Collaboration spéciale L’institut Pacifique, un organisme à but non lucratif (OBNL), veut mettre à niveau et agrandir ses bureaux vétustes. Selon sa direction au moins de 230 jeunes participent chaque semaine aux différentes activités organisées dans ses locaux.

La demande d’agrandissement du bâtiment de l’Institut Pacifique suscite toujours la réprobation de certains riverains. Ils ont adressé une lettre à l’ensemble des élus et demandent un délais supplémentaire alors que le projet devait être approuvé en septembre. Ils veulent trouver un nouveau compromis alors que les plans ont été entièrement refaits.

«L’Institut Pacifique a revu entièrement ses plans pour trouver un compromis satisfaisant», souligne Lorraine Pagé, conseillère du Sault-au-Récollet, le district sur lequel se situe cet organisme.

Pourtant, certains voisins s’opposent toujours au projet craignant entre autres de voir la valeur de leurs propriétés baisser à cause de la proximité avec cet organisme. Pour l’élue, les démarches pour favoriser l’acceptation sociale ont été menées à leur terme. «Il faut bien qu’à un moment on engage le processus légal», remarque-t-elle.

Depuis août, des résidents aux abords de l’Institut Pacifique bloquent le projet d’agrandissement de cet organisme.

Long feuilleton
Lors du dépôt de la demande, une première consultation publique avait été convoquée, mais seules deux personnes s’y étaient présentées. Par la suite, une pétition avait été lancée et avait recueilli une quarantaine de signatures pour demander une nouvelle séance d’information.

Cette importante mobilisation des voisins avait convaincue les élus de reporter le vote en deuxième lecture du projet. Des rencontres ont été alors organisés par l’Institut Pacifique pour écouter les inquiétudes du voisinage et pour faire les ajustements demandés.

Pourtant, les opposants n’en démordent pas. Ils considèrent que les rencontres tenues n’ont pas permis de cerner l’ensemble des enjeux du projet et ne remplacent pas une consultation publique.

Toutefois, le nouveau projet a reçu l’avis favorable du comité consultatif d’urbanisme CCU. Comme le bâtiment est situé dans un secteur patrimonial, il requiert aussi l’avis du conseil du patrimoine. «Le conseil préférait la première version, mais se satisfait de la seconde», remarque Mme Pagé.

Nouvelle étape
L’élue reconnaît qu’il est difficile d’obtenir l’unanimité, néanmoins elle convient que beaucoup de gens sont satisfaits des changements apportés par l’entrepreneur. «Il faut saluer la bonne volonté de l’Institut Pacifique dans ce dossier», dit-elle.

Lors du conseil d’arrondissement du 13 février, trois citoyens se sont présenté au micro pour demander pourquoi une nouvelle consultation publique n’est pas organisée?
«On dit qu’on a répondu aux préoccupations que nous avons soulevées. Elles sont complètements ignorées, elles ne sont pas là», s’est insurgée Wedad Antonius, une résidente voisine de l’Institut pacifique.

Le vote en deuxième lecture permet d’ouvrir les registres pour les signatures des citoyens qui désirent que l’autorisation soit soumise à un référendum.

L’institut Pacifique œuvre depuis plus de 40 ans au développement de solutions pour contrer l’intimidation chez les jeunes. Il met en place des programmes et des services pour accroître les compétences en matière de résolution de conflits et de médiation auprès des jeunes du préscolaire au secondaire.

Ses programmes sont reconnus par l’UNESCO et sont implantés annuellement dans près de 500 écoles, au Québec, au Canada, en Europe et aux États-Unis.

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