Collaboration spéciale Les riverains contestent l'ampleur de l'agrandissement envisagé par l'Institut Pacifique. Le projet pourrait être soumis à référendum.

Malgré une réunion de conciliation organisée par l’Institut pacifique, les voisins contestent toujours le projet d’extension du siège envisagé par cet organisme sur le boulevard Gouin. Les élus de l’arrondissement ont reporté la résolution concernant la demande de dérogation à novembre et ouvrir éventuellement les registres pour exiger un référendum.

L’Institut pacifique a tenu le 28 septembre, une rencontre dans ses locaux pour rapprocher les points de vue. Les voisins demandent à ce que l’organisme, dont ils ne contestent pas les buts et les objectifs, de trouver un siège social ailleurs ou de maintenir quelques activités dans le quartier.

«Les participants ont souligné que le site où se trouve l’Institut est tout à fait adéquat pour un petit organisme communautaire, mais pas pour un siège social d’un organisme qui œuvre à la grandeur du Canada et au-delà et qui a besoin d’un projet de cette envergure», écrit Mme Wedad Antonius, une des résidentes qui mène la charge.

Les riverains s’opposent à la construction de deux bâtiments. L’un de 2925 pieds carrés sur trois étages et un autre tendu sur 116 pieds de long et élevé sur deux niveaux.

Pour les contestataires, le fait même de demander des dérogations souligne que le projet n’a pas sa place dans un quartier résidentiel. Ils déplorent la perte éventuelle de la valeur patrimoniale de leurs demeures et la perte de jouissance de leur bien.

«Ils ont acheté des maisons dans une zone résidentielle et patrimoniale qui est protégée par des règlements qui leur assurent une qualité de vie à laquelle ils tiennent vraiment et qui protègent la valeur de leur investissement», lit-on dans la lettre de Mme Antonius.

Intérêts divergents
Lorraine Pagé, conseillère du Sault-au-Récollet qui dit vouloir faire entendre la voix de la raison dans cette affaire, admet qu’il y a de longs efforts à faire pour favoriser l’acceptabilité sociale du projet.

Mais elle note que pour d’autres points, ce sera plus difficile de rapprocher les points de vue. «Sur le problème de la surface soulevé par les voisins, je suis très sceptique», constate-t-elle.

L’augmentation de l’espace est rendue nécessaire pour se conformer aux normes et pour offrir un lieu de travail correct pour les employés de l’Institut pacifique par exemple.

L’organisme a pris contact avec les services techniques de la municipalité pour revoir ses plans. Le dossier devrait être remis à l’ordre du jour lors du conseil d’arrondissement du 14 novembre.

«Il y a des questions auxquels l’Institut pacifique répondu immédiatement», se réjouit tout de même Mme Pagé. Elle cite la question du bruit du système de climatisations. Ce sera des thermopompes silencieuses. Il n’y aura pas non plus de débarcadère pour bus.

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