. Cependant, chaque fabricant semble avoir mis ses efforts sur une forme de pilotage automatique bien différente.

En fait, cette technologie se présente en quatre niveaux, déterminés selon le degré d’autonomie du système de conduite.

Niveau 1 — Système d’aide à la conduite
Le premier regroupe simplement les voitures qui offrent un système d’aide à la conduite de base. Subaru, entre autres, offre une technologie qui permet à la voiture de rester dans son couloir de conduite et un régulateur de vitesse qui s’adapte en fonction du trafic dans certains de ses véhicules.

Niveau 2 — Système de pilotage automatique requérant assistance humaine
Le deuxième niveau rassemble tous les systèmes de pilotage automatique qui requièrent une assistance humaine en tout temps. Les Model X et Model S de Tesla ainsi que la Classe E de Mercedes-Benz sont des exemples de voitures de niveau 2. Pour que le système fonctionne, le conducteur doit être constamment en contact avec le volant de la voiture et complètement éveillé.

Niveau 3 — Autonomie complète du système de pilotage automatique
Le troisième niveau se distingue par l’autonomie complète du système de pilotage automatique. Le pilote peut retirer ses pieds des pédales et ses mains du volant, contrairement aux niveaux précédents. Cependant, le conducteur doit rester alerte et éveillé.

Ce niveau est la source de bien des problèmes légaux. Puisque cette technologie est récente, les lois sont inexistantes ou très hétérogènes d’un territoire à l’autre.

Ce niveau 3 n’est donc, pour le moment, que théorique. Cependant, Audi a annoncé que sa prochaine A8, qui sera dévoilée l’été prochain, sera munie d’un de ces systèmes.

Niveau 4 — Entière responsabilité du système de pilotage automatique
Volvo croit que le niveau 3 est trop dangereux, car l’interaction entre l’humain et le pilote automatique peut mener à des erreurs de communication. Selon le constructeur, le niveau 4 est plus sécuritaire, car il donne l’entière responsabilité au système. Autrement dit, un conducteur peut s’endormir au volant sans problème.

Volvo a précisé que cette dernière catégorie ira même jusqu’à immobiliser le véhicule à un endroit sécuritaire si le véhicule demande une assistance et que le conducteur ne répond pas.

Cette technologie demande une confiance sans bornes aux systèmes informatiques. Elle nécessite également de grands ajustements dans le code de la sécurité routière. Le niveau 3 est intéressant, mais arrivera-t-il à communiquer efficacement avec le responsable du véhicule? À suivre!

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