Amine Esseghir/TC Media Ahmed Hasni vit avec des plafonds éventrés et des conduites bouchées depuis des mois.

Un locataire d’Ahuntsic-Cartierville n’arrive plus à vivre dans le 4 ½ qu’il occupe. Des évacuations sont bouchées ou percées et les fréquentes fuites d’eau ont fini par démolir les plafonds. Malgré ses plaintes à la Ville, la propriétaire n’a toujours pas effectué les réparations qu’il demande. Il s’est tourné vers la Régie du logement pour obtenir gain de cause.

«Je souffre le martyr dans ce logement», lâche Ahmed Hasni, locataire du 12297, rue Valmont. Il y habite depuis 2003, mais depuis quelques années les difficultés se multiplient.

La peinture de la porte d’entrée est écaillée et dès qu’on pénètre dans la maison, une odeur âcre d’humidité agresse les narines. Le plafond de la salle de bain est complètement détruit. Celui d’une des chambres présente un immense trou à cause d’une fuite d’eau. Il demande à la propriétaire de faire les réparations depuis 2014, sans succès.

«La Ville est au courant de ce qui se passe et a exigé de la propriétaire qu’elle remédie à la situation, dit-il. Mais, elle refuse de répondre.» L’arrondissement Ahuntsic- Cartierville a dépêché un inspecteur en avril passé. Il a constaté les plafonds endommagés, la robinetterie défectueuse de la salle de bain, le plancher de la cuisine à refaire et l’évier bouché.

«Je suis obligé de laver la vaisselle sale dans la baignoire, déplore M. Hasni. Je dois aller prendre ma douche chez mon ex.» L’avis de l’inspecteur a été envoyé par huissier à la propriétaire en juin. Un constat d’infraction est en préparation.

«Je paye régulièrement mon loyer, j’ai le droit de jouir pleinement de mon appartement», clame le locataire.

(Photo: Amine Esseghir/TC Média

(Photo: Amine Esseghir/TC Média

Un vieux passif
Assis devant le tas de documents qu’il a accumulés depuis qu’il est en litige avec sa locatrice, il souligne que ce n’est pas la première fois qu’il doit se plaindre à diverses administrations et juridictions pour obtenir gain de cause.

«En 2009, il a fallu que la Régie du bâtiment lui envoie une demande de correction pour réparer une banale lumière dans la salle de bain», observe-t-il. Malgré cette situation difficile, il refuse de quitter son appartement. «Je me sens bien dans ce quartier, je connais bien mes voisins et l’appartement est grand», plaide-t-il.

Une audience est prévue devant la régie du logement le 6 septembre. La propriétaire n’a pas voulu répondre aux questions de TC Media.

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