Archives/TC Media Une infirmière auxiliaire de l'hôpital du Sacré-Cœur qui prétendait avoir des lésions professionnelles a été démasquée par le Tribunal administratif du travail.

Une infirmière de l’hôpital du Sacré-Cœur ne pourra pas faire passer un mal de dos pour une lésion professionnelle. Le Tribunal administratif du travail a invalidé récemment une décision de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

La CNESST avait statué que Wa Omba Nathalie Omba, infirmière auxiliaire, avait été victime d’une entorse lombaire en déplaçant une patiente. Mme Omba a rempli, le 18 août 2015, une réclamation à la CNESST, disant avoir subi une lésion professionnelle.

Dans le jugement rendu la semaine dernière par le Tribunal administratif du travail, elle raconte que quatre jours auparavant, elle avait dû déplacer une malade paraplégique et obèse mal positionnée. Constatant qu’aucun préposé aux bénéficiaires n’était disponible, elle l’avait replacée seule dans son lit. C’est à ce moment-là qu’elle aurait eu mal au dos.

Elle n’avait averti personne de l’incident au moment des faits, car elle était en retour progressif après un congé de maladie et craignait d’être dans le collimateur de l’assistante-infirmière-chef.

Sentant la douleur grandissante, elle s’est toutefois rendue chez le médecin le 17 août et a déposé une attestation médicale le lendemain.

L’employeur a introduit sa requête pour invalider la décision de la CNESST après avoir fait examiner l’infirmière le 27 août par un autre praticien. Celui-ci a conclu que l’événement décrit par Mme Omba ne correspondait pas à la lésion qu’elle a présentée.

Témoins proches
Par ailleurs, la version de Mme Omba est contredite par un de ses collègues. M. Allaoua, infirmier auxiliaire dans le même établissement, a indiqué que les agents hospitaliers utilisent un «portolift», notamment dans le cas de la patiente que Mme Omba prétend avoir déplacée.

Il a également raconté au tribunal que le lendemain de l’incident présumé, il avait fait une longue marche avec Mme Omba pour aller diner dans un commerce de restauration rapide et ils s’étaient baladés durant 20 minutes dans un souk temporaire du quartier. Elle ne s’était pas plainte de douleur à ce moment-là.

Il a rapporté aussi que sa collègue avait dit que quelqu’un du syndicat et une amie lui ont conseillé de se «trouver» une blessure au travail ce qui lui permettrait de recevoir des indemnités de remplacement du revenu qui sont plus «payantes» que les indemnités versées en assurance-salaire.

Il avait informé de ces faits Mme Jomaa, l’assistante-infirmière-chef, au moment où on lui annonçait que sa collègue allait s’absenter, a-t-il dit.

Au regard de ces faits et du témoignage de M. Allaoua, le tribunal a conclu que Mme Omba ne présentait pas de lésion professionnelle et a accepté la requête de l’hôpital du Sacré-Cœur.

 

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