Archives/TC Media Pour le moment les tablettes des banques alimentaires locales sont pleines. Il faudrait qu'elles le demeurent toute l'année.

Le retour après les Fêtes est une période critique pour les banques alimentaires. Les administrateurs craignent de ne pas pouvoir remplir les paniers d’épiceries de personnes dans le besoin alors que les dons se font rares et qu’ils ne doivent compter que sur leurs seules réserves.

Au Service de nutrition et d’action communautaire (SNAC) d’Ahuntsic, on craint que les années se suivent et se ressemblent. Cette banque alimentaire appréhende de devoir faire face à la disette qui survient après le temps des Fêtes et a peur de ne pas approvisionner les 450 familles inscrites sur ses registres.

«Pour le moment, on a de quoi répondre avec les denrées non périssables, mais nous devons acheter du lait et des œufs par exemple», indique Chantal Comtois, directrice de cet organisme.

Elle sait que ce qui reste des aliments amassés pour le Magasin-Partage de Noël assurera la soudure quelques semaines.

«On devrait tenir le coup jusqu’à la fin février ou début mars», indique-t-elle.

Le SNAC a investi l’année passée dans une chambre froide qui s’avère très utile. C’est là où sont stockés les produits laitiers, les œufs et les produits frais. «Nous avons la chance d’avoir un donateur qui nous fournit quotidiennement des surplus de fruits et légumes, ce qui permet de garnir les paniers», souligne Mme Comtois

À l’autre bout de l’arrondissement, à la Corbeille de Bordeaux-Cartierville, la situation est similaire. «Je le dis toujours, les gens mangent douze mois par année», rappelle Donald Boisvert, directeur de cet organisme.

Il doit assurer la fourniture de paniers d’épicerie pour 450 à 500 familles. «Nous ne pouvons pas aller plus loin si nous voulons offrir des épiceries convenables à ces personnes, observe-t-il. Pourtant, la liste d’attente est longue.»

Faire face
Outre cette pression permanente sur l’organisme, le début de l’année est toujours teinté d’incertitudes. «Nous avons pour le moment des tablettes garnies, mais le seront-elles suffisamment longtemps? On ne le sait pas», s’interroge M. Boisvert.

Dans les deux cas, les responsables s’attellent à trouver des bailleurs de fonds à même de permettre à ces épiceries de secours de continuer à assurer leur mission.

Ils redoutent que Moisson Montréal, le principal fournisseur de denrées pour les banques alimentaires, soit à court après la grande distribution qui a eu lieu avec les paniers de Noël. La situation a été déjà vécue les années précédentes

«Nos stocks sont pleins, rassure Richard Daneau, directeur général de Moisson Montréal. Ils sont plus fournis qu’ils ne l’étaient en novembre.» Il indique toutefois qu’il y a des fluctuations saisonnières dans l’approvisionnement, mais en tout état de cause, son organisme a de quoi assurer les quotas des banques alimentaires locales.

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