Archives/TC Media L'avenir du centre communautaire Ahuntsic est incertain depuis plus d'une année.

Le centre communautaire Ahuntsic pourrait être repris par la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et les 13 organismes qui y logent risquent de devoir trouver d’autres locaux. Le bâtiment loué à la CSDM pourrait revenir dans le réseau des établissements scolaires.

Depuis le mois de mai, la Commission scolaire de Montréal y a mené au moins deux inspections d’évaluation. L’édifice est l’ancienne école Madame-de-la-Peltrie. Jugé excédentaire, il abrite depuis 1999 le centre communautaire d’Ahuntsic.

«On nous dit qu’une décision pourrait être rendue en février ou peut-être à la fin de l’année, nous sommes dans l’attente», souligne Azzedine Achour, directeur de la table de quartier. Signe de ces jours teintés d’incertitude, les baux sont maintenant renouvelés annuellement alors qu’avant, c’était pour dix ans.

Comme l’année passée, M. Achour prévoit d’organiser avec les membres de la table une journée porte ouverte pour présenter les services et activités des 13 organismes qui élisent domicile dans ce centre. Ces organismes communautaires comptent 130 employés et 1600 bénévoles.

À l’arrondissement, les élus sont moins inquiets même si on reconnaît qu’on suit le dossier avec beaucoup d’attention. «De ce que nous comprenons, c’est que la CSDM ne prendra pas de décision dans les deux ou trois prochaines années», assure Robert Dolbec, chef de cabinet du maire d’Ahuntsic-Cartierville, Pierre Gagnier.

La municipalité soutient d’ailleurs les organismes locaux et s’acquitte des montants additionnels du loyer – une somme de plus de 5700$ par année – jusqu’à la fin du bail.

Perplexité
«La situation nous inquiète et nous empêche surtout de faire des investissements pour améliorer les locaux», observe Chantale Comtois, directrice du Service de nutrition et d’action communautaire (SNAC).

Cet OBNL est une banque alimentaire et une épicerie de dépannage. Mme Comtois a récemment consenti un investissement de 40 000$ dans le bâtiment pour installer une chambre froide. Malgré l’incertitude, Mme Comtois devait faire un tel investissement alors qu’elle venait de signer une entente avec Costco marché central qui lui fournit gratuitement des denrées proches de leur date de péremption.

«C’est toujours possible de déplacer la chambre froide, dit-elle. Mais cela coutera encore de l’argent.»

Mme Comtois voulait également installer la climatisation dans la cuisine de son organisme. «Il a fait très chaud cet été, c’était très difficile pour nous», relève-t-elle. Elle a préféré temporiser en attendant de voir plus clair.

Elle assure que si le SNAC doit se déplacer, probablement qu’il faudra couper les services durant un certain temps.

Une deuxième fois
Les responsables de la table de concertation privilégient l’achat, car pour eux, c’est la seule option qui permet de garder le contrôle des lieux au profit de la communauté. L’immeuble évalué à 4,6 M$ devrait alors être acheté par la ville, pour peu que la CSDM annonce son intention de vendre, ce qui n’est pas le cas pour le moment.

C’est la seconde fois en quelques années qu’Ahuntsic-Cartierville est confronté à une situation aussi complexe. En 2013, la reprise par la CSDM d’une école sur la rue Victor-Doré, qui abritait les organismes de Cartierville a obligé l’arrondissement à trouver rapidement un local loué à plus de 1,6 M$ pour un bail de cinq ans.

En 2016, la ville a pu acquérir un bâtiment des sœurs de la Providence pour un peu plus de 4,6 M$ pour en faire un centre communautaire pour Bordeaux-Cartierville et en finir avec la location.

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