Les Pollués de Montréal-Trudeau, un rassemblement de citoyens qui luttent contre le bruit des avions, ont vivement critiqué le bilan de la première année de mandat de la députée fédérale d’Ahuntsic-Cartierville. Ils lui reprochent d’avoir dissimulé le dossier de la pollution sonore générée par les aéronefs qu’elle avait promis de prendre en charge.

«Au nom des Pollués de Montréal-Trudeau, je demande à Madame Joly où en sont ses actions pour améliorer la qualité de vie des gens d’Ahuntsic-Cartierville arrosés par les décibels des avions, qui atterrissent et décollent de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau ?», s’est interrogé Antoine Bécotte, président des Pollués dans une lettre dont le Courrier a obtenu copie.

Les Pollués, dont le siège est situé dans la circonscription de Mme Joly, réagissaient au bilan de la première année de mandat de la députée fédérale, publié dans les pages du Courrier.

M. Bécotte rappelle que Mme Joly avait adressé en mars un courrier au ministre des Transports pour lui demander de lui fournir les données officielles à propos de la pollution sonore générée par les avions.

«Je vous demande donc, par la présente, de me faire parvenir les documents relatifs aux politiques d’Aéroports de Montréal (ADM) concernant le couvre-feu de nuit de l’aéroport, les couloirs empruntés par les avions pour les atterrissages et les montées suivant les décollages, et les données du niveau de bruit de toutes vos stations de bruit afin que nous puissions les analyser et trouver conjointement des solutions pour les citoyens de mes circonscriptions et des circonscriptions voisines», avait-elle écrit.

Sans suite
Les Pollués relèvent qu’ils n’ont jamais pu parler au ministre des Transports Marc Garneau et n’ont jamais vu les chiffres détaillés sur le bruit des avions.

M. Bécotte constate que cette demande n’a connu aucune évolution à sa connaissance.

«Elle ne nous a jamais appelés pour nous montrer les chiffres ou pour nous dire quelles suites ont été données à cette demande», observe-t-il.

Si les Pollués disent être toujours ouverts à discuter avec les élus, ils soutiennent que cela ne sert pas à grand-chose.

«Parler pour parler n’apporte rien. Si c’est pour mener des actions, nous sommes toujours d’accord, mais là, nous constatons que rien ne se fait», souligne-t-il.

Les Pollués ont décidé en septembre d’intenter un recours collectif contre ADM, Nav Canada et le ministère fédéral des Transports.

M. Bécotte signale qu’à la suite de cette poursuite en justice, Aéroports de Montréal a rompu toute communication avec son regroupement.

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